Transcription of BILAN D’ACTIVITE Année 2008 Poste de …
1 BILAN D ACTIVITEAnn e 2008 Poste de PSYCHOLOGUEA ssociation OMEGAC aroline DAUMERIE lieux d intervention La rue L claircie Les population rencontr e Les adultes Les ristiques de la population Les conditions de vie Le logement La sant (hygi ne, conduites addictives, sant mentale) personne en situation d exclusion et la partenariatNotre MissionJe suis professionnelle de la sant , Psychologue, la mission qui m est confi e depuis maintenant 9 ans est de permettre l expression de cette souffrance Psychique aux fins de pr vention de d sordres Psychologiques aggrav s et aider l laboration de r ponses Psychosociales adapt es. C est lors d un travail organis par la DDASS autour du th me souffrance Psychique des exclus que le Poste de PSYCHOLOGUE est n.
2 Mis en place en avril 1997, il est g r depuis Juillet 2000 par le groupement d employeurs temps allou cette mission est de 64 heures mensuelles. Chaque ann e cette mission volue gr ce de nombreux constats ;L exclusion, visible dans la rue, concerne bon nombre de personnes qui ne s affichent pas aux yeux de tous mais dont la souffrance n est pas professionnels du champ social comme les m diateurs sociaux mais galement des institutions intervenant elles m me aupr s d une population en grande pr carit dans un champ social, ducatif et/ou m dical, peuvent dans leur domaine d action, identifier des symptomatologies caract ristiques d une souffrance Psychique et par l m me proposer notre lieux d intervention se sont par cons quent diversifi s1 la rue : Espace o se jouent et se d jouent les fonctionnements et conduites relationnelles, o la souffrance vient se mettre en sc ne.
3 Il y a prise en compte de la dimension Psychique de la personne dans un espace appartenant tout le monde et donc personne. Il n y a aucun rapport de force, crainte constante de l exclu, qui est mis en place. D autre part, dans la rue, il n y a pas de limites concr tis es ; pas de dehors et de dedans. Le cadre relationnel : professionnel /usager est red fini ; Les positions de chacun sont diff rentes, les manifestations d affirmation de soi, d autonomisation de soi se font sur un autre mode que dans un lieu ferm et institutionnel (sortir, fuir claquer la porte, casser, se )Les relations d appropriation, de possession, de prise de l espace de l autre ne peuvent se mettre en place que dans le rapport l Etre et non l Avoir Le cadre n est donc pas ext rieur mais int rioris.
4 G n ralement, les rencontres se font de mani re ponctuelle et chaque entretien initi sera termin lors de la rencontre. Pour certains d entr eux des rendez vous et par cons quent des entretiens th rapeutiques viennent compl ter la d L claircie : Autre espace temps o les rencontres se font dans un lieu inscrit dans un cadre institutionnel avec des r gles, des horaires, un contrat mais aussi dans lequel s inscrit un certain nombre d activit . Les personnes que nous rencontrons sur ce lieu sont pour bon nombre diff rentes de celles crois es dans la rue sauf pour les jeunes que nous retrouvons sur ces deux lieux. L int gration sur un lieu institutionnalis t moigne d une structuration, d une d marche et d une volont consciente ou inconsciente de socialisation.
5 Nous retrouvons galement la n cessit d appartenir un groupe avec la possibilit d inscrire des rep res dans le temps et l tiens une permanence tous les jeudis matins, la rencontre avec la personne se fait de mani re informelle ;L change se fait autour d une table, d un petit d jeuner mais galement simplement dans la cour ;Un bureau est mis ma disposition afin d y mener des entretiens si des personnes le souhaitent. En partenariat et en collaboration avec l claircie, des ateliers ont t mis en place avec l aide de la PASS et de Patrick Rivi re (coordinateur du Plan R gional de Sant ) autour de la souffrance Psychique. Ces ateliers taient anim s par Patrick RIVIERE et s intitulaient : Expression autour des v nements de la vie Exp rience int ressante et autre temps d expression de leur v cu et de leur fracas int rieur D autres ateliers ont galement t organis s avec des th matiques tournant autour des pr occupations la fois des structures et des usagers de ces structures : le r le et la place du chien.
6 Des dialogues s instaurent, renfor ant ainsi le lien tabli aupr s d eux. Une des caract ristiques des exclus et particuli rement des jeunes exclus Est qu ils sont en possession d un ou plusieurs chiens. Ce chien joue un r le primordial au sens o il donne au ma tre un r le jouer et par l m me lui conf re une identit . Il emp che l immobilisme et ainsi le repli sur soi et l permet l ext riorisation en tant que support projectif des sentiments et des motions et joue le r le de garde permet ainsi de donner un sens la vie de l exclu, sans toit, sans rep res de temps, sans occupation, sans objectif en lui donnant un rythme de vie, des contraintes et des limites(le chien et sa nourriture arrivent toujours au premier plan du discours de l exclu quant l objectif de la manche.)
7 Il peut galement tre un l ment ent chant la concr tisation de certaines d marches sociales (bus, appartement, emploi, ) renfor ant ainsi l exclusion .Dans cette discussion, d autres th mes seront abord s : la vaccination et son co t ainsi que l hygi ne , la propret sans oublier le regard ext rieur qu une personne sans chien peut avoir ainsi que les motions d clench es : peur, panique entra nant parfois des dysfonctionnements dans la vie en collectivit .3. les Quartiers : Basseau, Linars, Fl ac, Ma Campagne, SoyauxNous intervenons sur les quartiers l initiative des m diateurs sociaux ayant rep r une souffrance Psychique et proposant mon intervention ;Nous recevons l ensemble de ces personnes sur les locaux d Omega bien que parfois une premi re visite domicile soit n cessaire avant d amener dans un second temps la personne l ext nous a amen r fl chir sur ces nouveaux maux, nouvelles manifestations de souffrance li es l exclusion sociale et qui ne rentrent pas dans les cadres nosographiques peut en effet souligner le d calage entre le mod le traditionnel selon lequel la maladie mentale peut entra ner une rupture des liens sociaux, et les situations rencontr es actuellement dans lesquelles, c est la rupture des liens sociaux qui est l origine des pathologies physiques et mentales.
8 La population rencontr eLa population adulte Quelque soit le lieu o se d roulent les rencontres(rue, structures, quartier ou domicile), sur la population adulte rencontr e, la majorit des personnes semble avoir connu une situation traumatique pr coce, traumatisme v cu op rant dans la situation qu ils connaissent ce jour. Il s agit de personnes en tat de d tresse psychique cad en train de vivre un moment de crise personnelle ou relationnelle dans laquelle leurs capacit s de ma trise de leur vie psychique et relationnelle sont en faillite. l histoire des personnes fait souvent appara tre une psychopathologie li e des carences affectives pr coces et des traumatismes aggravant doubl e d une pathologie familiale. Des personnes en crise existentielle grave d clench e par un v nement traumatique : deuil, divorce, maladie grave d un proche, perte d emploi, chec ; Des tats d puisement psychique, secondaire une accumulation de mini traumatismes psychiques non int gr : m sentente familiale, endettement, conflits conjugaux r p Des personnes Psychotiques en rupture de soins ; Des personnes pr sentant des conduites addictives (alcool, poly toxicomanie) ; Personnes tr s marginalis es, pr sentant des conduites asociales ; Personnes sortant de prison.
9 Personnes trang res en demande d asile politique et/ou territorial (cf annexe III : l asile en souffrance)Il s agit bien d une tiologie o se conjuguent les effets crois s des exclusions conomiques, sociales, familiales et culturelles ainsi que des facteurs de pathologie individuelle le plus souvent psychiatriques (alcoolisme, poly toxicomanie et psychoses) eux m me major s par la vie dans la rue ou par la vie tout population jeuneNous croisons beaucoup de jeunes en errance : La premi re forme d errance concerne des jeunes lyc ens, tudiants partant en vacances peu programm es dans l espace et le temps qui en fonction des technivals et festivals. Pour d autres jeunes, il s agit d un d part initiatique, la recherche de nouvelles exp riences et d aventures.
10 Certains sont issus d un contexte socio conomique difficile, de familles elle-m me en difficult sociale, souvent au bord de l implosion. ; Ces jeunes semblent quitter l environnement au sein duquel ils se sentent en stagnation ou en danger et partent la recherche d un El Dorado o ils d sirent rena tre et s cette population, m me si la cohabitation n est plus possible, les liens avec la famille d origine perdurent. Cet ancrage reste un point positif dans le travail de construction identitaire. Le danger pour certains est que cette aventure perdure, il y a alors risque de se perdre et d atteindre le point de non retour, la souffrance prenant alors le dessus sur l exaltation. Pour d autres jeunes encore, le trajet de l enfance en rupture de liens a souvent t maill de violences, de rejets silencieux ou agis, de traumatismes, de deuils, de cassures aux cons quences subjectives et sociales observons chez ces jeunes une instabilit tant du comportement que de l humeur, un besoin de satisfaction imm diate, un faible degr de tol rance aux frustrations, le tout associ une grande qu te affective.