Transcription of La fragilité du sujet âgé : quelles solutions pour une ...
1 UCL Universit catholique de Louvain Mons La fragilit du sujet g : quelles solutions pour une d tection pr coce et un maintien domicile privil gi ? Ann e acad mique 2013 - 2014 Promoteurs : Madame N. MESKENS Monsieur F. FOUSS M moire pr sent par : Olivier BAR en vue de l'obtention du dipl me de Master 60 en Sciences de Gestion 2 R sum L avanc e en ge pr dispose toute une s rie d v nements d favorables tels que les maladies, les hospitalisations ou encore la d pendance qui a souvent pour cons quence l institutionnalisation de la personne, la plupart du temps l encontre de sa volont . Tous ces v nements ont un co t, tant pour les finances publiques que pour les personnes concern es.
2 Au travers de ce m moire, nous nous sommes donc attel s essayer de mieux comprendre les tats de pr d pendance et les facteurs de perte d autonomie chez les personnes g es avec comme objectif le d gagement de pistes pour un maintien prolong de nos a n s domicile ainsi que la conservation d un niveau d autogestion suffisant le plus durable possible. Bien que sa d finition ne fasse pas encore consensus, il est commun ment admis que l arriv e de la fragilit est l' tape avant la d pendance. D o l'int r t de sa d tection pr coce chez le sujet g vivant dans la communaut puisque le processus semble r versible s il est rep r assez t t.
3 Forts de ce constat, nous nous sommes ensuite mis en qu te d un outil capable de rep rer les sujets fragiles dans la communaut et avons entam une r flexion afin d en d terminer les d pisteurs potentiels. La grille SEGA modifi e s est ainsi av r e un instrument de d tection pertinent vu qu elle pr sente plusieurs avantages dont celui de pouvoir tre administr e rapidemment par du personnel form son utilisation. Nous avons ensuite voulu conna tre les possibilit s d administration de cette grille aupr s des personnes de 65 ans et plus vivant en communaut en interrogeant diff rents acteurs m dicaux, param dicaux et sociaux. Les principaux r sultats sont encourageants puisque la majorit de ces intervenants sont favorables l outil.
4 Approfondissant notre d marche, nous avons tent de d terminer dans quelle mesure les technologies pourraient favoriser le rep rage de la fragilit et favoriser le maintien domicile des sujets g s. Concernant ce dernier point, nombre de solutions existent mais ne rencontrent pas syst matiquement leur public pour diff rentes raisons. 3 Remerciements En pr ambule, je tiens exprimer toute ma gratitude aux personnes qui m ont aid et soutenu dans la r alisation de ce m moire. Mes remerciements s adressent tout particuli rement : Monsieur Moustapha Dram , Docteur en M decine et Chercheur au CHU de Reims, pour ses explications et toutes les informations qu il a pu me fournir ; Madame Nadia Oubaya, Docteur en M decine, pour ses explications et toutes les informations qu elle a pu me fournir ; Madame Elisabeth Quignard, M decin g riatre au centre hospitalier de Troyes, pour ses explications et toutes les informations qu elle a pu me fournir.
5 Madame Sandrine Pradier, Ergoth rapeute et D l gu e territoriale de l Association nationale Fran aise des Ergoth rapeutes, pour ses explications et toutes les informations qu elle a pu me fournir ; Madame Alda Dalla Valle, Pr sidente de la F d ration Nationale des Infirmi res de Belgique, pour son intervention dans la diffusion du questionnaire ; Monsieur Damien Van Wilder, Pr sident de l'Association des Ergoth rapeutes, pour son intervention dans la diffusion du questionnaire ; Monsieur Pierre Lemaire, M decin g riatre au CHR de Namur, pour ses explications et toutes les informations qu il a pu me fournir ; Madame Nadine Meskens et Monsieur Fran ois Fouss, Promoteurs du m moire, pour leurs conseils et leurs remarques pertinentes ; Ma compagne Carole, mon oncle Francesco, ma famille et mes amis pour leur soutien et leur aide pr cieuse.
6 4 Table des mati res Introduction .. 11 Partie 1. Probl matiques du vieillissement et de la d pendance .. 13 Probl matique du vieillissement .. 13 Probl matique du vieillissement de la population .. 14 Probl matique du vieillissement de l individu .. 24 Probl matique de la d pendance de la personne g e .. 26 Notions g n rales .. 26 Enjeux et limites du maintien de la personne g e au domicile .. 30 Conclusion .. 37 Partie 2. Politiques nationales et trang res en faveur de la personne g e .. 39 Politiques nationales .. 39 Soutien f d ral .. 40 Soutien r gional .. 42 Politiques trang res .. 43 France .. 43 Allemagne .. 45 Pays-Bas .. 46 Luxembourg.
7 47 Conclusion .. 48 Partie 3. Le concept de fragilit du sujet g .. 50 Origine et int r t de la notion de fragilit .. 50 Evolutions conceptuelles et tentative de d finition de la fragilit .. 53 quelles relations entre fragilit , vieillissement, perte d autonomie et d pendance .. 58 Fragilit et vieillissement .. 58 Fragilit , perte d autonomie et d pendance .. 62 Quels sont les crit res de fragilit et quels en sont les outils d valuation? .. 68 L approche ph notypique de Fried .. 69 Le mod le d accumulation de d ficits de Rockwood ou Frailty-Index (FI) .. 71 Quels sont les degr s de fragilit ? .. 79 Conclusion .. 80 Partie 4. D pistage de la fragilit du sujet g domicile via l outil SEGA modifi (SEGAm).
8 82 L outil SEGA modifi .. 82 5 R flexion sur l int gration de l outil SEGAm dans une politique globale li e la fragilit en Belgique .. 90 Les acteurs potentiels du rep rage de la fragilit dans la communaut .. 90 Sondage sur l int gration de la grille SEGAm en pratique courante par les acteurs potentiels du rep rage de la fragilit dans la communaut .. 93 R sultats .. 95 Conclusion .. 106 Partie 5. L apport des technologies pour la pr vention de la fragilit et pour le maintien domicile des sujets g s.. 109 Les technologies dans les domaines m dico-social et sanitaire .. 109 Les technologies dans un contexte de d tection de la fragilit .. 109 Les technologies dans un contexte de pr vention de la fragilit et de maintien domicile.
9 110 Les technologies dans un contexte de compensation .. 113 Les technologies dans un contexte de maintien du lien social .. 115 Les seniors et les g rontechnologies .. 116 Opportunit s et faiblesses du secteur des g rontechnologies .. 120 Conclusion .. 122 Partie 6. Conclusion g n rale .. 124 Bibliographie .. 127 Annexes .. 145 6 Liste des abr viations AIVQ : activit s instrumentales de la vie quotidienne APA : allocation pour l aide aux personnes g es ASD: attestations de soins donn s AVQ : activit s de la vie quotidienne AWT : agence wallonne des t l communications BFP : bureau f d ral du plan BMF : budget des moyens financiers CARSAT: caisse d'assurance retraite et sant au travail CEV : comit d tude sur le vieillissement CNAV : caisse nationale d assurance vieillesse DGSIE : direction g n rale statistique et information conomique DMC: dispositif m dical communicant EGS : valuation g riatrique standardis e GRAPA : garantie de revenus aux personnes g es HAD.
10 Hospitalisation domicile INAMI : institut national d assurance maladie-invalidit MR : maison de repos MRS : maison de repos et de soins NTIC: nouvelles technologies de l'information et de la communication ONP : office national des pensions PA: personne g e R G CA: r seau g riatrique de la r gion Champagne Ardenne RV: reconnaissance vocale SdPSP : service des pensions du secteur public SEGAm : SEGA modifi SFGG : soci t fran aise de g riatrie et g rontologie WIV-ISP : institut scientifique de sant publique 7 Liste des tableaux Tableau 1. Hypoth ses d mographiques du CEV en Belgique sur la p riode de 2012 206015 Tableau 2. Principaux r sultats des Perspectives de population 2012-2060.