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I n t r o d u c t i o n - Université de Moncton

I n t r o d u c t i o n La mesure l a r e c h e r c h e LLaa mmeessuurree ll aa rr ee cc hh ee rr cc hh ee Les objectifs p dagogiques et le sommaire Savoir d finir la mesure. Savoir mesurer des concepts par opposition aux objets. Se conscientiser l impr cision et l instabilit de la mesure dans les sciences sociales. Savoir transformer un concept en variable. Savoir comment mesurer un concept. Savoir num rer les tapes de l op rationnalisation d une variable. Savoir d finir et expliquer les tapes de l op rationnalisation. Savoir classifier les chelles de mesure. Savoir d terminer l chelle de mesure appropri e. Savoir d terminer la cat gorie d une chelle de mesure. Le sommaire 1. D finition 2. Du concept la variable 3. Les tapes de l op rationnalisation des concepts 4. Les chelles de mesure 5. Comment fait-on pour d terminer le niveau de mesure ?

Il ne faut pas s’étonner non plus de la nécessité de se servir d’instruments fidèles qui minimisent les erreurs de mesure, l’erreur de mesure étant la différence

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1 I n t r o d u c t i o n La mesure l a r e c h e r c h e LLaa mmeessuurree ll aa rr ee cc hh ee rr cc hh ee Les objectifs p dagogiques et le sommaire Savoir d finir la mesure. Savoir mesurer des concepts par opposition aux objets. Se conscientiser l impr cision et l instabilit de la mesure dans les sciences sociales. Savoir transformer un concept en variable. Savoir comment mesurer un concept. Savoir num rer les tapes de l op rationnalisation d une variable. Savoir d finir et expliquer les tapes de l op rationnalisation. Savoir classifier les chelles de mesure. Savoir d terminer l chelle de mesure appropri e. Savoir d terminer la cat gorie d une chelle de mesure. Le sommaire 1. D finition 2. Du concept la variable 3. Les tapes de l op rationnalisation des concepts 4. Les chelles de mesure 5. Comment fait-on pour d terminer le niveau de mesure ?

2 6. L op rationalisation d un concept 7. Pourquoi mesurer ? 8. Je fais mes exercices Page 1 Introduction la recherche Donald Long (506) 858-4886 Centre de Recherche et de D veloppement en ducation (CRDE) Universit de Moncton , Canada E1A 3E9 1. D finition D apr s Nunnally (1978), la mesure a pour but d assigner des nombres des objets, des v nements ou des personnes selon certaines r gles de mani re repr senter la valeur que poss de un attribut sp cifique. Quel est le v ritable r le des nombres en mesure ? Leur r le est de distinguer les choses ou les individus par rapport au degr avec lequel ils poss dent une caract ristique. On peut, par la suite, les ordonner en fonction de la caract ristique. Le quotient intellectuel ( ) est un indice compos . L individu est class selon son score sur cette chelle. Plus son score est lev , plus il poss de cette caract ristique d finie op rationnellement comme l intelligence.

3 L instrument ne fait, en d finitive, que mesurer des manifestations de l intelligence, et non l intelligence comme telle. Un autre exemple serait la note de 60 % obtenue par un l ve une preuve de chimie. L tendue des scores possibles va de 0 100 %. Le pourcentage de 60 nous indique la proportion r ussie par rapport au total du contenu de l preuve. Ce pointage ne nous informe pas sur la position de l l ve par rapport aux autres l ves de sa classe. Si cet l ve avait obtenu un percentile de 60, nous aurions pu dire que 60 % des l ves ont moins bien r ussi que lui. Chaque chelle de mesure est particuli re. L utilisation d une r gle de mesure vient de la n cessit de mesurer des choses de mani re constante et de permettre des comparaisons par la suite. Les comparaisons ne sont possibles que si la mesure constitue un commun d nominateur entre les caract ristiques ou les variables mesur es. On ne peut s imaginer un monde o les instruments de mesure varieraient d un pays l autre, par exemple.

4 Une onze d or en Afrique reste une onze d or une fois arriv e au Canada. Ou encore, deux menuisiers ne peuvent utiliser des instruments de mesure diff rents en construisant la m me maison : vous imaginez d j le fiasco. La n cessit de poss der des unit s de mesure uniformes va de soi, on en conviendra. Page 2 Introduction la recherche Donald Long (506) 858-4886 Centre de Recherche et de D veloppement en ducation (CRDE) Universit de Moncton , Canada E1A 3E9 Il ne faut pas s tonner non plus de la n cessit de se servir d instruments fid les qui minimisent les erreurs de mesure, l erreur de mesure tant la diff rence entre le score v ritable et le score obtenu. Reconnaissons qu en sciences sociales, m me si les instruments de mesure sont fid les, les tres humains, eux, sont instables. Le thermom tre est un instrument de mesure r pandu. Il est b ti selon des crit res pr cis et universels.

5 Il fait son travail toujours de la m me fa on. Lorsqu il indique une temp rature de 24 degr s Celsius au Canada, il indiquera 24 degr s pour la m me temp rature en Chine. Parce que nous utilisons tous le m me instrument sur l ensemble de la plan te, les lectures de temp rature (la temp rature tant consid r e comme une variable) sont comparables partout : nous nous r f rons tous au m me crit re de comparaison, en fait. Les erreurs de mesure en sciences sociales sont moins dues aux instruments qu aux individus qui sont soumis ces mesures. Dans les sciences sociales, nos instruments de mesure sont plus sujets aux erreurs et les r sultats s av rent moins fiables que ceux obtenus avec des instruments de mesure dans un laboratoire de physique et de biologie, par exemple. Les erreurs sont plus fr quentes en mesurant des concepts qu en mesurant de la mati re ou des objets. 2. Du concept la variable Les objets concrets se pr tent ais ment toutes sortes de mesure, par exemple leur poids, leur volume, leur r sistance ou leur longueur.

6 Mais, quand il s agit de mesurer un concept quelconque, la t che devient plus complexe. Un concept c est une abstraction qui n est pas directement observable. Cependant, ses manifestations, incorpor es dans une d finition op rationnelle, le sont. Les concepts sont convertis en indicateurs ou variables. La personnalit d un individu n existe pas dans la r alit : c est une construction mentale que nous faisons partir d une multitude d indicateurs. Il en est de m me pour l intelligence. La preuve : quand avez-vous parl une intelligence pour la derni re fois ? Comment tait-elle v tue ? Page 3 Introduction la recherche Donald Long (506) 858-4886 Centre de Recherche et de D veloppement en ducation (CRDE) Universit de Moncton , Canada E1A 3E9 On ne mesure pas le concept lui-m me, mais plut t ses manifestations. Certaines variables sont directement observables, telles que la longueur des bras, la respiration et la force musculaire.

7 D autres variables ne peuvent tre observ es qu indirectement. Par exemple, la satisfaction au travail, l estime de soi, le stress ou les valeurs sociales). Dans ces cas, on mesure les manifestations d un concept plut t qu une r alit palpable, concr te. Le concept est d fini par le cadre conceptuel. Il est ensuite traduit dans le cadre op rationnel en variable. Le concept devient une variable lorsqu il est mesur , quantifi . Cadre conceptuel Mesure Cadre op rationnel Concept Instrument ou chelle Variables La d finition op rationnelle consiste d finir de mani re empirique un concept l aide d un ou de plusieurs indicateurs quantifi s selon une mesure la fois pr cise et universelle. 3. Les tapes de l op rationnalisation d un concept Il n existe pas de formule magique pour transformer un concept th orique en une variable empirique. Cependant, en respectant les quatre tapes suivantes, l objectif devient r alisable.

8 Les tapes sont les suivantes (1) D finir le concept (2) D terminer les dimensions du concept (3) Attribuer des indicateurs empiriques ces dimensions(4) laborer les chelles de mesure Reprenons chacune de ces quatre tapes en nous servant de l exemple de la page suivante. Une chelle de satisfaction des tudiants a t construite en anglais, puis traduite en fran ais. Le concept l tude est celui de la satisfaction des tudiants l gard des cours universitaires. Les auteurs de l chelle ont convenu Page 4 Introduction la recherche Donald Long (506) 858-4886 Centre de Recherche et de D veloppement en ducation (CRDE) Universit de Moncton , Canada E1A 3E9 de mesurer ce concept par sept dimensions distinctes. Chacune de ces dimensions est mesur e par sept indicateurs, m me si nous en reproduisons seulement trois pour chaque dimension. Chacune de ces dimensions comprend des indicateurs. Ces indicateurs n ont pas t choisis au hasard.

9 Apr s plusieurs essais, on finit par d terminer, surtout l aide d analyses factorielles, les indicateurs qui d finissent une dimension sp cifique. Apr s ce tri logique et statistique, on tablit des indicateurs homog nes. Les informations concernant le questionnaire de satisfaction des tudiants l gard des cours universitaires Questionnaire mis au point par Fraser, Treagust, Williamson , et Tobin, (1986). Validation and application of the College and University Classroom Environment Inventory (CUCEI). Dans Fraser, The Study of Learning Environments, Vol. 2. Perth, Curtin University of Technology. Traduit par Busugutsala, (1998) tude de la relation entre le climat de la classe et la satisfaction des tudiants dans un contexte universitaire. The Canadian Journal of Higher Education, La revue canadienne d enseignement sup rieur, Volume 28, Nos. 2,3, 1998, pages 121-152 Page 5 Introduction la recherche Donald Long (506) 858-4886 Centre de Recherche et de D veloppement en ducation (CRDE) Universit de Moncton , Canada E1A 3E9 Premi re dimension : Personnalisation L accent est mis sur les chances des tudiants d interagir avec le professeur en classe, et sur l int r t port par celui-ci leur bien- tre personnel.

10 Le professeur tient compte des besoins des tudiants. Le professeur fait tout son possible pour aider les tudiants. Le professeur aide tout tudiant qui prouve des difficult s dans ses travaux. Deuxi me dimension : Participation L tendue de l engagement et de la participation active et attentive des tudiants aux discussions en classe. Je fais un effort pour bien travailler dans ce cours. Les tudiants ont leur mot dire dans l organisation du cours. Je sais exactement ce que je dois faire pour ce cours. Troisi me dimension : Coh sion de groupe L tendue de la connaissance et du soutien mutuel ainsi que le degr d amiti et de solidarit que les tudiants ont entre eux. Les tudiants de ce cours se connaissent bien. Les tudiants de ce cours ont peu d occasions de se conna tre. Les tudiants de ce cours apprennent bien se conna tre.. Quatri me dimension : Motivation Le plaisir et la satisfaction que l on prouve lorsqu on est en train d apprendre et de se surpasser dans son travail d tudiant.


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