Example: marketing

La pasteurellose aviaire - avicampus.fr

La pasteurellose aviaire Jean-Luc Gu rin, Cyril Boissieu Mise jour : La pasteurellose est une maladie infectieuse, due Pasteurella multocida , affectant de nombreuses esp ces d oiseaux. Elle doit son nom Louis Pasteur, qui a pr cis les caract ristiques du germe en cause, lequel avait t d couvert d s 1879 par Toussaint. On rencontre la maladie dans le monde entier, sous forme sporadique ou enzootique, aigu ou chronique. Synonymie : chol ra aviaire , septic mie h morragique des poules, maladie des barbillons En anglais : pasteurellosis, fowl cholera L agent de la maladie et son pouvoir pathog ne Pasteurella multocida est une bact rie Gram n gative, immobile, capsul e, extracellulaire.

La pasteurellose aviaire Jean-Luc Guérin, Cyril Boissieu Mise à jour : 30.06.08 La pasteurellose est une maladie infectieuse, due à Pasteurella multocida , affectant de …

Tags:

  Multocida

Information

Domain:

Source:

Link to this page:

Please notify us if you found a problem with this document:

Other abuse

Advertisement

Transcription of La pasteurellose aviaire - avicampus.fr

1 La pasteurellose aviaire Jean-Luc Gu rin, Cyril Boissieu Mise jour : La pasteurellose est une maladie infectieuse, due Pasteurella multocida , affectant de nombreuses esp ces d oiseaux. Elle doit son nom Louis Pasteur, qui a pr cis les caract ristiques du germe en cause, lequel avait t d couvert d s 1879 par Toussaint. On rencontre la maladie dans le monde entier, sous forme sporadique ou enzootique, aigu ou chronique. Synonymie : chol ra aviaire , septic mie h morragique des poules, maladie des barbillons En anglais : pasteurellosis, fowl cholera L agent de la maladie et son pouvoir pathog ne Pasteurella multocida est une bact rie Gram n gative, immobile, capsul e, extracellulaire.

2 La structure antig nique de la bact rie est complexe. Elle est compos e d un antig ne capsulaire = antig ne K, qui masque l antig ne de paroi ou antig ne somatique = antig ne O. La bact rie est tr s sensible aux UV, la dessiccation, aux d sinfectants usuels, et ne r siste que quelques jours en milieu ext rieur. La classification est complexe. La classification de Carter distingue 4 types d antig nes K : A, B, C et D (A tant la plus fr quente en aviculture). L antig ne O permet de classifier les pasteurelles sous diff rents s rotypes, variables selon les classifications.

3 Selon la classification de Namioka, l antig ne O compte 12 s rotypes (1 12) et on classe ainsi la pasteurelle selon la combinaison des s rotypes capsulaire et somatique. La classification de Heddleston, largement r pandue hors de France, distingue 16 s rotypes (1 16), mais ne montre aucune concordance avec la classification Namioka (des s rotypes diff rents selon Namioka peuvent correspondre au m me s rotype selon Heddleston). La pathog nie est complexe. Il s agit d une toxi-infection, provoquant une augmentation de la perm abilit des capillaires avec des troubles hydriques, et des troubles des changes nerg tiques des cellules.

4 La virulence des pasteurelles est li e la souche bact rienne, mais aussi d autres facteurs : esp ce aviaire r ceptive, voie d inoculation, formes aigu s sont dues des souches tr s virulentes qui produisent une grande quantit d endotoxines. L immunit mise en jeu est plut t de type humoral. Les donn es pid miologiques De nombreuses esp ces d oiseaux sont sensibles P. multocida . On rencontre surtout la maladie chez la dinde, le canard, l oie et le poulet. L homme peut tre accidentellement contamin par une l sion cutan e. C est une affection des oiseaux adultes ou jeunes adultes, mais la maladie peut appara tre d s 4 semaines.

5 Les reproducteurs sont plus fr quemment atteints. Il existe de nombreux porteurs sains parmi l avifaune sauvage. De nombreux facteurs favorisent l apparition et le d veloppement de l infection dans un levage. Les facteurs environnementaux sont pr pond rants, surtout le froid. La pasteurellose est plus souvent rencontr e en automne et en hiver. La bact rie persiste longtemps et facilement dans des sols frais et humides. Des stress, comme le d griffage, le d becquage, les vaccinations, la mise en gavage, sont aussi tr s favorisants. La transmission est horizontale, indirecte mais surtout directe.

6 Il ne semble pas exister de transmission verticale. Les r servoirs de P. multocida peuvent tre des oiseaux de l levage infect (porteurs chroniques ou survivants), ou des oiseaux sauvages p n trant dans l levage, on suspecte aussi les rats, les cochons et les mammif res domestiques. Les mati res virulentes sont les s cr tions buccales, nasales, conjonctivales. Toutes les d jections et souillures des oiseaux malades sont contaminantes. La bact rie se multiplie facilement dans les cadavres. La voie de p n tration est principalement a rienne, mais les voies orale, conjonctivale et cutan e sont possibles.

7 NB : il faut tre prudent sur la relation temporelle entre la contamination (au sens microbiologique) et l apparition d une pasteurellose clinique. La maladie s exprime souvent apr s une p riode de portage asymptomatique, la faveur d un facteur d clenchant. Les manifestations cliniques de la maladie Compte tenu de la variabilit du pouvoir pathog ne des souches et de la r sistance des oiseaux, la pasteurellose pr sente un grand polymorphisme clinique et l sionnel. Sympt mes : La forme suraigu peut tre foudroyante. Lors d volution moins brutale, on observe une prostration intense, une hyperthermie ; la cr te et les barbillons sont violac s.

8 La mort survient en 3 6 heures. La forme aigu s accompagne d une hyperthermie, de tremblements, d une respiration rapide et bruyante ; la cr te, les barbillons et les zones d plum es sont cyanos s. On a aussi une diarrh e abondante, malodorante, verd tre devenant h morragique. Certains oiseaux peuvent pr senter un torticolis ou des vomissements. La mort survient en 2-8 jours. Dans la forme chronique, les signes varient selon la localisation de l infection : abc s pasteurelliques (arthrite, maladie des barbillons chez le poulet), pharyngite, conjonctivite, infection de l oreille moyenne (avec torticolis chez le dindon), forme respiratoire (manifestation la plus fr quente prenant l allure d une maladie respiratoire chronique).

9 L sions : Dans la forme suraigu , on retrouve des l sions non sp cifiques de septic mie h morragique : congestion g n ralis e, l sions h morragiques (surtout sur le g sier, le c ur, l intestin gr le, les reins et la rate). On observe aussi un exsudat dans les cavit s p ricardique et p riton ale. Dans la forme aigu , certaines l sions s ajoutent aux l sions septic miques : foie congestionn avec un piquet h morragique puis blanc jaun tre, des l sions de pneumonie avec foyers de n crose jaun tres dans le parenchyme pulmonaire, en particulier chez les dindons et les canards.

10 D autres organes peuvent tre atteints, comme l intestin (ent rite fibrineuse) ou la grappe ovarienne (ponte abdominale). Dans la forme chronique, les l sions sont localis es aux barbillons, aux articulations, la bourse sternale, aux coussinets plantaires, l oreille moyenne, l ovaire, au foie (p rih patite) ou l appareil respiratoire (sinusite infra-orbitaire, pneumonie, a rosacculite). Le diagnostic Diagnostic clinique Il est difficile. On peut le suspecter quand une mortalit forte et subite atteint les oiseaux de plusieurs esp ces dans un levage, surtout lorsque les palmip des sont atteints en premier.


Related search queries