Transcription of Collection Les CLASSIQUES - Accueil: MCX-APC
1 II Collection Les CLASSIQUES DU RESEAU INTELLIGENCE DE LA COMPLEXITE - La Collection Les CLASSIQUES du R seau Intelligence de la Complexit (IC- MCX-APC ) publie, sous forme digitalis e, des ouvrages devenus des CLASSIQUES du domaine du R seau, d sormais puis s dans leur pr sentation ditoriale imprim e et dont les diteurs initiaux ne peuvent ou ne veulent plus assurer la r dition. Les facilit s techniques de l dition lectronique permettent en effet au R seau IC de faciliter l acc s ais et librement ouvert ces ouvrages d sormais quasi introuvables. Sur le site du R seau IC, ces ouvrages sont et seront, avec l accord de leurs auteurs, libres de tous droits de consultation et duplication pour l usage priv du copiste , ceci sous la r serve usuelle de la mention explicite de la r f rence la pr sente dition lectronique (en particulier dans le cas de citations br ves dans d autres publications).
2 Toute personne ou institution souhaitant reproduire ou traduire puis dupliquer tout ou partie de ces ouvrages fin de diffusion publique ou commerciale, devra auparavant obtenir l accord de l auteur ou de ses ayants droit. Le Secr tariat du R seau (g r par l association AE-MCX) transmettra les demandes apr s s tre assur de l identit du correspondant. Les ouvrages de la Collection IC sont d pos s et archiv s dans la Biblioth que du RIC. ** Si le pr sent ouvrage La th orie du syst me g n ral, th orie de la mod lisation (1977-1994) est le premier tre explicitement attach la Collection des CLASSIQUES du RIC (en 2006), il faut souligner que deux autres ouvrages y taient d j enregistr par anticipation : - en 2000, Le concept de Syst me Politique de Vullierme, archiv pour et par le REDS sur son site la MSH-Paris : Nous la remercions ici nouveau pour son concours nous permettant d installer le lien ad hoc sur la biblioth que du RIC ; - en 2004, Le discours de la m thode des tudes de notre temps de GB.
3 Vico (1708) pr sent et traduit par Alain Pons. IIIla th orie du syst me g n ral th orie de la mod lisation Publication de l dition 1994. Nouvelle pr sentation, 2006 Jean-Louis LE MOIGNE Professeur m rite Universit Paul C zanne - Aix Marseille Ing nieur E. C. P. _____ Collection Les CLASSIQUES DU RESEAU INTELLIGENCE DE LA COMPLEXITE _____ IVPROPOS LIMINAIRE POUR CETTE NOUVELLE DITION La r dition de ce livre sous le format dit e-book dans la Collection des CLASSIQUES DU R SEAU INTELLIGENCE DE LA COMPLEXIT est faite en 2006 partir de la derni re version publi e sous format imprim en 1994 (la quatri me dition , la premi re ayant t publi e en 1977) et puis e depuis 1999.
4 L diteur initial de cet ouvrage ne souhaitant pas proc der une nouvelle r dition (que je lui proposais d actualiser) et m en ayant rendu les droits , il devenait l gitime de le mettre la disposition de la Collection des CLASSIQUES du RIC . On peut ainsi faciliter un acc s public, ouvert et relativement ais ce trait qui est en effet devenu en trente ans un classique de la syst mique , ou mieux, de la mod lisation syst mique . (Le sous-titre th orie de la mod lisation fut d lib r d s l origine, en 1976-77). La l gitime r gle du jeu de la Collection des CLASSIQUES du RIC est de restituer les ouvrages dans leur forme initiale, sans dissimuler aux lecteurs que ces textes furent crits et publi s dans des contextes diff rents de ceux qu ils pourront mieux conna tre dans les prochaines ann es.
5 Il est alors loyal de ne pas modifier subrepticement tel ou tel paragraphe que l auteur n crirait peut- tre pas tout fait dans les m mes termes 15 ou 30 ans plus tard. C est donc une copie digitalis e l identique de la quatri me dition (1994), pratiquement sans modification, dont disposeront les lecteurs. On a seulement modifi l g rement le texte du bref avant-propos de la premi re dition qui, r dig en 1977, avait t repris int gralement dans la quatri me dition. La postface r dig e pour cette derni re dition de 1994 a en revanche t maintenue. Elle visait, malais ment parfois, actualiser l avant-propos de 1977 en mentionnant les r f rences aux publications des ann es 1980-1990 qui avaient t introduites dans les ditions successives de l ouvrage ; disposition qui a permis en particulier de sauvegarder l index important (environ 1200 entr es) que l on avait tabli.
6 Ce bref propos liminaire, r dig en 2006 et publi en compl ment introductif (de fa on ne pas modifier la pagination pour l index), fait de cette nouvelle publication de la quatri me dition une cinqui me dition tr s l g rement augment e. Elle me donne la possibilit de souligner quelques arguments qui, l exp rience de multiples changes au fil des trente derni res ann es, m ont paru devoir tre utilement soulign s. ** V- Science des syst mes, science de la complexit , science d ing nierie ? Depuis l mergence simultan e en 1947-48 des sciences de la communication et de la commande (N. Wiener, C. Shannon), de la computation (A.)
7 Turing), des organisations sociales ( Simon) et de la complexit (W. Weaver), nos institutions scientifiques sont toujours embarrass es pour d signer les nombreuses nouvelles sciences form es partir de ces cellules souches , disciplines construites sur l examen de projets conceptuels et non plus sur l tude d objets naturels. En les tenant pour des disciplines scientifiques comme les autres (avec leurs facult s, leurs trait s et leurs dipl mes sp cifiques), on pouvait se laisser bercer par l illusion qu elles pouvaient se soumettre aux m mes proc dures d valuation dites scientifiquement objectives , alors que cela s av re manifestement quasi impossible puisqu un projet, artefact form par un humain dans un contexte donn , ne peut avoir le statut objectif d un objet naturel a priori ind pendant de l humain qui l observe.
8 On pouvait dissimuler pragmatiquement la difficult en regroupant les unes et les autres dans la cat gorie des disciplines scientifiques, mais on ne disposait pas d instance d arbitrage stable pour d signer d un nom universellement accept chacune de ces nouvelles disciplines. J ai pour ma part but souvent sur cette difficult dans bien des changes tant acad miques que professionnels. Si j ai t initialement l aise avec l expression La science des syst mes qui se formait partir de 1970 en englobant la cybern tique, j ai d assez vite reconna tre qu il fallait parfois parler plut t des sciences des syst mes au pluriel, puis des sciences de la complexit , des sciences de l artificiel, des sciences d ing nierie, des sciences de conception, des sciences des syst mes Chaque variante introduisant des clairages a priori pertinents et s av rant pragmatiquement ad quate pour contourner telle ou telle r sistance acad mique.
9 Ambigu t somme toute tol rable en principe, tant que chacun ne cherche pas monopoliser un label pour tablir sa propre niche acad mique en la prot geant des intrus (ce que tentent parfois de faire, par exemple, les chercheurs en math matiques de la dynamique des syst mes non lin aires, en baptisant science des syst mes leur pr carr tenu par eux pour fondamental ). Ambigu t f conde puisqu elle permit d institutionnaliser et de l gitimer l enseignement de connaissances inter puis trans disciplinaires, d s lors que cette cellule souche proposait une sorte de langage commun, celui de la syst mique.
10 Langage qui pouvait tre emprunt par chacune sans empi ter sur le territoire d une autre. Ceci, bien s r, au prix de bien des difficult s de communications, tant la tol rance l ambigu t est souvent tenue aujourd hui pour une vertu honteuse. Mais aussi bruyante soit-elle, VIune communication effective est pr f rable une absence totale de communication. Ambigu t f conde aussi, et peut- tre surtout, puisqu elle oblige peu peu chaque discipline, ancienne ou nouvelle, s interroger sur les modes d valuation et de l gitimation des connaissances qu elle produit et enseigne ; autrement dit, selon le mot de J.