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1 Document informatif pour la visite du bloc op ratoire manuel V2010 2011_01_03_DAQSS_DF_TDL 1/9 Document informatif pour la visite du bloc op ratoire dans un tablissement de sant Proc dure V2010 D cembre 2010 L organisation d un bloc op ratoire est complexe, car elle doit permettre de r unir au moment voulu tous les l ments n cessaires l intervention : accueil du patient pr par , inform , professionnels pr sents form s, quipement adapt s et fonctionnel, mat riel st rilis dans le respect des normes, m dicaments prescrits en respectant les bonnes pratiques, prestations externes conformes. Chaque composante du bloc doit prendre en compte des modalit s de gestion et de programmation dont le bloc op ratoire n est pas enti rement ma tre, d o l importance d une bonne coordination entre les acteurs du bloc et les professionnels ext rieurs.
2 L objectif de la visite du bloc op ratoire est de v rifier si les dispositions techniques et organisationnelles mises en place assurent, au travers des exigences du manuel V2010, la qualit et la s curit du patient op r . 1 S quences et organisation : Cette tude ne se limite pas au seul crit re 26a mais peut int grer l exploration d autres sujets, l ments compl mentaires li s la gestion du bloc , la s curit du patient, au respect des pr cautions standards d hygi ne en milieu interventionnel, exprim s dans le cadre du manuel de certification par d autres crit res. la visite des blocs op ratoires dure entre 2 et 4 heures en fonction de la r partition des sites. Deux experts visiteurs participent cette visite . Plusieurs circuits doivent tre organis s. En pratique, un tablissement qui dispose de plusieurs sites de blocs doit proposer la visite du bloc r serv l urgence, le bloc maternit (lieu o se d roule les c sariennes), le bloc o sont r alis s des interventions en ambulatoire ( bloc orthop die par exemple), le bloc o est r alis l acte le plus fr quent et le bloc o est r alis l acte le moins fr quent (se conf rer la fiche 8 du guide expert visiteur).
3 Il est propos d organiser cette visite sur chaque site en trois phases : - rencontre avec les responsables de secteurs et les membres du conseil de bloc ; - change avec les professionnels en exercice pour comprendre l organisation mise en uvre pour chacun des circuits, de l accueil du patient sa sortie. Cette phase comprend l observation des locaux ; - observation, sur au moins un site, de l installation d un patient op r jusqu au time out pour appr cier la mise en place et surtout l utilisation de la check list S curit du patient au bloc op ratoire . Chaque expert visiteur est accompagn sur le site par un professionnel du service. Il observe et questionne sur place des professionnels en activit . Document informatif pour la visite du bloc op ratoire manuel V2010 2011_01_03_DAQSS_DF_TDL 2/9 2 Conduite de la visite Les points les plus importants attendus et utiles pour une visite au bloc op ratoire sont r pertori s ci-apr s sous diff rentes th matiques : le management, le respect du droit du patient, la gestion des risques, le syst me d information, les pratiques professionnelles.
4 Management du bloc op ratoire Au bloc op ratoire, les circuits doivent tre identifi s et la prise en charge du patient organis e en cons quence : modalit s et moyens de prise en charge d s son accueil jusqu sa sortie (SSPI incluse). Des organisations sp cifiques s imposent pour chaque type de prise en charge m me lorsqu elles sont regroup es sur un m me site. Des circuits sp cifiques sont d finis pour les diff rents modes de prise en charge (hospitalisation compl te programm e, chirurgie ambulatoire, urgences imm diates, urgences diff r es (EA re 26a). Chaque circuit doit avoir fait l objet d tapes suivant un processus qui permettent de d tailler qui fait quoi, quand et comment. La chirurgie ambulatoire n cessite une organisation, identifi e d s la consultation pr op ratoire, jusqu la sortie du patient.)
5 L objectif est de garantir en toute s curit , le retour du patient son domicile, le jour m me de l intervention. L tude de la prise en charge d un patient en urgence au bloc doit tenir compte de liens, tablis en amont aupr s de professionnels du secteur des urgences (lien direct avec le crit re 25a Prise en charge des urgences et des soins non programm s ), aupr s de professionnels des secteurs cliniques (lien possible avec le crit re 17 a Evaluation initiale et continue de l tat de sant du patient et projet de soins personnalis ). - L activit complexe du bloc op ratoire n cessite la coordination des acteurs et la mise disposition du mat riel attendu et des comp tences requises. Ces diff rents l ments doivent tre pr cis s dans la charte, qui d taille le fonctionnement du bloc op ratoire (Arr t du 7 janvier 1993 relatif aux caract ristiques du secteur op ratoire article 8).
6 Valid par les instances, diffus aux acteurs, actualis , ce Document structurant d taille notamment : - les modalit s de r daction et de validation du programme op ratoire (implication des acteurs, concertation, Document valid , pr cis, fiable, accessible et r dig pr coc ment). - le r le du conseil de bloc (repr sentant la structure de pilotage avec une repr sentativit dans sa composition) - le r le du chef de bloc (gestionnaire des ressources humaines, de l organisation g n rale, du mat riel, garant de la s curit des soins et de la pr vention des risques). - les horaires de fonctionnement et les r gles d acc s (patients, personnel, circulation) La charte de bloc conforme aux normes r glementaires et aux recommandations des diverses soci t s savantes doit suivre les volutions organisationnelles du bloc op ratoire.
7 La charte de fonctionnement d finie et valid e par un conseil de bloc pr cise les modes de fonctionnement des circuits de prise en charge, tablit les responsabilit s et les modalit s d laboration, de r gulation des programmes op ratoires (EA re 26a). - Les informations n cessaires la prise en charge du patient sont communiqu s entre le bloc op ratoire, les secteurs d activit clinique et particuli rement avec le service des urgences, les secteurs m dico-techniques (anatomo-pathologie et imagerie) et le secteur logistique (transport). La tra abilit de ce transfert d information est act e par la pr sence de proc s verbaux de r union, de protocoles, proc dures et/ou de processus, fiches de liaison et informatisation ventuelle. Document informatif pour la visite du bloc op ratoire manuel V2010 2011_01_03_DAQSS_DF_TDL 3/9 L change d informations n cessaires la prise en charge du patient est organis entre le bloc op ratoire, les secteurs d activit clinique, m dico-technique, technique et logistique , (EA crit re 26a).
8 L tude des retours d exp rience, des incidents doit conduire si besoin des modifications de conduite et des ajustements de proc dures. A partir des visites de certification de janvier 2011, les experts-visiteurs utiliseront les r sultats de l indicateur DAN, pour r pondre cet l ment d appr ciation . (cf Guide de l expert-visiteur version 2011).. - Chaque responsable de bloc op ratoire doit s assurer de la mise disposition des moyens humains et mat riels dans le cadre du programme op ratoire. Reconnu de toutes les quipes, il assure la coordination et le respect des r gles. Il dispose de la ma trise des moyens et des informations n cessaires pour remplir sa mission. Il participe la planification, assure la coordination et l adaptation. ll dispose d une fiche de poste qui d taille sa mission.
9 Un responsable r gule les activit s du bloc op ratoire afin de garantir le respect de la programmation et la s curit du patient. (EA crit re 26a). La permanence des soins au bloc op ratoire impose la pr sence d un personnel comp tent, form , en nombre ad quat sur toute la dur e de fonctionnement du bloc et un fonctionnement SSPI effectif durant toute l amplitude horaire du fonctionnement de bloc . Les l ments informatifs li s la structure (grille d auto valuation sp cifique au bloc op ratoire 26a) permettent l expert vsiteur d clairer cet aspect. Le d cret de 5 d cembre 1994 pr cise que la SSPI est sous la responsabilit d un m decin anesth siste qui doit pouvoir intervenir tout moment. Le d cret recommande la pr sence d IADE mais pr cise que des IDE peuvent assurer la surveillance des patients admis en SSPI condition qu elles aient b n fici d une formation sp cifique, en respectant leur champ de comp tence (d cret N 2004-802 du 29 juillet 2004).
10 Sauf pour les patients dont l' tat de sant n cessite une admission directe dans une unit de soins intensifs ou de r animation, la surveillance qui suit le transfert du patient est mise en uvre dans une salle de surveillance post-interventionnelle.(D cret n 94-1050 du 5 d cembre 1994, Article D. 712-46). L expert visiteur peut tre amen , en fontion du p rim tre de la visite , questionner l tablissement sur l ad quation quantitative et qualitative des ressources humaines, de son r ajustement ventuel en fonction de l activit et de l identification des comp tences sp cifiques n cessaires la prise en charge du patient (lien possible avec l ment d appr ciation (EA re 3 a). - La prise en charge du patient n cessite la collaboration d acteurs ext rieurs : - de mani re continue : r unions et staffs r unissant responsables et professionnels de secteurs de soins, secteurs prestataires (st rilisation, approvisionnement, maintenance, r sultats d examens, interventions (anatomo-pathologie, imagerie), transport, entretien des locaux, linge, salubrit par exemple.))