Transcription of Cultiver la Pomme de terre - Légumes Plein Champ …
1 Dicotyl done Famille : Solanac es Genre : Solanum L. Esp ce : Solanum tuberosum ristiques physiologiquesLa Pomme de terre est une plante annuelle multiplication v g tative. Sa reproduction est alors assur e par le tubercule, qui donne naissance des germes. Les bourgeons a riens des germes se d veloppent en rameaux feuill s, tandis que les bourgeons souterrains voluent en stolons. Lorsque les stolons cessent leur longation et que des renflements apparaissent, alors le stade de tub risation est atteint. Une fois form s, les tubercules commencent leur d Identit En r gle g n rale, on remarque que l agriculture biologique est princi-palement d velopp e dans les d partements les plus diversifi s, associant souvent productions animales et v g tales. Or, la Pomme de terre de Plein Champ est une culture qui demande certains investissements sp cifiques pouvant s av rer on reux. Cela explique sans doute en partie les faibles surfaces de pommes de terre biologiques encore rencontr es en 900 hectares en 2008, dont 40 en conversion, les volumes de pommes de terre biologiques produits actuellement ne permettent pas de satisfaire la croissance de la demande des consommateurs.
2 L introduction de la Pomme de terre permet une diversification du syst me de culture et offre un d bouch tr s r mun rateur. Sa mise en oeuvre n cessite cependant un investissement en mat riel important, car sp cifique de cette gestion du mildiou ou de l azote repr sente actuellement un frein besoins en eau s l vent en moyenne 400 mm pour une vari t de type Bintje dans la r gion du Santerre (d partement de la Somme, r gion Picardie ; ARVALIS, 2008).Les besoins en azote peuvent tre estim s partir de la m thode du bilan, tenant compte du bassin de production, de la dur e du cycle (qui d pend des dates de plantation et de d fanage ainsi que de la pr cocit de la vari t ) et de l objectif de production. L effet vari tal est donc pris en compte par l interm diaire de la dur e decycle (ARVALIS, 2004).La Pomme de terre est une culture tr s exigeante en P2O5 et s d une cullture de Pomme de terre r ussie : le respect d un d lai de retour de 5 ans ; le choix d une vari t adapt e au d bouch vis , aux conditions p do-climatiques et la pression parasitaire ; le choix de la parcelle (absence de cailloux, bonne r serve hydrique et bonne structure du sol) ; la ma trise de la fertilisation ; la ma trise du risque mildiou.
3 La disponibilit en eau et le pilotage de l Pomme de terreCultiverRep Restechnico- conomiquesde Plein Champ en agriculture biologiqueItin raire TechniquePlantationCalendrier de production Exemple pour une culture de Pomme de terre de conservation type Ditta destination du march du l implantation de la culture, on recherchera notamment : raisonner la date de plantation en fonction de la pr cocit vari tale et du climat local pour bien positionner le cycle de v g tation et favoriser une lev e rapide, limitant les contaminations par le rhizoctone brun, respecter une bonne pr paration des plants apr s leur sortie en chambre froide pour assurer une lev e rapide des plantes, pr parer un sol bien miett , sans mottes ni cailloux, pour favoriser un d veloppement r gulier des tubercules et viter les endommagements la r colte, assurer un buttage correct pour limiter le risque de verdissement des tubercules et r duire les risques d infection par le ma du cycle de productionsource illustration : ARVALIS - Institut du v g tal Afin de r duire la pression des maladies et des ravageurs, et de g rer les repousses, la Pomme de terre doit s int grer dans des rotations longues (au moins 5 ans).
4 D une fa on g n rale, les pr c dents c r ales sont les plus favorables la culture de la Pomme de terre . Les crit res de choix d une parcelle qui entrent en consid ration sont notamment l absence de cailloux, un sol suffisamment profond ou encore l acc s l dans la rotation, choix de la parcelle plantation lev e d fannage r coltejanvierf vriermarsavrilmaijuinjuilletao sherbageProtection mildiouIrrigationD fanage( 3 semaines avant r colte)Grossissement des tuberculesLev eInitiation des tuberculesS nescence2 Rep Restechnico- conomiquesCultiver la Pomme de terrede Plein Champ en agriculture biologiqueLe choix vari tal doit tre effectu selon les exigences du d bouch com-mercial et s orientera de pr f rence vers une vari t peu sensible au mildiou (cf. catalogue vari tal). L utilisation de plants certifi s apporte une garantie d un point de vue vari tal, physiologique et sanitaire. La liste des vari t s et des disponibilit s de plants biologiques de Pomme de terre sont acces-sibles depuis le site officiel du GNIS : l exception des vari t s inscrites au catalogue depuis plus de 25 ans (pro-tection nationale) ou 30 ans (protection communautaire) et qui sont d sor-mais d usage public, toutes les vari t s sont prot g es.
5 L autoproduction des plants de ces vari t s sans accord de l obtenteur ou de son repr sen-tant est strictement , environ 170 vari t s de consommation (dont plus de 40 dans le groupe des vari t s chair ferme ) sont inscrites au Catalogue Officiel fran ais des esp ces et vari t s de plantes cultiv es (liste A). A ces vari t s, viennent s ajouter celles inscrites au Catalogue Communautaire, qui contient plusieurs centaines d autres cultivars. Il est recommand de choisir une vari t inscrite au Catalogue fran ais de fa on disposer de donn es sur la valeur agronomique et les caract res d utilisation obtenus dans les conditions de culture fran t sLa ma trise de la fertilisation est importante pour ne pas p naliser le ren-dement mais galement pour assurer une bonne qualit des tubercules. La Pomme de terre est une culture exigeante en azote mais galement en phosphore et en potassium. On estime ainsi l exportation d l ments min -raux 1,5 kg de P2O5 et 6 kg de K2O par tonne de tubercule (ARVALIS, 2004).
6 Elle est galement sensible aux carences en mangan se et en grande diversit d amendements ou d engrais organiques peuvent tre utilis s : fientes de volailles, fumier de bovins, compost de d chets verts, farine de plumes, vinasses de Ils peuvent tre apport s soit en fumure d automne (voir avec la directive nitrate et les interdictions d pandage) avec de pr f rence implantation d une interculture, soit en fumure de est conseill de r aliser un plan de fumure azot e int grant les caract ristiques de son sol, de son pr c dent, du climat de la zone et de la forme d r gle g n rale, la gestion des adventices ne semble pas poser de pro-bl mes majeurs en culture de Pomme de terre chardons, rumex et ch nopodes se g rent de mani re satisfaisante par les techniques de buttage, d sherbage manuel ou cimage. Une pression excessive des vivaces (chardons) peut tre contr l e avec un retour de la luzerne sur deux ou trois choix vari tal (vigueur au d marrage, port de la plante) et la pr germi-nation des tubercules peuvent permettre de prendre de vitesse les cycles d adventices.
7 La multiplication des faux semis (travail du sol suivis d un pas-sage d outil superficiel) est galement couramment utilis buttage est r alis une fr quence de deux ou trois passages (la troisi me intervention tant souvent non syst matique, mais fonction de l enherbement de la parcelle). Il peut tre accompagn de hersages (herse trille), afin de ma -triser l enherbement sur la butte avant la fermeture des rangs de pommes de terre . Le recours au d sherbage thermique peut s av rer efficace sur les jeunes adventices (en cas de printemps pluvieux) mais il reste on sherbage3 Rep Restechnico- conomiquesCultiver la Pomme de terrede Plein Champ en agriculture biologiqueLe mildiou (Phytophthora infestans) est la maladie la plus pr judiciable en culture de Pomme de base de la lutte prophylactique porte sur le contr le des foyers pri-maires de la maladie : la gestion des tas de d chets (b chage) et des repousses de Pomme de terre (exportation, non labour de la parcelle pour destruction des repousses par le gel) est indispensable.
8 Le respect des d lais de retour sur une m me parcelle (au moins 5 ans) ou l loigne-ment de deux parcelles emblav es en Pomme de terre sont galement des options choix vari tal repr sente un premier levier tr s important, avec l utilisation de vari t s r sistantes ou peu sensibles au mildiou du tuber-cule et/ou du feuillage. La strat gie d vitement peut galement tre envisag e avec la pr cocit comme levier, les vari t s plus pr coces pouvant clore leur cycle avant les p riodes de forte pression production biologique, la lutte contre le mildiou est de nature pr -ventive et repose sur l utilisation de sels de cuivre, qui ont une action de contact. La Bouillie bordelaise (sulfate de cuivre titrant 20 % de mati re active) est la substance la plus r pandue. Elle est parfois asso-ci e un action demeure pr ventive, lorsqu elle est appliqu e aux moments dits sensibles (apr s buttage, apr s une pluie importante) : une fois le mildiou install , l agriculteur n a plus d autre recours possible.
9 D autres produits cupriques ont t homologu s, aux propri t s diverses : ac-tion choc mais faible tenue au lessivage pour l hydroxyde de cuivre, r sistance au lessivage pour l oxyde Cependant, la question du cuivre est r guli rement mise en cause du fait de son accumulation dans certains sols, en particulier en viticulture, ce qui pourrait conduire les auto-rit s l j proscrit aux Pays-Bas ou au Danemark, la l gislation fran aise ac-tuelle fixe quant elle la limite 6 kg de cuivre m tal par hectare, sur une moyenne mobile de cinq ans. En parall le de ces pratiques, on peut rencontrer de fa on plus marginale des alternatives au cuivre, dont les SDN (stimulateurs de d fense naturelle). Leur mode d action, encore mal connu, est bas sur l induction des m canismes de d fense de la plante ou sur les ph nom nes d antagonisme. Enfin, l utilisation d un outil d aide la d cision comme le mod le Mileos repr sente un appui dans la lutte contre le autres maladies sont dommageables pour la Pomme de terre .
10 Parmi elles, on peut citer le rhizoctone brun, dont les attaques pr coces pro-voquent des retards et manques la lev e. Il peut se maintenir trois quatre ans dans le sol et il n existe aucun moyen de traitement en agriculture biologique. Le contr le d une autre maladie, la gale argen-t e, passe par le contr le des conditions d humidit et de temp rature, notamment au Restechnico- conomiquesCultiver la Pomme de terrede Plein Champ en agriculture biologiqueLa lutte contre les ravageurs du sol (taupins, limaces, n matodes) repose en grande partie sur des m thodes pr ventives : allongement des rotations, choix de pr c dents peu favorables au d veloppement des ravageurs ( viter les prairies retourn es), travail du sol pendant l t .. Concernant les limaces, on remarque une diff rence d app tence entre les vari t s, sur laquelle on peut donc s appuyer en cas de d g ts r currents. A noter qu il existe d sormais des solutions compatibles avec le cahier des charges de l agriculture biologique ( base de phosphate ferrique notamment).