Transcription of INTERPRÉTATIONDEL'APOCALYPSE
1 1 INTERPR TATION DE L'APOCALYPSEPar le V n rable Barth lemi HOLZHAUSERE xtraits concernant les cinqui mes et sixi mes ges Suivis de quelques autres proph ties concernant les temps que nous vivons Choix et annotations de LOUIS-HUBERT REMY LES AMIS DU CHRIST ROI 2 Les "Amis du Christ Roi de France" ne veulent ni sauver la France, ni sauver l'Eglise. Ils savent qu'il n'y a que Notre-Seigneur J sus-Christ qui pourra le faire, en choisissant Son Vicaire et Son Lieutenant. Ils savent que le seul adversaire est Satan et ses troupes, en parti-culier "La R volution" qui n'avait qu 'un but : mettre Notre-Seigneur J sus-Christ hors la loi. Ils veulent qu'Il r gne sur nous. Ils savent rester leur place de gouvern s et, clercs, ne se pren-nent pas pour le pouvoir spirituel, la cs, ne se prennent pas pour le pouvoir temporel.
2 Ils ne veulent que faire leur salut ternel, aimant et n'aimant que la Tr s Sainte Trinit . L'Histoire de 200 ans leur ayant fait comprendre que toute autre ac-tion tait inefficace et faisait perdre la Foi, leur action qui est la plus belle et la plus efficace des actions, se limite prier No tre-Seigneur pour que Sa Sainte volont s'accomplisse, c'est- -dire que Son R gne arrive, et faire conna tre ce message. Ils refusent donc de faire de la politique au sens moderne, utilisant plut t leur temps et leur n ergie fair e leurs dev oirs d' tat. Ils ne sont donc pas un parti ni un groupe organis , mais des fid -les, fid les la Foi et la mani re de vivre de leurs P res.
3 Ils croient etfont ce qui a toujours t cru et fait. Ils sont consacr s La Tr s Sainte Vierge Marie, Reine de France et veulent m riter d' tre les amis du Christ, Roi de France. Ils r citent cha-que jour la Pri re des Francs. "Je ne vous appelle plus serviteurs,.. mais amis" Jean, XV, 15. "Seigneur qui irions-nous ? Vous avez les paroles de la Vie ternelle. Et nous, nous avons cru et nous av ons connu que Vous tes le Saint de Dieu". Jean, VI, 68-69. 21 juin 1999. 3 Que demandez-vous l Eglise de Dieu ? La Foi. Que vous procure la Foi ? La vie ternelle..J invoque votre ternel et tr s quitable amour, Dieu saint, P re tout -puissant, Dieu ternel, auteur de la lumi re et de la v rit , sur votre serviteur N.
4 , afin que vo us daigniez l clairer de l a lumi re de votre intelligence ; p urifiez-le, sanctifiez-le, donnez-lui la vraie science, pour que, devenu digne de la gr ce de votre bapt me, il poss de une esp rance ferme, un jugement droit, une doctrine sainte. Rituel du bapt me. Tu n as point reni ma foi. Apocalypse, II, 13. Soyez sobres, veillez ; v otre adversaire, le diable, comme un lion rugis-sant, r de autour de vous, cherchant qui d vorer. R sistez-lui, fermes dans la Foi, sachant que vos fr res dispers s dans le monde, endurent les m mes souffrances que vous. I Pierre, V, 8 et 9. Et surtout, prenez le bouclier de la foi. Eph siens, VI, 16. J ai combattu le bon combat, j ai achev ma course, j ai gard la foi.
5 II Ti-moth e,IV,7. A une poque o tout con verge vers un seul but, nous faire pe rdre la foi par l'apostasie (ce qui est d j r alis pour beaucoup), voici quelques textes pour comprendre, tre vigilant et tenir. 4 INTRODUCTIONLA R V LATION PRIV E, ENSEIGNEMENT DU CARDINAL est au grand Cardinal Pie que nous demanderons la doctrine laquelle nous devons nous r f rer pour savoir ce qu il faut retenir ou rejeter des proph ties priv es. C est dans son Hom lie prononc e dans la solennit du couronnement de Notre-Dame-de-Lourdes par Mgr le nonce apostolique, d l gu de Pie IX , qu il donne cet enseignement. Cette hom lie fut tellement appr ci e qu elle lui m rita un Bref Pontifical de Pie IX particuli rement louangeur.
6 On peut la lire au tom e 9 pages 330 353 de ses uvres Episcopales. Nous n en retiendrons que les lignes relatives notre sujet, mais nous incitons le lecteur la relire enti rement..Ce qui s explique plus difficilement, c est que des chr tiens qui admet-tent la parole de Dieu, bien mieux, ceux-l surtout qui basent leur croyance sur cette parole librement et individuellement interpr t e, aient pos en principe que Dieu S est interdit de parler dor navant aux hommes, et que toute vision et r v la-tion priv e est d sormais chim re ou Or, , F l enseignement authentique de l Eglise, l enseignement des docteurs, des conciles et des papes n a pas t muet sur cette question. Sans doute, le d p t sacr de la r v lation a t clos avec l re Mais il ne suit pas de l que la r v lation priv e ait t exclue de l conomie de la loi no u-velle.
7 La raison toute seule nous enseigne qu il est toujours libre Dieu de Se met-tre en rapport avec Sa cr ature ; et les annales de l Eglise nous montrent de si cle en si cle de grands fruits de saintet obtenus, de grandes lumi res et de grandes gr ces octroy es aux mes, des consolations et des directions tr s opportunes of-fertes au peuple chr tien par la voie de ces communications extraordinaires. A toutes les poques, dit Saint-Thomas d Aquin, il y a toujours euquelques personnes favoris es de lumi res surnaturelles, non pour r v lerune nouvelle doctrine de foi, mais pour la direction de la conduite humaine Le cinqui me concile cum nique de Latran, en r ponse aux diatribes anticip es de l cole luth rienne, dont M lancthon et les centuriateurs de Magde-bourg allaient se faire les porte-voix, a solennellement affirm et veng cette per-manence de l inspiration dans l Eglise.
8 Et il n a pas fait difficult de l app uyer sur l autorit de l ancien et du nouveau Te stament : L e Seigneur Lui-m me, dit-il, S est engag cela par le proph te Amos : Ut per Amos prophetam ipse promittit. Je vois sourire l incr dule. Mon fr re, ne r cusez pas trop l g rement cet oracle. En fait de science politique, vous avez le v tre, et c est peut- tre Machiavel. Or Machiavel, c est- -dire, je veux le reconna tre, l un des crivains qui ont port dans l tude de l histoire des soci t s humaines un flair tr s fin et tr s exerc , Ma-chiavel a crit que jamais il ne s est produit dans le monde de grands v ne-ments qui n eussent t pr dits de quelque mani re . Savait-il qu il traduisait le verset d Amos auquel la constitution conciliaire du pape L on X semble avoir fait allusion ?
9 5 Le Seigneur ne fait rien sans qu il ait r v l Son secret Ses servi-teurs, les proph tes .Amos, III, 7. Mais, me dites-vous, on peut tre conduit loin par cette doctrine; et ne voyez-vous pa s na tre des milliers de visionnaires ? Assur ment, , s il y a des visions vraies, il y en a de fausses ; j accorde m me, tant donn e la disposition des esprits, certaines poques sur-tout, qu une vision vraie d evient le signal d une multitude de visions fausses. Que conclure de l ? qu il faut mettre en m me cat gorie ce qui est vrai et ce qui est faux ? C est ce que le concile nous d et il nous le d fend, arm de l autorit de l ap tre, lequel, c t du principe, tablit la r gle et le moyen de discernement.
10 Donnez-vous bien garde, dit saint Paul, d teindre l esprit, et de m -priser de parti pris toute esp ce de r v lations. Mais soumettez-les l preuve, et retenez ce qui est bon . I Thess, V, 19 2 1. Ainsi fait l Eglise. Elle a appris de saint Jean qu il ne faut pas se fier tout esprit, mais qu il faut prouver si les esprits proviennent de Dieu I Jean, IV, 1.. L Eglise, quand elle a form sa conviction sur la valeur de la r v lation, si elle en autorise la croyance, ainsi que les actes de pi t qui s y rattachent, ne fait pourtant de commandement et n impose d obligation personne.. Il est d autres trempes d esprit, d autres temp raments, d autres carac-t res, qui n aiment point aller au devant de ces manifestations, parce qu elles sont pour eux un sujet d ahurissement et d Ainsi parlait le Cardinal Pie.