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Quand l’art prend le métro - stib.be

Quand l art prend le m voyage dans la plus grande galerie d art souterraine de BruxellesLe chemin de fer m tropolitain , devenu au fil des ans,par contraction ou simplement par paresse, le m tro , aservi longtemps ce pour quoi il tait con u: un mode detransport public circulant partiellement ou totalement ensouterrain. Point la , depuis la cr ation du premier m tro Londresen 1863, cette conception restreinte du terme volua sen-siblement vers beaucoup plus que assurer le transportde passagers .L'augmentation consid rable du nombre de voyageursempruntant ce moyen de d placement fit prendre con-science, d'une part, du ph nom ne de masse que celaconstituait et, d'autre part, des possibilit s d'exploitationde ce ph nom ne. C'est ainsi que le m tro devint soit laproie de publicistes de plus en plus voraces soit la vitrinemonumentale destin e prouver la puissance d'un le pire des cas, les boyaux mornes du transport souter-rain devinrent le symbole de la d shumanisation de la vieen milieu , au d but des ann es 60, un projet de m tro Bruxelles se concr tisa, ses concepteurs tent rent d'em-bl

Quand l’art prend le métro... Un voyage dans la plus grande galerie d’art souterraine de Bruxelles

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1 Quand l art prend le m voyage dans la plus grande galerie d art souterraine de BruxellesLe chemin de fer m tropolitain , devenu au fil des ans,par contraction ou simplement par paresse, le m tro , aservi longtemps ce pour quoi il tait con u: un mode detransport public circulant partiellement ou totalement ensouterrain. Point la , depuis la cr ation du premier m tro Londresen 1863, cette conception restreinte du terme volua sen-siblement vers beaucoup plus que assurer le transportde passagers .L'augmentation consid rable du nombre de voyageursempruntant ce moyen de d placement fit prendre con-science, d'une part, du ph nom ne de masse que celaconstituait et, d'autre part, des possibilit s d'exploitationde ce ph nom ne. C'est ainsi que le m tro devint soit laproie de publicistes de plus en plus voraces soit la vitrinemonumentale destin e prouver la puissance d'un le pire des cas, les boyaux mornes du transport souter-rain devinrent le symbole de la d shumanisation de la vieen milieu , au d but des ann es 60, un projet de m tro Bruxelles se concr tisa, ses concepteurs tent rent d'em-bl e d' viter ces pi ges.

2 Le fil conducteur qui pr sida l' laboration de ce nouveau r seau souterrain tait qu'ilfallait cr er un milieu ouvert, vivant et original. Toutes lesstations devaient tre diff rentes, soit par leurs formes,soit par la nature de leurs parach vements tout en gar-dant une unit dans leur d coration. Ainsi, le voyageurverrait d filer des stations dot es chacune d'une ambianceet d'une identit propres dans lesquelles il retrouveraitcependant des l ments constants qui lui permettraientde s' choix se porta, en outre, sur l'emploi de mat riaux noblesdonnant une impression de confort, voire de luxe, co teuxsans doute, au d part, mais r sistant bien l'usure du un grand couturier pr sente une nouvelle collec-tion, il pare ses mannequins des plus beaux bijoux pr t spar les meilleurs joailliers.

3 C'est peut- tre dans cet tatd'esprit que,soutenus par le ministre des communicationsde l' poque, les dificateurs du m tro bruxellois d cid rentque l' Art ne pouvait tre absent de cette grande sent, tant dans les cit s anciennes que dans lesvillesmodernes, l'art est souvent r serv un petit nombred'initi s. Sachant que l'homme de la rue se d tourne deplus en plus de l'art clo tr dans les mus es, les palais etles centres culturels ou jalousement gard au coeur degrandes institutions bancaires, il fallait le confronter, surle chemin de la vie quotidienne, avec la peinture et lasculpture de son , consciemment ou non, des dizaines de milliers devoyageurs c toient chaque jour l'art contemporain, sanscontrainte et sans tre importun s par la p danterie quicaract rise parfois la soi-disant diffusion des arts et d part, la s lection des oeuvres d art dans le m tro taitune comp tence du minist re national des la suite, la commission artistique du m tro cr e parce minist re, a c d la place, lors de la r gionalisation.

4 LaCommission Artistique des Infrastructures de D pla-cement (CAID) qui a, depuis une quinzaine d ann es, assur et coordonn la s lection et la pose des oeuvres dans lesouvrages souterrains de transport public, mais aussi danscertains art res r commission tient compte dans ses choix de la cr ativit actuelle de l artiste en fonction du lieu concern . Sonexp rience, sa r putation, le concept, l image et le budgetsont galement pris en consid , le m tro de Bruxelles est donc devenu un v rita-ble mus e vivant. De nombreuses oeuvres d art d corentles quais, les salles des guichets et les couloirs. Tous lesgenres sont repr sent s: peintures, sculptures, photos,vitraux,..ainsi que tous les mat riaux, de la toile au bronzeet du bois au verre en passant par l' 'art a donc pris le m tro et depuis, le m tro prend l'art,comme on prend l'air et il s'en trouve, ma foi, fort bien!

5 Quand l art prend le m uvre: 1976(Anneessens),2006(Delta)stationDelta Alechinsky Pierre / Dotremont ChristianSept Ecritures[5 Pierre Alechinsky (Bruxelles, 1927).Le peintreMondialement connu, Pierre Alechinsky vit en France depuis fit de nombreux voyages en Extr me Orient d o il ramena sapassion pour la calligraphie. Il est un des membres fondateur dugroupe COBRA. Ce mouvement, cr en 1948, r unit des artistesqui pr conisent un retour un art plus provocant, agressif Dotremont (Tervuren, 1922 Buizingen, 1979).Le po teSa rencontre avec Magritte en 1940 est d terminante. D j co-fondateur avec Jorn et Appel du groupe COBRA, il lance le groupe surr alisme r volutionnaire en 1948. Il cr e des dessins-mots et des peintures-mots , qu il appelle les Ecrits gr ce auxquelssa po sie est incorpor e la peinture des autres.]

6 Son propos estd int grer le langage dans l oeuvre est n e d une collaboration entre ces deux Alechinsky a peint dans son atelier sept panneaux, divi-s s chacun en trois cases de dimensions vari es: deux pourl image (dans lesquelles l artiste a d velopp un lien entredes r f rences v g tales et animales) et une troisi me desti-n e recevoir la po sie de Christian Dotremont. Ce dernierparle de logogrammes . Il s agit de lettres et de mots trans-pos s dans un graphisme libre et aventureux gr ce un mou-vement spontan de la main. Cette calligraphie ne permet plusla lecture. Il s en d gage une vigueur particuli re, comme celled une danse l gante et d un mouvement rythmique dansl th mes abord s sont la roue et l abri. L oiselle aux paupi -res baiss es offre des courbes r p titives, se redresse, pousse soncri, s envole et cela sept fois comme le feuilleton d une semaine.

7 L criture de Dotremont, par son rythme, s int gre tr s biendans cette cr de chine sur papier press sur bois et r sine synth artistesL artistestationGare du MidiL uvre: 2004 Cette oeuvre exhale le romantisme pur. La peinture voque,en cinq toiles s par es, le survol d un paysage arbor , baign d une l g re brume. Il s agit d une oeuvre tr s styl e qui facilitesa bleu de la peinture fait penser un espace imaginaire,a r , avec beaucoup de libert . Jacques Bage s est en effetinspir du mythe d Icare, en s imaginant comment il aurait vule paysage pendant son ascension vers le ciel. Le regard nousconduit vers un horizon lointain travers la d clinaison de lalumi re et le vallonnement des paysages. Le ciel prend d ailleursplus de place que le paysage, pour donner l impression de sur-vol.

8 L oeuvre d art doit tre, pour le passant, en contraste avecl agitation de la station et procurer une certaine tranquillit .Peinture acrylique sur toile maroufl e sur Bage (Li ge, 1942)N Li ge, Jacques Bage a fait des tudes l Institut Saint-Luc de Mons et s est perfectionn en peinture et gravure l Acad mie Royale des Beaux-Arts de Mons, ainsi qu en c ramique Hornu. Depuis le milieu des ann es septante, Jacques Bage aparticip de nombreuses expositions. On remarque de tempsen temps chez Bage une plus grande abstraction, mais ses pein-tures r centes sont nouveau plus concr tes, avec la naturecomme source d inspiration, tout comme c tait le cas sesd buts. Les paysages qu il peint exhalent une atmosph re floue,brumeuse, dans laquelle les formes s estompent et se transfor-ment en voiles color s, qu il s agisse de nuages, d arbres ou demouvements de l eau.

9 Dans certaines de ses oeuvres r centes, lescouleurs sont un peu plus pures et plus contrast es et sont ler sultat d un coup de pinceau tr s contr l .Bage JacquesFlying Over[7L uvre: 1998 Elisabeth Barmarin a repr sent le roi Baudouin debout etsemblant rejoindre le lieu de passage. Il s agit d une sculpture,de 1m 20 de large sur 2m 25 de haut, de style r aliste, o lasobri t et la simplicit donnent le atelier, Elisabeth Barmarin a utilis un haut-relief en terres ch e repr sentant le roi Baudouin. La terre en est d chir eet fissur e. La douleur, la perte y sont enferm es et ainsi confir-m es lors du de la cr ation de cette oeuvre, la terre molle a t trans-form e en bronze, qui est un mat riau plus solide, commesymbole de la m moire d un peuple.]

10 Il s agissait pour l artisted une t che vraiment motionnelle que de r aliser une sculp-ture sur un lieu public (et finalement aussi la pr sence/absence)de quelqu un dont la disparition a plong le pays dans le roi, l artiste a grav plusieurs silhouettes qui repr -sentent les nombreuses personnes qui aimaient leur Barmarin voque volontiers la r action d un respon-sable de la STIB: On dirait que le roi est entre ciel et terre .Bas-relief en bronze patin .Elisabeth Barmarin (Lodelinsart, 1915).Elisabeth Barmarin suit les cours de l Acad mie des Beaux-Artsde Bruxelles o elle r alise des portraits, des modelages et sedistingue surtout dans la sculpture, domaine dans lequel elleobtient de nombreux d bute avec des personnages styli-s s. Elle trouve galement son inspiration dans le th me de la m reet de l enfant, bien que l on voie r guli rement des oiseaux dans sessculptures.


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