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B ton sans retrait : une gageure ? De nombreux travaux ont t r alis s sur ce sujet, mais en pratique, m me si les solutions existent, les applications restent limit es. On parlera plut t de b ton faible retrait plut t que de b ton sans retrait. La solution consiste, non pas annuler le retrait au niveau microstructural, puisque c'est un ph nom ne in luctable qui accompagne l'hydratation du ciment Portland, mais le combattre par l'addition d'agents produisant un gonflement. La somme des termes de gonflement et de retrait produit donc, en fonction de la cin tique et de l'amplitude des ph nom nes, soit un faible retrait, soit un gonflement, et, plus rarement, une d formation nulle, l' chelle macrostructurale. Cette chimie est d licate contr ler en fonction des conditions ext rieures de temp rature et d'hygrom trie.

Béton sans retrait : une gageure ? De nombreux travaux ont été réalisés sur ce sujet, mais en pratique, même si les solutions existent, les applications restent limitées.

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1 B ton sans retrait : une gageure ? De nombreux travaux ont t r alis s sur ce sujet, mais en pratique, m me si les solutions existent, les applications restent limit es. On parlera plut t de b ton faible retrait plut t que de b ton sans retrait. La solution consiste, non pas annuler le retrait au niveau microstructural, puisque c'est un ph nom ne in luctable qui accompagne l'hydratation du ciment Portland, mais le combattre par l'addition d'agents produisant un gonflement. La somme des termes de gonflement et de retrait produit donc, en fonction de la cin tique et de l'amplitude des ph nom nes, soit un faible retrait, soit un gonflement, et, plus rarement, une d formation nulle, l' chelle macrostructurale. Cette chimie est d licate contr ler en fonction des conditions ext rieures de temp rature et d'hygrom trie.

2 Ainsi, le mat riau peut facilement gonfler plus que pr vu, ce qui produit des fissures, ou au contraire r tr cir, ce qui produit aussi des fissures (puisque l'ouvrage aura t con u pour un mat riau sans retrait ). Pour produire le gonflement, les r actions chimiques recherch es sont souvent la formation d' ttringite, combinaison d'alumine, de chaux, de sulfates, et de beaucoup d'eau. En se formant, l' ttringite provoque des pressions internes positives qui viennent donc se superposer au retrait naturel du clinker hydrat , provenant quant lui de pressions n gatives. En ajoutant du pl tre (qui contient des sulfates) au ciment Portland, on peut par exemple produire une telle r action de gonflement. D'autres solutions existent, comme celle consistant introduire des poudres d'aluminium dans le mat riau. Le milieu tant basique, une r action de formation d'alumine entra ne un d gagement d'hydrog ne.

3 Le gaz, r parti sous forme de micro bulles, augmente le volume apparent du mat riau et provoque donc un gonflement - cette derni re solution est rarement utilis e en b ton arm et interdite en pr contrainte - cause d'un risque observ de fragilisation des armatures en pr sence d'hydrog ne atomique. L'industrie cimenti re russe ou des USA propose des ciments faible retrait. En France, l'offre est limit e aux mortiers pr ts l'emploi, disponibles en sacs. Une raison de cette limitation de l'offre vient de la faible demande, du fait de freins bien pratiques. En effet, l'exp rience internationale montre clairement que 2 contraintes de chantier limitent en r alit le d veloppement de tels mat riaux. L' ttringite - qui contient 32 moles d'eau par mole - n cessite beaucoup d'eau pour se former, et ce, en pratique pendant au moins 7.

4 Jours. Il est donc indispensable de prot ger les surfaces de b ton frais en contact avec l'atmosph re par un film d'eau permanent (cure l'eau) pendant cette p riode, sous peine de ne pas former les bons produits. L'organisation de chantier en est alors modifi e de mani re tr s significative, ce qui en augmente le co t. Il faut donc pr voir d s l'appel d'offre que l'ouvrage sera construit en b ton faible retrait. De plus, plut t que de laisser le gonflement s'op rer librement, il a t prouv qu'il est pr f rable de le bloquer, de mani re provoquer des auto contraintes de compression, lesquelles se superposeront ensuite aux contraintes de traction dues au retrait. Pour le scellement d'une pi ce m tallique dans une cavit , les parois de la cavit vont emp cher le gonflement et cr er les fameuses contraintes de compressions recherch es.

5 Mais, pour d'autres l ments, comme un dallage industriel ou une chauss e, il faudrait bloquer le gonflement du mat riau par la cr ation de massifs importants aux extr mit s, ce qui n'est pas ais et certainement co teux. On voit bien la difficult d'application des ces b tons faible retrait, ce qui limite leurs applications, en Europe, aux scellements, clavages et calages.


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