Transcription of BRUCELLOSE BOVINE - gds46.asso.fr
1 BRUCELLOSE BOVINE Il n y a presque plus de BRUCELLOSE BOVINE en France, % des cheptels infect s contre % fin 1998. LA MALADIE La BRUCELLOSE BOVINE est une zoonose de r partition mondiale due, le plus souvent brucella abortus. Cependant elle est g n ralement li e M. melitensis dans les zones d end mie de BRUCELLOSE ovine et caprine. Elle est beaucoup plus rarement due B. suis (porcs).En France, l infection est d sormais sporadique ( % de cheptels infect s en 1998) et touche plus particuli rement le Massif Central et le sud du pays. L incubation peut durer de quelques jours plusieurs mois. Les manifestations cliniques les plus fr quentes sont l avortement chez la femelle (au dernier tiers de la gestation), l orchite chez le m le. L avortement n est cependant pas syst matique et une gestation terme avec part normal est possible, notamment chez les femelles infect es en fin de gestation. Une quantit importante de brucella est excr t e par la femelle infect e par les voies g nitales et mammaires (lait et colostrum), y compris dans les formes asymptomatiques.
2 L infection se transmet par la voie cutan e (peau l s e, muqueuses oculaires, rhinopharyng es, digestives, respiratoires et g nitales). Les principales sources d infection sont le foetus, les eaux foetales et les s cr tions g nitales lors d avortement, mais aussi le nouveau-n viable lors d un part normal. L alimentation des veaux avec du colostrum ou du lait de vache infect e, ainsi que la monte naturelle ou l ins mination artificielle par l interm diaire de sperme de taureau infect , sont d autres modes de transmission. La r sistance importante des brucella dans le milieu ext rieur, parfois de longues p riodes, contribue la transmission indirecte de l infection (mat riels d levage, locaux, v hicules, v tements, bottes, fumier, p tures, ). Les brucella sont n anmoins sensibles la chaleur et sont d truites par pasteurisation ou traitement du lait pendant plus de 30 minutes entre 60 et 70 C. Les mat riels contamin s peuvent tre d sinfect s par vapeur haute pression. Un traitement chimique est cependant recommand pour la d sinfection des locaux.
3 Le xyl ne (1ml/l) et la cyanamide calcique (20 Kg/m ) sont efficaces sur le lisier en 2 semaines. Enfin, un traitement d une heure l hypochlorite de sodium ( %), la soude caustique (2-3 %), la chaux teinte 20 %, ou par une solution de formald hyde 2 %, permettent la destruction des brucella sur les surfaces contamin es. L homme se contamine le plus souvent au travers de la peau ou des muqueuses orales, respiratoires ou digestives, soit par consommation de produits laitiers frais, soit en manipulant les animaux infect s ou leurs organes. Le diagnostic de certitude repose chez les bovins sur l isolement bact riologique de brucella partir des s cr tions g nitales ( couvillons), du lait, de l avorton (estomac, rate, poumon), des membranes foetales, du sperme ou du liquide articulaire. Le d pistage s rologique peut tre r alis sur le sang ( preuves l antig ne tamponn [EAT], par fixation du compl ment [FC] ou ELISA). Il peut l tre galement sur le lait individuel ou sur le lait de m lange de l exploitation ( preuves de l anneau ou ring-test [RT], et ELISA).
4 La r ponse s rologique appara t g n ralement 15 jours 3 semaines apr s l infection, mais plusieurs mois peuvent parfois s couler avant qu elle soit d celable. LA PROTECTION DES ELEVAGES SAINS Du fait du faible niveau de pr valence de l infection, la prophylaxie de la BRUCELLOSE BOVINE en France est exclusivement sanitaire et fond e sur la surveillance s rologique des cheptels indemnes, le d pistage et l assainissement des cheptels infect s. DECLARATION DES AVORTEMENTS Les avortements et toute affection de l appareil g nital m le sont obligatoirement d clar s aux services v t rinaires et font l objet, dans les meilleurs d lais, de pr l vements effectu s par le v t rinaire et destin s la recherche bact riologique et s rologique de la BRUCELLOSE . Lorsque ces signes sont associ s un isolement de brucella ou un r sultat s rologique positif, les animaux sont consid r s comme atteints de BRUCELLOSE r put e contagieuse (BRC). QUALIFICATION ET SURVEILLANCE DES CHEPTELS SAINS Un cheptel bovin est qualifi officiellement indemne de BRUCELLOSE , si aucune r action s rologique n a t observ e au cours de deux s ries d EAT espac es de 6 mois 1 an.
5 La surveillance des cheptels laitiers est r alis e par un contr le sur le lait de tank par RT, confirm , s il est positif, par ELISA dans les zones d pistage mensuel et par RT ou/et ELISA dans les zones d pistage trimestriel (pr valence tr s faible). La surveillance des cheptels allaitants est r alis e par un contr le annuel en EAT des animaux adultes de l exploitation. CONTROLE DES MOUVEMENTS D ANIMAUX Seuls les animaux issus de cheptels indemnes ou officiellement indemnes sont admis transhumer ou tre introduits temporairement ou d finitivement dans un autre cheptel. Les animaux faisant l objet d une transaction commerciale doivent, en plus, tre soumis individuellement un contr le s rologique par EAT et FC (ou ELISA) dans les 15 jours suivant la livraison. Ils doivent galement tre accompagn s du document sanitaire officiel pr cisant le statut du cheptel d origine. En cas de r sultat positif, il y a r dhibition, c est dire annulation de fait de la vente. L ASSAINISSEMENT DES ELEVAGES INFECTES Les exploitations infect es, identifi es lors de la surveillance, lors d un contr le d introduction ou l occasion d un avortement, sont plac es sous haute surveillance des services v t rinaires (sous arr t pr fectoral de d claration d infection lors de BRC).
6 L exploitation est s questr e et tout mouvement d animaux interdit. Un vide sanitaire des p tures contamin es d au moins deux mois doit tre respect . Les animaux identifi s comme infect s au moyen d une preuve s rologique (EAT et ELISA), bact riologique sont isol s, marqu s (1 ou 2 perforations l oreille gauche) et abattus dans un d lai d un mois. Apr s d sinfection, les animaux restants subissent des contr les s rologiques jusqu l obtention d une nouvelle qualification. Cependant, les risques de r surgence li s la m thode d abattage partiel ont conduit les autorit s recommander le recours le plus syst matique possible l abattage total (obligatoire d s l atteinte d un taux d infection cumul de 5 % des animaux du cheptel). COMPENSATIONS FINANCIERES L Etat apporte une aide financi re pour l assainissement des cheptels infect s, pour le d pistage et l abattage des animaux positifs. REACTIONS SEROLOGIQUES FAUSSEMENT POSITIVES ( ATYPIQUES ) Depuis 1990, les r actions s rologiques faussement positives (RSFP) en BRUCELLOSE BOVINE , li es vraisemblablement une infection des animaux par Yersinia enterocolitica O:9, sont devenues tr s fr quentes sur l ensemble du territoire.
7 Malgr leur grande sp cificit , tous les tests s rologiques classiques pratiqu s sur le sang (EAT,FC,ELISA) croisent fortement au plan antig nique avec celui de O:9 et sont susceptibles de donner des RSPF. Tr s g n ralement, ces r actions ne concernent qu un nombre tr s faible d animaux (1 ou 2 animaux dans 80 % des cas). Elles touchent pr f rentiellement les animaux jeunes (de 1 3 ans) et disparaissent le plus souvent rapidement (en moins d un mois dans 60 % des cas). Les RSFP constituent un handicap majeur pour la conduite de la prophylaxie car il est d sormais impossible d tablir un diagnostic de certitude sur la base des r sultats s rologiques r alis s sur un seul pr l vement. L utilisation d examens compl mentaires insensibles aux RSFP (RT,ECA Epreuve Cutan e Allergique la BRUCELLOSE , recherche bact riologique) l chelle du troupeau est alors indispensable pour identifier ou carter avec plus de certitude l infection brucellique.