Transcription of LES SILICATES D’ALUMINE (ARGILES) EN THERAPEUTIQUE
1 UNIVERSIT PARIS XIII. FACULT DE M DECINE DE BOBIGNY. "L ONARD DE VINCI". ANN E 2012. TH SE. Doctorat en M decine Dipl me d'Etat LES SILICATES D' alumine . (ARGILES). EN THERAPEUTIQUE . Une pratique coutumi re ancienne relay e dans la m decine moderne Pr sident de Th se : Professeur Laurent Z lek, Directeur de Th se : Professeur Antoine Lazarus, Rapporteur : Docteur Micha l N morin, Membres du Jury : Professeur Olivier Bouchaud, (alphab.) Professeur Pierre Cornillot, honoraire Professeur Michel Robineau, honoraire Professeur Jean Jacques Rousset, honoraire Jade All gre Pr sent e et soutenue publiquement le 19 D cembre 2012. Je d die ce travail mes coll gues et amis : Monsieur Bokar Kaloga, g ologue et p dologue, Monsieur Robert Robertson, min ralogiste, qui ont eu la bont d'accompagner mon travail pendant de nombreuses ann es, et de me donner sans compter leur comp tence consid rable, leur gentillesse immense et leur patience in puisable, partageant sans rel che avec moi les mille facettes de ces min raux qui nous fascinaient tant.
2 4. REMERCIEMENTS. Cette tude n'aurait pu voir le jour sans l'aide du Professeur Antoine Lazarus et du Professeur Jean- Luc Dumas, notre doyen de la facult de m decine Paris XIII L onard de Vinci. Merci au Professeur Pierre Cornillot pour son soutien, son courage et sa solidarit , Merci au Professeur Z lek, d'avoir accept avec gentillesse la pr sidence de la th se, Merci aux Professeurs Olivier Bouchaud et Michel Robineau, qui ont guid mes recherches, Merci au Professeur Rousset pour son tude des chantillons de SILICATES d' alumine guat malt ques. Toute ma reconnaissance ma principale collaboratrice : ma fille M lodie-Fleur, dont le soutien fut sans faille. Son excellente mise en page contribue consid rablement l'agr ment de ce document. Je remercie Chantal Morel et Sandrine Le Tacon, infirmi res, Jacqueline Bessi res, pharmacienne, Michel Rautureau, physicien min ralogiste, et tous mes collaborateurs et collaboratrices d'ici et d'ailleurs, en qu te de rem des efficaces et bon march.
3 Je remercie tous mes amis et amies des communaut s villageoises qui m'ont accueillie de bon c ur. Et j'ai la plus grande gratitude envers Pierre Frisch, physicien, qui m'a enseign les sciences et les maths avec talent : c'est lui que je dois d'avoir pu commencer ces tudes 12 me sur 550 en P1, primant, en d pit d'un baccalaur at litt raire datant de quelques 20 ans auparavant. Il m'a coach e avec tendresse et intelligence. Une mention toute particuli re mon amie Claire Revenusso, ma petite s ur de c ur, dont le sourire et la d termination ont nourri mon espoir. Ma seule ambition est que ce travail rende service, et qu'il contribue mettre en chec maladies et souffrances. Pour un avenir plus heureux et plus doux, dans le respect de la dignit de chacun. 5. 6. SOMMAIRE. Liste des Liste des I.
4 II. Motivations personnelles sur le choix du III. Les SILICATES d' IV. Usage coutumier des SILICATES d' alumine en ingestion, g ophagie animale et V. Les SILICATES d' alumine en m decine v t V. Usage des SILICATES d' alumine en m decine VI. Usage pharmacologique : risques potentiels, precautions d'emploi et contre VII. Propositions de recherche pour de nouvelles applications, Protocoles VIII. IX. X. XI. XII. Classification des diff rentes esp ces min rales argileuses (Millot)[158]..100. 7. LISTE DES TABLEAUX. Tableau 1 : Composition indicative de trois esp ces min rales (en pourcentage)..28. Tableau 2 : Contenu min ral des argiles utilis Tableau 3 : Contenu min ral biodisponible lors de la digestion Tableau 4 : Apport quotidien de min raux par la g Tableau 5 : Apport de min raux par les argiles durant la grossesse en pourcentage de la ration conseill e (RDA).
5 38. Tableau 6 : M dicaments v t rinaires base d'argiles [54]..48. Tableau 7. Adsorption de toxines par des argiles beidellite (smectite), palygorskite (attapulgite) et kaolinite [54]..49. Tableau 8 : Argiles et aflatoxine B1 en solution de Sorensen pH 6,5[54]..52. 8. LISTE DES FIGURES. Figure 1 : Le cycle g ologique des min raux Figure 2 : Structure d'une Figure 3 : T tra dre c ur de silicium et octa dre c ur d'aluminium ou de magn Figure 4 : Sch ma d'un min ral Te/Oc deux couches ..22. Figure 5 : Sch ma d'un min ral Te/Oc/Te dit trois couches ..23. Figure 6 : Absorption et adsorption, vues par les ing nieurs de l'Institut Fran ais des P troles (IFP) ! ..23. Figure 7 : Le pouvoir couvrant des Figure 8 : La capacit de fixation des Figure 9 : Aras amazoniens consommant des Figure 10 : Usages traditionnels des argiles lors de parasitoses [50].
6 40. Figure 11 : Consommation d'argiles pour traiter la syphilis (ronds blancs) et la diarrh e (ronds noirs). [50]..46. Figure 12. M daillons de terra sigillata du XVII me si cle[8]..57. Figure 13 : Stades successifs de la bact Figure 14 : Argiles et bact ries toxinog nes[9]..63. Figure 15 : Traitement de la gastro-ent rite infectieuse ( )..65. Figure 16 : Les argiles comme condiment (cercle noir) et comme aliment de survie (cercle noir/blanc) en Oc anie [50]..78. Figure 17 : Classification g n rale des esp ces argileuses (Tableau 1)..101. Figure 18 : Classification g n rale des esp ces argileuses (Tableau 2)..101. Figure 19 : Le Guatemala et ses 22 d Figure 20 : D partement du Quiche (8,378 km )..117. Figure 21 : Carte de la r gion de Chinique - Tapesquillo au Figure 22 : Int gration dans la population - en famille Figure 23 : Enseignement Figure 24 : Pr paration de la dose pour le traitement de la gastro-ent Figure 25 : Premi res recherches d'argiles Figure 26 : Une belle strate d' Figure 27 : R f rencement de diff rents lieux d' Figure 28 : S chage Figure 29 : Broyage manuel des cailloux secs d' Figure 30 : Figure 31 : Ensachage pour 9.
7 10. 11. I. INTRODUCTION. Partout dans le monde, les documents crits les plus anciens t moignent de l'usage des SILICATES d' alumine pour favoriser ou retrouver la sant . Mais bien avant l'apparition des premiers hommes, c'est bel et bien la vie sur la plan te qu'ils auraient contribu cr er : l' quipe du docteur Lelia Coyne du centre de recherche Ames de l'agence spatiale am ricaine ( ) de Mountain View. a repris l'hypoth se de Graham Cairns-Smith, professeur de chimie de l'Universit de Glasgow[1] : la vie sur terre n'aurait pu d marrer qu'au c ur de ces min raux, mod les siliceux des futures structures carbon es, bauches min rales de notre ADN organique. Catalyseurs et matrices protectrices, ces rassembleurs et s lectionneurs d'atomes mettaient les premi res mol cules l'abri des mortels ultra-violets.
8 Les SILICATES d' alumine prennent l' nergie dans l'environnement, la stockent et la transf rent, gr ce la capture d' lectrons dans les irr gularit s de leur structure cristalline. Sans argiles, pas de vie sur notre terre ! [2]. A l'autre extr mit du continuum spatio-temporel, les argiles font partie de notre futur : elles sont plus que jamais sous les feux de l'actualit de la recherche, en tant que nanoparticules. Ainsi, lors du congr s du Groupe Fran ais des Argiles de 2008 Nancy, ma pr sentation sur le sujet avait pour auditeurs le directeur g n ral de la soci t Shell, le directeur de l' cole des Mines et quelques-uns de ses minents confr res, responsables de la formation de nos ing nieurs. On a m me vu cette ann e un missaire de la Smithonian Institution de Washington cumer les laboratoires fran ais la recherche de sp cialistes des SILICATES d' alumine : il semblerait que les laboratoires pharmaceutiques se mettent explorer le potentiel des produits d'extraction naturelle.
9 Les SILICATES d' alumine ont accompagn notre histoire sur les cinq continents : il est rare de trouver une ethnie qui ne les utilise ou ne les a utilis s par le pass pour se soigner. En 2013, les argiles sont encore pr sentes dans le Dorosz, non seulement dans le domaine de la pathologie digestive, mais galement pour le traitement de l'intoxication au paraquat, ce qui corrobore l'une de leurs principales indications en Europe dans l'antiquit : la fonction anti-poison. Actuellement, ils sont l'objet de nombreux protocoles de recherche contre notre poison le plus moderne, les radionucl ides. Une nouvelle branche de recherche a vu le jour r cemment : la g ologie m dicale[3], qui tudie sp cifiquement l'impact des mat riaux g ologiques sur la sant de l'homme et de l'animal. D'abord davantage orient e sur les aspects n gatifs du sujet (arsenic, uranium, amiante, plomb, mercure, etc), elle a pris un nouvel essor avec l' tude des effets positifs et b n fiques des min raux sur notre sant [4], des apports de macro et micro- l ments leurs contributions th rapeutiques.
10 A l'Universit . de Poitiers a t cr en ao t 2009 un Master National Argiles r solument transdisciplinaire, qui offre une formation approfondie sur les min raux et mat riaux argileux pour les secteurs de la physique, de la chimie, de la sant , de l'environnement, et des sciences de la terre. Il s'appuie sur un r seau comprenant plus de 25 laboratoires de recherche labellis s, ainsi que des partenaires industriels. Ces recherches sont directement appliqu es au Mexique l'initiative du gouvernement mexicain et avec l'aide du gouvernement fran ais (r f rent Michel Rautureau, co-auteur du livre Argiles et Sant [5]), pour former des m decins appel s d velopper sur le plan national l'utilisation des 12. plantes m dicinales et des min raux (loi instaurant le retour aux m decines traditionnelles).