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COMMENT ALAN TURING A PERCÉ ENIGMA - académie de …

1940 : Alan TURING , math maticien, cryptologue, est charg par le gouvernement britannique de percer le secret de la c l bre machine de cryptage allemande ENIGMA , r put e inviolable. la t te d une quipe improbable de savants, linguistes, champions d checs et agents du renseignement, TURING s attaque au chef-d uvre de complexit dont la clef peut conduire la GAME relate la fa on dont Alan TURING , soumis une intense pression, contribua changer le cours de la Seconde Guerre mondiale et de l Histoire. C est aussi le portrait d un homme qui se retrouva condamn par la soci t de l poque en raison de son homosexualit et en CIN MA LE 28 JANVIER 2015 COMMENT ALAN TURING A PERC ENIGMALe 24 d cembre 2013, le math maticien britannique, Alan Mathison TURING , pionnier de l informatique moderne et d crypteur g nial des codes secrets nazis ( ENIGMA ), obtenait la gr ce royale titre posthume apr s avoir t condamn pour homosexualit en JEUNESSEN Londres en 1912, le jeune Alan est plac avec son fr re a n dans u

Turing dans le centre de Bletchley Park, près de Londres, pour décoder ses messages. C’est au total plus de 18 000 messages émanant des machines Enigma qui seront décryptés durant la Seconde Guerre mondiale. Le fonctionnement d’Enigma s’avère d’une efficacité redoutable. La machine est équipée d’un clavier pour saisir

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1 1940 : Alan TURING , math maticien, cryptologue, est charg par le gouvernement britannique de percer le secret de la c l bre machine de cryptage allemande ENIGMA , r put e inviolable. la t te d une quipe improbable de savants, linguistes, champions d checs et agents du renseignement, TURING s attaque au chef-d uvre de complexit dont la clef peut conduire la GAME relate la fa on dont Alan TURING , soumis une intense pression, contribua changer le cours de la Seconde Guerre mondiale et de l Histoire. C est aussi le portrait d un homme qui se retrouva condamn par la soci t de l poque en raison de son homosexualit et en CIN MA LE 28 JANVIER 2015 COMMENT ALAN TURING A PERC ENIGMALe 24 d cembre 2013, le math maticien britannique, Alan Mathison TURING , pionnier de l informatique moderne et d crypteur g nial des codes secrets nazis ( ENIGMA )

2 , obtenait la gr ce royale titre posthume apr s avoir t condamn pour homosexualit en JEUNESSEN Londres en 1912, le jeune Alan est plac avec son fr re a n dans une famille pr s d Hastings, le climat de Madras o son p re est nomm administrateur colonial ayant t jug peu propice la sant des deux enfants, qui ne verront plus leurs parents que rarement. 10 ans, Alan se plonge r guli rement dans Les Merveilles de la nature que tout enfant devrait conna tre, o le corps humain est pr sent comme une vaste machine . Signe d une pr disposition pour l abstraction ? Le gar on r veur, si indiff rent aux choses du quotidien qu il ne se rend compte que tardivement, selon son propre aveu, que No l intervient intervalles r guliers, songe bient t la possibilit de d chiffrer les lois qui unissent le corps et l esprit.

3 L aust re Sherborne Grammar School o il est pensionnaire, Alan TURING se lie d une solide amiti avec un lyc en d un an son a n (Christopher Morcom), f ru de sciences et de math matiques. La mort pr matur e de ce dernier le marque jamais. TURING pense alors endosser la carri re scientifique laquelle son ami semblait destin , incarnant de cette mani re le concept fondamental de ses recherches venir qui consiste dissocier la machine des programmes qui la font TUDES ET LA GUERREIl entre ensuite au King s College de l universit de Cambridge pour tudier les math matiques pures. En 1936, avant de rejoindre l universit de Princeton aux tats-Unis o il soutiendra sa th se de doctorat sous la direction d Alonzo Church, TURING publie l ge de 24 ans un article dans lequel il r sout le probl me de la d cision de David Hilbert, pos huit ans plus t t.

4 Dans ce texte pr sentant sa fameuse machine de TURING (l anc tre de l ordinateur), il d finit les limites du calculable, ce qui est par cons quent pr visible et qui peut tre effectu par une machine tape par tape (algorithme).En 1938, TURING est de retour des Etats-Unis. La guerre menace. Le jeune chercheur est alors engag par les services secrets britanniques qui cherchent interpr ter les codes secrets des sous-marins allemands (U-boote). Travaillant sans rel che, TURING et son quipe finissent par d chiffrer la plupart des messages. Ce succ s permet alors de d jouer nombre de plans nazis et ainsi de sauver des milliers de ENSEIGNEMENT ET L INFORMATIQUEApr s 1945, retourn dans le civil, TURING entre au Laboratoire national de physique (1945-1948) et consacre ses efforts la construction de sa machine imagin e quelque dix ans plus t t.

5 L ACE (Automatic Computing Engine), qui n entre en fonction qu en 1950, devient le premier calculateur lectronique capable de traiter tout type de donn es et pour lequel TURING con oit m me un manuel de programmation. Entre-temps, le scientifique a rejoint l quipe de Max Newman l universit de Manchester o il enseigne (1948-1954). En 1950, il devient membre de la Royal Society. C est alors qu il pr f re se d tourner de la voie de l informatique qu il a ouverte pour d velopper la possibilit de pr ter une intelligence des machines. Sa publication L ordinateur et l intelligence en 1950 pose les bases de l intelligence artificielle. Le chercheur cr e alors les conditions d une exp rience (imitation game) tablissant une conversation entre un tre humain et une machine , cette derni re imitant l homme au point de ne plus se distinguer de lui.

6 Infatigable d couvreur, TURING s int resse par ailleurs la morphogen se ou COMMENT les r gles math matiques peuvent parvenir calculer la croissance des feuilles des plantes par d homosexualit en 1952, TURING plaide coupable et accepte la castration chimique qui lui vite la prison et lui permet de poursuivre ses travaux. Le 7 juin 1954, il est retrouv mort dans son lit, une pomme imbib e de cyanure ses c t D ALAN MATHISON TURINGLA machine DE TURING La machine de TURING est une machine th orique pr sent e par Alan TURING dans un article publi en 1936. Sa conception appara t comme une sorte d automate abstrait qui constitue la base de la th orie des automates et, plus g n ralement, celle de la calculabilit.

7 La machine que TURING imagine doit pouvoir effectuer un calcul complexe par le s quen age d op rations simples. Quatre l ments la composent :1. un ruban de papier illimit et compos de cases successives ;2. une t te de lecture/ criture pouvant lire le contenu de chaque case dans les deux sens ;3. un registre m morisant l tat de la machine ;4. une table d actions (programme) appliquer par la t te de longueur infinie de la bande, qui permet de stocker des donn es, correspond la m moire de nos ordinateurs, et le temps de calcul, au nombre d op rations accomplir sur ce ruban. Selon les r gles d finies dans la table, la t te de lecture se d place case par case vers la droite ou la gauche, et lit ou crit le contenu d une case du ruban (une lettre de notre alphabet par exemple).

8 Chaque tape, la machine cherche dans sa table l action appliquer et s arr te quand elle ne re oit plus d machine , qui s av re capable de calculer comme un tre humain, ne peut cependant r aliser que la seule op ration pour laquelle elle a t programm e. TURING projette alors dans le m me article de 1936 une machine universelle capable de simuler toute autre machine simple. Il faut pour cela lui fournir un programme (cod ) ex cuter, assorti d une somme de donn es manipuler. La machine de TURING , mod le abstrait d ordinateur, formalise ainsi le concept d algorithme. Son mode de calcul est celui sur lequel repose le fonctionnement de tous les ordinateurs modernes ; il constitue le m tre- talon de notre langage : NOUVELLE TECHNIQUE DE LA CRYPTOGRAPHIEB revet e en 1918 et vendue d s 1923 par l ing nieur allemand Arthur Scherbius, la premi re machine lectrom canique ENIGMA s av re un chec commercial.

9 La marine de guerre allemande (Reischmarine) s y int resse n anmoins et confie son volution au service du Chiffre du Minist re de la mod le ENIGMA M3 est agr et utilis par la flotte allemande partir de 1926. Mais les messages cod s envoy s par ENIGMA sont n anmoins partiellement d chiffr s d s 1939 gr ce au travail conjoint des services alli s du contre-espionnage et d une escouade de cryptanalystes polonais. Avec la machine lectrom canique construite par TURING et appel e bombe , il est en effet possible de d terminer le message-clef de six lettres (chang quotidiennement) ayant servi crypter un message. H las, d but 1942, une nouvelle machine ENIGMA M4 fait son apparition.

10 Plus sophistiqu e, elle exige 11 mois l quipe de scientifiques dirig s par Alan TURING dans le centre de Bletchley Park, pr s de Londres, pour d coder ses messages. C est au total plus de 18 000 messages manant des machines ENIGMA qui seront d crypt s durant la Seconde Guerre fonctionnement d ENIGMA s av re d une efficacit redoutable. La machine est quip e d un clavier pour saisir les donn es, de plusieurs roues servant au codage et d un tableau lumineux affichant le r sultat. En tapant une lettre du clavier, un voyant du tableau s allume. Selon le mod le (M3 ou M4), trois ou quatre roues (dites Brouilleur Rotor ) se trouvent plac es entre le clavier et le tableau.


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