Transcription of Vivre végétalien - Accueil
1 Vivre v g talienUn guide propos par Alias Ce guide s'adresse avant tout aux v g tariens souhaitant devenir v g taliens. Il consid re comme acquisles raisons de ne pas manger de viande et tout ce qui la remplace. Il se veut outil de vulgarisation, "l'ABC"du r gime v g talien et de ses principes. Pour perfectionner les connaissances dans ce domaine, il estn cessaire de consulter les ouvrages tr s d taill s repris dans la biographie. Les Principes : pourquoi tre v g talien ?Pour les m mes raisons qu'on est v g tarien ! Le v g tarisme r pond des pr occupations tr s diff rentes, que je vais rappeler bri vement ici pour d montrerque toutes ces pr occupations, aussi vari es soient-elles, devraient logiquement conduire au v g diff rents motifs d' tre v g tarien g n ralement cit s sont la sant , l' quilibre mondial, l'environnement et lanon exploitation des animaux.
2 Si l'on veut tre coh rent et suivre chaque raisonnement jusqu'au bout, absolumenttous ces motifs sans exception conduisent devenir v g talien, car tout ce que l'on reproche l' levage destin produire de la viande est valable aussi pour l' levage en vue du lait, des ufs ou du cuir. En effet, il ne s'agit pasde "r cup ration" de produits provenant d'animaux qui seraient lev s et tu s de toute fa on pour leur on va le voir, actuellement, ce serait plut t l'inverse : on assiste par exemple une surproduction deviande bovine provenant de l' levage des vaches laiti res. Il faut galement savoir que des personnes mal inform es croient "de bonne foi" tre v g tariennes et ne le sontpas : elles consomment de la viande sans le savoir (par le biais de la pr sure, de la g latine, etc.) Il appara t doncn cessaire de d crypter les listes d'ingr dients des aliments que nous achetons, g n ralement tr s obscures.
3 Etde faire pression pour que des logos "v g tarien" et "v g talien" soient appos s sur les aliments ne contenant pasd'ingr dients d'origine probl mes des levages pour les "sous-produits" d'origine animale sont lesm mes que ceux des levages pour la viande Sant Je ne m' tendrai pas sur les probl mes de sant qui rendraient n faste la consommation de viande ou de poissonpour l' tre humain. L encore, une litt rature consid rable s'est d j pench e sur cette question. Mais il est certainque ceux qui s'abstiennent de manger de la viande pour cette raison devraient logiquement arr ter aussi deconsommer produits laitiers ou ufs. On peut voquer l'allergie bien connue la lactose : Naturellement, le lait est con u par une femelle pour son lait de vache convient au veau comme le lait d'une femme convient son b b.
4 Pour les adultes, laconsommation de lait n'est pas naturellement pr vue, chez aucune esp ce. Aussi les adultes ne fabriquent-ils pasdans leur organisme l'enzyme lactase indispensable la digestion de la lactose. Beaucoup d'humains d passenttr s bien cette intol rance. Il ne faudrait pas pour autant en conclure que le lait leur est n ne mangent pas de viande ou de poisson parce qu'ils savent que la pollution cro t mesure que lacha ne alimentaire progresse : un pesticide se retrouverait en plus grande quantit chez le mammif re ou lepoisson qui a mang l'insecte empoisonn et encore plus chez l'humain qui a mang le mammif re ou le loi serait valable pour la radioactivit ambiante. De ce point de vue, la viande bovine serait plus dangereuseque l'herbe que mange le bovin. Mais son lait aussi !
5 De la m me fa on, les multiples antibiotiques et autres m dicaments g n reusement prodigu s aux animauxd' levage passent tout autant dans leur lait et leurs ufs que dans leur y aurait des risques plus sp cifiques la consommation d' ufs ou de produits laitiers, comme les infectionsmicrobiennes telles que la list farines animales responsables entre autres de la "vache folle" sont essentiellement ajout es l'alimentationdes animaux lev s pour leur lait ou leurs ufs, bien davantage qu' ceux lev s pour leur viande : "Au-del d'uncertain niveau de production quotidien (de lait), les herbivores ne peuvent pas ing rer, sous la forme de fourragesgrossiers, la quantit d' nergie n cessaire leur production. L'alimentation concentr e permet de d passer cesseuils" (Jean-Pierre Boutonnet, de l'Inra de Montpellier, cit par Le Nouvel Observateur du 16 novembre 2000).
6 Les poules pondeuses sont tellement dop es qu'elles sont impropres la consommation en fin de vie. Les vacheslaiti res, elles, repr sentent plus de la moiti de la consommation fran aise de viande rouge, la moins ch re dumarch . Au 10 novembre 2000, plus de 92 % des 175 cas d'ESB (Enc phalopathie spongiforme bovine) recens sprovenaient de leur viande. quilibre mondial et environnement La faim dans le monde et les soucis cologiques se rejoignent sur un point : beaucoup trop de surface de terre estgaspill e pour l' levage. La faim dans le monde ne devrait pas exister si la plus grande partie des terres consacr es la culture ne l' taientpas pour nourrir le b tail. Pour une superficie d termin e qui produit une unit de prot ines de viande, on peut enproduire cinq de c r ales, dix de l gumineuses et vingt-six d' pinards.
7 "1,3 milliard d' tres humains pourraient trenourris avec les c r ales utilis es pour engraisser le b tail des tats-Unis" (L' il lectrique n 18, printemps 2001).Ou encore : "Cent m tres carr s de soja plant = 5 kilos de prot ines pour 70 personnes pendant une journ e ou500 g de viande bovine, soit la ration quotidienne de seulement deux personnes" (Top Nature n 15, mai-juin 1997)Le gaspillage d'oxyg ne et d'eau potable par les levages est galement consid rable. Un kilo de viande an cessit entre 10 000 et 24 000 litres d'eau. Un kilo de laitue n'en demande que 160 est devenu notoire que la pollution de l'air, l'effet de serre, les nitrates dans l'eau, les pluies acides, etc,proviennent essentiellement des levages, et ce par voie de fumier, purin et gaz, rejets dont la nocivit est encoreaugment e par les antibiotiques et produits chimiques ing r s par les animaux.
8 Par exemple l'effet de serre estprovoqu par diff rents gaz dont le m thane, lequel provient essentiellement des flatulences des troupeaux, lesnitrates dans l'eau sont d s aux lisiers, probl mes maintenant connus et reconnus ne concernent pas que les levages pour la viande : bien videmment, les levages pour le lait, les ufs, le cuir, la laine, posent exactement les m mes. Il serait erron de croire qu'on utilise ces sous-produits d'origine animale parce que "les animaux seraient tu s detoute fa on pour la viande, autant alors r cup rer ce qui peut servir d'autre". C'est totalement faux. On "fabrique"des bovins destin s la viande, on "fabrique" des laiti res (dont la pauvre viande, on l'a vu, est ensuite coul e bas prix), on "fabrique" des poules pondeuses dont le corps tortur n'est plus montr apr s l'abattage : il est broy et utilis dans des pr parations.
9 (Les poulets emball s dans les grandes surfaces ne sont pas des anciennespoules pondeuses). Les animaux lev s pour leur peau le sont encore diff remment, dans d'autres conditions o l'on privil gie le fait que la peau ne se salisse pas ou ne s'ab me pas. Tous ces levages diff rents s'ajoutent lesuns aux autres, multipliant le gaspillage et la pollution. Non exploitation des animaux Beaucoup de v g tariens s'abstiennent de manger des animaux pour viter ceux-ci la souffrance et la mort. Maison ne peut nier que la consommation de lait, produits laitiers, ufs, etc, conduit obligatoirement la mort et lasouffrance d' l'horreur est son comble dans les levages industriels. Mais m me un "produit fermier" n'est pas lait et les produits laitiers : Pas de lait de vache sans veau priv de lait.
10 Aucune femelle ne produit de lait sielle n'a pr alablement enfant . Pour exploiter son lait, il faut lui prendre son petit et continuer "tirer" sur le conditions de production sont particuli rement atroces en levage industriel. Mais le principe reste le m medans une ferme, reste le m me si un individu a une seule ch vre ou une seule brebis. La question est : Quedeviennent les petits ? Comment sont-ils lev s et avec quoi ? Que deviennent les petits de sexe m le, inutilesdans le circuit ? Pr s de 80 % de la viande de "b uf" est en fait issue de l'industrie laiti re : les vaches trop vieilles(us es trois ans alors que leur esp rance de vie serait d'une vingtaine d'ann es), les veaux surproduits et inutiles(souvent s par s de leurs m res leur premier jour de vie alors qu'ils t teraient naturellement un an).