Transcription of ENSEIGNER LES SVT : COMMENT?
1 ENSEIGNER LES SVT : COMMENT? Formation initiale compl mentaireLaurence ComteEEMCP2 UNE D MARCHE A PRIVILEGIER,LA DEMARCHE D INVESTIGATIONB eyrouth,le 18 janvier 2013 Objectifs de l enseignement des SVT Susciter l int r tpour les sciences Faire prendre consciencedu r le des sciences dans la compr hension dumonde Former la culture scientifique Rendre comp tent: faire acqu rir des connaissances faire acqu rir des savoir-faire (capacit s) d velopper des attitudes rendre l l ve capable d utiliser tout cela la fois Eduqueren mati re de sant , de sexualit , de s curit , d environnement, ded veloppement quence 1 : donner du sens sonenseignement Ancrer son enseignementsur des situations connues,concr tes, l environnement proche et l actualit . Susciter l tonnement, le questionnement, le d Varier les approchesetne pas complexifier:scientifique ne rime pas avec compliqu.
2 Eviter le dogmatisme: en science, toute connaissanceest consid r e comme valide tant qu elle r siste l preuve des quence 2 : adapter ses pratiques Pratiquer et faire pratiquer les modes deraisonnement propres aux sciences: le chercheurd couvre, s interroge, observe ou exp rimente,interpr te, conclus ou Mettre en uvre une p dagogie activeau cours delaquelle l l ve participe l laboration d un projet et l laboration de son savoir. Mettre l l ve en situation de r aliserdes productions crites ou pratiques pour construire les d marche privil laquelle : L l veparticipe l laboration du projet L l veparticipe la construction de son savoir L l ver alise des activit s pratiques vari es L l verend compte de ses activit s La d marche d investigation5 Une d marche privil gier inscrite dansles programmes Programmes de coll ge de l enseignement de sciences de la vie et de laTerre(BO n 6 du 28 ao t 2008) :Introduction commune aux disciplines scientifiques (page 4) : Dansla continuit de l cole primaire, les programmes du coll geprivil gient pour les disciplines scientifiques et la technologie uned marche d investigation.
3 Programmes de lyc e de SVT(BO n 4 du 29 avril 2010, BO n 9 du30 septembre 2010, BO n 8 du 13 octobre 2011 du ) ::Pr ambule : Lad marche d investigation, d j appliqu e l cole primaire et au coll ge, prend tout particuli rement son sensau lyc e, et s appuie le plus souvent possible sur des travaux d l vesau laboratoire. 6 Une d marche non exclusive Tous les objets d tude ne se pr tent pas sa miseen uvre. Il est n cessaire de diversifier les pratiquesp dagogiques. La couverture compl te et quilibr e du programmene permet pas de traiter toutes les notions enl autres d marches La d marche de projet : Indispensable pour former l autonomie et l espritd initiative (comp tence 7 du socle) Pr parer aux enseignements d exploration (MPS), auxTPE ( preuve anticip e du baccalaur at).
4 Pr parer l enseignement sup rieur, la vie d adulte. L expos par le professeur : Parfois n cessaire. Ne doit jamais constituer l essentiel d une s ance. Toujours int gr un raisonnement marche d canevas conceptuel une situation motivante suscitant la curiosit , la formulation d une probl matique pr cise, l nonc d hypoth ses explicatives, la conception d une strat gie pour prouver ceshypoth ses, la mise en uvre du projet ainsi labor , la confrontation des r sultats obtenus et deshypoth ses, l laboration d un savoir m morisable, nouveau probl me9 Situation de d partFormulation dela QUESTIONJe recherche, j utilise : desDOCUMENTS desDONNEES(ouvrages, banques dedonn es, documentshistoriques, etc.)J utiliseL OBSERVATION(en classe ou sur le terrain)Je fais appel uned marche exp rimentaleJe formule uneHYPOTHESEJ en recherche lesIMPLICATIONSJe r alise laMANIPULATIONJe construis lePROTOCOLE ouinonJe formulela REPONSE la question sous forme deTEXTE, DESSIN, SCHEMA, GRAPHIQUE, tireles conclusions :VALIDATION del hypoth seStrat gie de rechercheRepr sentationsdes l vesCONFRONTATIONdes r ponsesStructuration du savoir :BILAN10D marche d investigation :du concept la mise en oeuvre Ne pas caricaturer, ne pas figer le d Lors d une s ance : Ne pas chercher tout d velopper Choisirles aspects qui seront d velopp s A la fin de l ann e,toutes les tapesauront t envisag espar les l ves Privil gier lequalitatifau quantitatif.
5 Argumenter bien etlentement! Ne pas g n raliser de fa on abusive. Mettre syst matiquement les l ves en situation marche d investigation :moments et attitudes essentiels Une tapeincontournable:l entr e dans l activit (situation initiale etprobl me) l l ve sait ce qu il fait et pourquoi il le fait Desmoments cl squi font vivre la d marche et rendent l l veacteur: Propositions de pistes d investigation Mise en commun : changes, argumentation, raisonnement, coute del autre. Permettre l bullition intellectuelle:- Savoir s effacer durant l activit : Silence collectif de l enseignant et apport d aides individualis es- Ne pas confondre travail solitaire et travail autonome. Eviter les questionnement trop guid motivation : d o part-on? Un bilan des connaissances acquises ant rieurement Ce qui reste Un bilan des id es re ues , pr con ues , initiales.
6 Les repr sentations des l ves Une r f rence l actualit La pr sentation brutale d un fait Un travail de bibliographie et/ou de documentation Une situation concr te qui fait question Une uvre d art Un dessin humoristique ..13La probl matisation : que cherche-ton? L nonc d un probl me r soudre L nonc d un ph nom ne dont on cherche comprendre le m canisme L nonc d un inconnu que l on veut explorer L nonc d une opinion dont on veut faire un savoirDe la curiosit l objet d investigation rigoureuse14La conception de la strat gie de recherche :comment va-t-on faire pour chercher? L nonc d une hypoth se et de ses cons quencesv rifiables (si le sujet s y pr te) L nonc d un projet d observation (dans la nature,en laboratoire, etc.) L nonc d un projet d exploration de bases dedonn es ou de bibliographie L nonc d un projet d exp rimentation, demod l objet d investigation au projet d investigation15La mise en uvre du projet : cherchons!
7 Dur e principale Vari t infinie Une ou plusieurs activit s ..t che complexe Priorit au concret : les activit s pratiques sontmises en uvre le plus souvent investigation sensu stricto16 Laconfrontation :a-t-on trouv ce qu on cherchait?Echanges, d bats Faits recherch s / faits d couverts R sultats pr vus / r sultats obtenus Id es initiales / preuve des faits Divergence ventuelle des r sultats, erreurs etincompl tude Construction de la correctionLe bilan de l investigation17La terminaison L nonc du savoir construit : le bilan G n ralisation et/ou compl ments ventuels L nonc de ce qui reste un nouveau probl me?!18L l ve et la d marche d investigation L l ve d couvre, il n applique pas. L l ve sait ce qu il fait et pourquoi il le fait.
8 L l ve produit en autonomie (seul, en bin me, ) La confrontation des productions, la correction et lareformulation permettent la construction des une s ance : Identifier dans le programme (BO) : Connaissances construire Capacit s et attitudes travailler Concevoir la situation initiale ou constat de d part Formuler : Le probl me ou question r soudre Les hypoth ses attendues ou donn es par le professeur D finir : L (ou les) activit (s) envisag e(s)20 Construire une s ance : les activit s Pour chaque activit (elle peut tre unique) Lister le mat riel et/ou documents fournis ou utiliserdans le manuel D terminer la (ou les) capacit (s) mise(s) en uvre Formuler la consigne avec indication de production D finir les attendus en mati re de production Formuler la notion partiellement construite.
9 Pr parer les ventuels aides ou coups de pouce mis disposition21 Une ou des s s quence La r solution d un probl me peut parfois demanderplusieurs s ances de travail. S assurer que l l ve sait toujours pourquoi il fait cequ il fait! S appuyer sur des questions interm exemple : 6 meLes formes dedispersion des v g taux Connaissances : L installation des v g taux dans unmilieu est assur par des formes de dispersion : grainesou spores. Capacit s travailler : Formuler des hypoth ses sur le mode de diss mination d unesemence en fonction de ses caract res. Faire un dessin scientifique de certaines parties d un v g tal. Effectuer un geste technique en observant la loupebinoculaire certaines parties d un v g exemple : 6 meLes formes dedispersion des v g taux Situation probl me : observation (ou pr sentation dephotographies avant et maintenant) d un terrain l abandon dont on sait qu il a t totalement d nud (travaux) et qui est maintenant recouvert de v g ou r activation du constat r alis lors de la sortie ded but d ann e que certaines esp ces ont t plant es parles jardiniers alors que d autres sont spontan es.
10 Probl me : Comment ces v g taux qui n ont pas t plant sse sont-ils install s? Recueil d hypoth ses : Des graines (ou des morceaux deplantes) ont t amen es par l eau, le vent, les graines ont germ et donn les nouvelles exemple : 6 meLes formes dedispersion des v g taux Activit principale : observer l il nu et laloupe binoculaire des semences de v g tauxprovenant du terrain afin de formuler unehypoth se sur leur mode de dispersion. Production valuable en s ance (formatif) : Observation la loupe binoculaire Phrase simple formulant l hypoth se justifi e par les l ments observ s. Dessin scientifique d une semence25Un exemple : 6 meLes formes dedispersion des v g taux Activit : observer l il nu et la loupe binoculairedes semences de v g taux provenant du terrain.