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Historique du 62 Régiment d’Infanterie (1914 …

Historique du 62e R giment d'Infanterie (1914-1918). Henri CHARLES-LAVAUZELLE, Paris, Editeur Militaire, 1920. Transcrit par Jean-Luc DRON, 2011. Historique du 62e R giment d'Infanterie (1914-1918). Henri CHARLES-LAVAUZELLE, Paris, Editeur Militaire, 1920. Transcrit par Jean-Luc DRON, 2011. Historique du e 62 R giment d'Infanterie A la mobilisation, le 62e , qui fait partie de la 43e brigade (22e division, 11e ), est command par le colonel Costebonnel. Au cours d'une prise d'armes pass e avant le d part, cet officier sup rieur, dans une harangue empreinte du plus pur patriotisme, indique tous le chemin du devoir et la grandeur du sacrifice que la Patrie attend d'eux.

Historique du 62 e Régiment d’Infanterie (1914-1918). Henri CHARLES-LAVAUZELLE, Paris, Editeur Militaire, 1920. Transcrit par Jean-Luc DRON, 2011. déploiement prématuré, sans se laisser accrocher, commence les travaux de défense qui sont

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1 Historique du 62e R giment d'Infanterie (1914-1918). Henri CHARLES-LAVAUZELLE, Paris, Editeur Militaire, 1920. Transcrit par Jean-Luc DRON, 2011. Historique du 62e R giment d'Infanterie (1914-1918). Henri CHARLES-LAVAUZELLE, Paris, Editeur Militaire, 1920. Transcrit par Jean-Luc DRON, 2011. Historique du e 62 R giment d'Infanterie A la mobilisation, le 62e , qui fait partie de la 43e brigade (22e division, 11e ), est command par le colonel Costebonnel. Au cours d'une prise d'armes pass e avant le d part, cet officier sup rieur, dans une harangue empreinte du plus pur patriotisme, indique tous le chemin du devoir et la grandeur du sacrifice que la Patrie attend d'eux.

2 Un immense cri de : Vive la France r pond ces nobles paroles. Le 7 ao t, le 62e s'embarque Lorient. Le trajet de la caserne la gare est, pour le r giment, une v ritable marche triomphale. Une foule mue l'entoure et l'acclame sans discontinuer. Le sous-pr fet, la municipalit et toute la population lorientaise se trouvent la gare pour saluer le drapeau et les bataillons qui partent pour la fronti re. Les soldats sont anim s d'un enthousiasme indescriptible ; des cris de joie s' l vent de toutes parts, on a l'impression que chacun s'appr te faire consciencieusement son devoir pour d fendre le sol sacr de la Patrie menac e et d j envahie.

3 En cours de route, Versailles, le r giment apprend la prise de Mulhouse. Cette nouvelle soul ve de nombreux cris d'enthousiasme. Dans la soir e du 9 ao t, le r giment d barque Ch tel-Cherry1 ; aux confins de la for t de l'Argonne, pr s d'Apremont. Le 10 ao t, le 62e cantonne Germont et Belleville (3e bataillon). Le 11 ao t, les marches de concentration commencent. Le r giment se porte dans la direction de Sedan, et atteint Noyers (au sud de Sedan), le 15 ao t. Le 16 ao t, 8 h 30, un peloton de la 8e compagnie est envoy Bazeilles en soutien de la cavalerie divisionnaire op rant sur la rive droite de la Meuse en liaison avec la 21e A 13 h 15, la 9e compagnie est dirig e sur Vadelincourt pour reconna tre les passages de la Meuse ; 16 h 15, le r giment, qui fait partie de l'avant-garde de la division, se porte sur Muno par Douzy, Pourru-Saint-R my et Messincourt.

4 Il atteint Muno (Belgique) 22 h 15 o . il s'installe en cantonnement d'alerte couvert par le bataillon Voilliard qui prend les avant- postes. Le 17 ao t, 6 h 15, l'avant-garde de la division re oit Muno (Belgique) l'ordre d'occuper Escombres (France) et les hauteurs d'Escombres pour couvrir la division ; 7 h 15, le r giment quitte Muno pour Escombres o il s'installe en cantonnement d'alerte. Le 18 ao t, 4 h le r giment, qui a re u la mission d'organiser la position, en vue d'une premi re r sistance sur les lignes nord et est d'Escombres pour forcer l'ennemi un 1.

5 Ch tel-Ch h ry (Ardennes). Historique du 62e R giment d'Infanterie (1914-1918). Henri CHARLES-LAVAUZELLE, Paris, Editeur Militaire, 1920. Transcrit par Jean-Luc DRON, 2011. d ploiement pr matur , sans se laisser accrocher, commence les travaux de d fense qui sont termin s 11 h. Le 20 ao t, la division marche offensivement vers le nord. Le 62e formant avant-garde de la division quitte Escombres 19 h 30 et se porte sur Dohan et Auby, o il passe la nuit. Le 21 ao t, la marche offensive continue et le r giment arrive Bertrix 16 h o il cantonne en se couvrant par des avant-postes.

6 Le 22 au matin, un petit poste de la 12e compagnie aper oit une patrouille de cavaliers allemands ; il la repousse par son feu. Vers 10 h deux avions ennemis apparaissent tr s faible hauteur ; les avant-postes ouvrent le feu sur eux, un des appareils est descendu, mais l'autre r ussit rentrer dans ses lignes. Vers midi, la division reprend la marche en avant. Le r giment se dirige sur Paliseul o il doit cantonner ; mais, avant d'atteindre cette localit , on entend la fusillade, une action se d roule, plus au nord, quelques kilom tres.

7 Le g n ral de division pousse le 62e sur Messin2. pour appuyer les r giments d j engag s. Le bataillon Voilliard forme l'avant-garde. Les Allemands ont mis le feu Messin. Arriv 4 km au sud de cette ville, on entend le bruit du canon et celui de la fusillade qui augmentent d'intensit . Sur la route, des civils fuient, des bless s reviennent des lignes ; ils appartiennent au 2e r giment de chasseurs . cheval, au 19e , au 118e et au 116e. La division est d j engag e, c'est la bataille. Le 62e quitte sa formation de marche et prend une formation articul e l'ouest de la route, puis, par une marche d'approche il se dirige sur Messin.

8 Le terrain est bois et difficile ; les unit s sont en butte aux feux de l'artillerie allemande, puis de l'infanterie qui occupe tr s solidement Messin. Le r giment d bouche de la zone bois e apr s avoir d pass la route d'Our. Le feu de l'infanterie allemande devient ce moment extr mement violent, un ennemi invisible, en position sur les hauteurs de Messin, avec un grand nombre de mitrailleuses, ouvre un feu nourri sur toutes les fractions qui essaient de descendre sur cette localit ; l' lan de nos bataillons vient se briser contre cette forte d fensive, ils subissent des pertes s rieuses.

9 Cependant, malgr l'intensit du feu de l'ennemi, les 1re et 3e compagnies et des l ments du r giment r ussissent progresser jusqu' 600 m tres environ de Messin. Vers 19 h le clairon sonne la charge, les hommes s' lancent dans un lan irr sistible l'assaut, Messin est pris : 60. prisonniers restent entre nos mains. Entre temps, vers 17 h, les 2e et 4e compagnies, r serve de , sont alert es. Un lieutenant du 35e d'artillerie vient pr venir le capitaine Weisbecker, commandant le demi-bataillon, que les batteries sont compromises.

10 Les 2e et 7e compagnies mettent ba onnette au canon et chargent r solument l'ennemi avec lequel elles engagent une lutte corps corps autour des caissons, d passent les batteries et s'engagent dans un bois fortement tenu par l'ennemi ;. accueillies par un feu terrible d'infanterie et de mitrailleuse, qui les prend de front et de flanc, elles sont oblig es de r trograder. Mais leur vigoureuse attaque arr te l'avance de l'ennemi et permet de d gager plusieurs de nos pi ces d'artillerie. Pendant la nuit, les l ments du 62e qui ont pu p n trer dans Messin, couchent dans le village et s'y organisent et r ussissent m me repousser trois contre-attaques ennemies.


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