Transcription of Ac anti-phospholipides - Laboratoire CERBA
1 La cardiolipine est absente de la surface cellulaire, elle Ac anti-phospholipides est un constituant de la membrane interne des mito- chondries. Sa pr sence dans le plasma a t tablie, associ e des lipoprot ines et la surface de cellules Les anticorps anti-phospholipides (aPL) repr sentent un apoptotiques. ensemble complexe d'autoanticorps qui d finissent le La phosphatidyls rine et la phosphatidyl thanolamine syndrome des anticorps anti-phospholipides ou SAPL. sont s questr es dans le feuillet interne de la membrane (ou syndrome de Hugues). Ce syndrome se caract rise plasmique : elles sont expos es la surface de la cellule par une triade associant des thromboses veineuses et/ou et des microparticules qui s'en d tachent apr s stimula- art rielles, des pertes f tales r p t es et la pr sence tion appropri e, ph nom ne l'origine de l'assemblage d'aPL.
2 Des complexes enzymatiques de la coagulation. Ce syndrome a t initialement d crit au cours du lupus La phosphatidyl thanolamine (PE) est un phospho- syst mique, mais on en distingue pr sent deux lipide neutre, composant majeur de la membrane cellu- formes : laire dont la pr sence est indispensable l'activit . le SAPL primaire, avec les l ments de la triade qui le anticoagulante de la prot ine C activ e. Sa conforma- caract risent, sans aucun autre l ment pouvant faire tion est soit hexagonale, soit, le plus fr quemment, voquer un lupus ou tout autre maladie autoimmune ; lamellaire en bicouche.
3 Dans la phase hexagonale, la le SAPL secondaire, g n ralement associ au lupus, structure est cylindrique et les t tes polaires des phos- plus rarement une autre maladie autoimmune : le pholipides sont tourn es soit vers l'ext rieur du cylindre plus souvent, alors, une connectivite inclass e ne (phase I ou Hex I PE), soit vers l'int rieur du cylindre pr sentant que deux ou trois signes de lupus et per- (phase II ou Hex II PE). La PE peut passer de la phase I. mettant l'appellation de lupus-like syndrome. II, en fonction du contenu en cholest rol et de l'envi- Des crit res d'exclusion du lupus ont t r unis par ronnement ionique et prot ique.
4 La PE joue un r le Piette, permettant une classification plus ais e des important au cours de nombreuses tapes de la coagula- SAPL primaires et secondaires. Si l'int r t nosologique tion, notamment la voie de la prot ine C ; sous sa forme est vident, sur le plan pratique, la prise en charge th - Hex II PE, elle est immunog ne et neutralise l'activit . rapeutique est la m me. anticoagulante de certains LA in vitro ; ainsi certains LA pourraient-ils correspondre un sous-groupe Le SAPL, le plus fr quent des tats thrombophiliques d'anticorps anti-phosphatidyl thanolamine (aPE).
5 Acquis, est observ au cours de 20 40 % des lupus syst miques. La pr valence du SAPL primaire est plus difficile estimer, car tout d pend du test de d tection aPL. des aPL utilis . Qu'il soit primaire ou non, il concerne Les anticoagulants circulants (LA) se d finissent in vitro avant tout la femme, notamment la femme jeune. par leur capacit allonger les temps de coagulation On d signe par aPL une famille tr s h t rog ne d pendants des phospholipides. Ils reconnaissent des d'autoanticorps reconnaissant des phospholipides anio- cofacteurs prot iques associ s aux phospholipides : niques ou neutres (vrais aPL) et/ou des prot ines plas- principalement la 2 GPI et la prothrombine.
6 Les LA et matiques ou endoth liales qui leur sont associ es. En les aPL mis en vidence par techniques immuno- pratique courante, on recherche des anticoagulants cir- enzymatiques sont fr quemment associ s, mais sont des culants (lupus anticoagulant ou LA), des anti- entit s distinctes. Leur taux de recouvrement n'est que cardiolipines (aCL) et des anti- 2 GPI : ces anticorps, de 60 % : il faut donc rechercher les aPL de fa on accompagn s de crit res cliniques, d finissent le SAPL. conjointe par des tests d'h mostase et des tests ELISA. Les anticorps anti-cardiolipine (aCL) reconnaissent la Phospholipides cardiolipine oxyd e et d'autres phospholipides anio- Les phospholipides incrimin s dans le SAPL sont des niques : phosphatidyls rine, phosphatidylinositol.
7 Constituants normaux des membranes biologiques, Les aPE sont moins document s que les anticorps anti- organis s en bicouches et class s selon leur charge nette phospholipides anioniques. Ils semblent former un pH neutre. Les phospholipides anioniques sont la car- groupe tr s h t rog ne. Ils peuvent tre retrouv s au diolipine (ou diphosphatidylglyc rol), la phosphatidyl- cours de SAPL en l'absence d'autres aPL. Contraire- s rine, l'acide phosphatidique, le phosphatidylglyc rol ment aux aPE d'isotype IgM, les aPE d'isotype IgG sont et le phosphatidylinositol ; les phospholipides neutres tr s d pendants de cofacteurs prot iques comme les sont la phosphatidyl thanolamine, la sphingomy line et kininog nes de haut poids mol culaire : leur pitope, la phosphatidylcholine.
8 Conformationnel, ne serait exprim que lorsqu'ils sont li s la PE. Des prot ines li es aux kininog nes, comme anti-PT ne sont pas sp cifiques du SAPL (d crits au la pr kallicr ine et le facteur XI, pourraient galement cours de certaines maladies infectieuses). jouer le r le de cofacteur. Ce caract re d pendant ou L'annexine V est un anticoagulant naturel pr sent en non n'est pas li au contexte clinique associ . Des anti- forte concentration dans le cordon et le placenta. Des corps des deux isotypes IgG et IgM peuvent coexister anticorps anti-annexine V ont t d crits au cours de ou tre pr sents isol ment.
9 Les IgG seraient fortement SAPL avec thromboses et/ou pertes f tales. Mais ces associ es au lupus, presque toujours en association avec r sultats sont controvers s, peut- tre en raison des dif- d'autres aPL, aCL, LA et anti- 2 GPI. Des aPE d'iso- f rences m thodologiques. Des tudes sont n cessaires type IgM ont t d crits comme pouvant tre les seuls pour tablir leur valeur clinique. aPL pr sents au cours de pertes f tales et de throm- boses inexpliqu es, en l'absence de maladie auto- Crit res du syndrome des anti-phospholipides immune, r alisant un SAPL-like . Leur technique de recherche n'est pas standardis e (avantage du s rum de (SAPL).)
10 Veau f tal sur le s rum de b uf, pour le tampon de Les crit res diagnostiques du SAPL ont t d finis . saturation) ; leur recherche n'est pas couramment r a- Sapporo et publi s en 1999. Ces crit res ont t actuali- lis e. s s par des experts internationaux lors du congr s sur le SAPL de 2004 Sydney, et publi s en 2006. Anticorps anti-cofacteurs prot iques Le diagnostic de SAPL repose sur la pr sence d'un cri- Pour tre consid r s comme thrombog nes, il faut que t re clinique et d'un crit re biologique. les aPL soient strictement d pendants, pour leur fixa- tion in vivo et in vitro, de cofacteurs/cibles prot iques : Crit res cliniques la 2 GPI, reconnue par les aCL et certains LA, la pro- Au moins une thrombose vasculaire : art rielle, vei- thrombine reconnue par certains LA, les prot ines C ou neuse profonde, capillaire, confirm e par imagerie ou S, l'annexine V (prot ine anticoagulante placentaire), la histologie.