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1 EXORCISME CONTRE SATAN ET LES ANGES APOSTATS Cette pri re, compos e par le pape L ON XIII, d'apr s le formulaire des Exorcismes du Rituel Romain, compl t e et mise en fran ais dans le texte authentique ci-dessous, devrait tre r cit e fr quemment par tous, en public comme en priv , pour mettre en fuite les d mons, diminuer leur action perverse sur les p cheurs, pr server l'Eglise, la Patrie et les Familles, de grands maux. Cette tr s m ritoire pri re, enrichie d'une Indulgence pl ni re applicable chaque fois aux vivants et aux d funts, exerce particuli rement son influence lib ratrice sur les personnes et les lieux mal fici s par des sorts occultes, des menaces ennemies, et tout ce qui peut gravement troubler la concorde et la paix chr tienne, surtout quand il importe de triompher de dangereuses tentations CONTRE la foi ou les m urs, de l'endurcissement de certains p cheurs, de crise de d sespoir dans le malheur, des assauts diaboliques au moment de l'agonie, en g n ral, de toutes calamit s publiques ou priv es.
2 C'est pourquoi il est encore particuli rement recommand de la r citer en public au cours de p lerinages. Aucune autorisation eccl siastique sp ciale, ni je ne pr alable, ne sont exig s ; mais on recommande une confession et une communion, autant que possible, jointe quelque p nitence ou aum ne pr paratoire, afin de lui obtenir une compl te efficacit . En famille, ainsi que dans les oratoires priv s, en l'absence de tout pr tre, un clerc exorciste, un membre de l'Ordre religieux, et m me un simple fid le la c, homme ou femme, peuvent r citer cette pri re haute voix au nom de l'assembl e chr tienne. Dans la r citation publique, les la cs omettent de dire les invocations liturgiques, r serv es au pr tre (indiqu es dans le texte traduit).
3 A la fin de l' EXORCISME , on asperge d'eau b nite le lieu et les personnes pr sentes. Le cur peut donner la b n diction solennelle avec la Croix ou le Tr s Saint Sacrement, (s'il en est porteur, m me en priv ). Cette dition date de 1903, c'est l'une des derni res qui aient t compl tes. Toutes les suivantes furent tronqu es d'une partie notable, que nous faisons ressortir dans le texte en caract re gras. Preuve de la pr sence dans l' glise des ANGES apostats, et de l'influence qu'ils y ont exerc e, la disparition d'une partie des textes de l' EXORCISME m ritait un commentaire. EXORCISER L' EXORCISME ? Les fid les attach s la Tradition sont familiaris s avec "l' EXORCISME CONTRE SATAN et les ANGES r volt s, publi par ordre de le Pape, L on XIII".
4 Ils doivent, plus que jamais le r citer, mieux que cela : le prier. Ils seront, comme je l'ai t moi-m me, confirm s dans cette pratique et divinement consol s, en revenant la source, et la V rit . C'est qu'en effet, le texte actuellement si r pandu d'une part, et le texte original publi par ordre de L on XIII en 1903, derni re ann e de son Pontifical d'autre part, ces deux textes diff rent entre eux. Cette diff rence concerne, il est vrai, non l' EXORCISME lui-m me, mais la "Supplique Saint Michel" qui le pr c de. Elle consiste : premi rement, en quelques interversions (dans l'ordonnancement des pri res), deuxi mement en deux omissions. Le premier point tant sans importance, c'est le second que nous allons consid rer.
5 La diff rence, par omissions, entre les deux textes, peut tre, comme tant d'autres choses, envisag e deux points de vue : soit materialiter, quant au fait ; soit formaliter, quant la signification. I. Le fait de l'omission. Ce fait, manifeste pour quiconque consid re les Documents, est le suivant : La Supplique Saint Michel (qui pr c de l' EXORCISME ), publi e sous "L on XIII glorieusement r gnant", comporte : 1) dans l'Oraison", la mention de "Saint Joseph poux de Marie" ; 2) dans le texte, une description pr cise de la situation dans laquelle se trouve l'Eglise. Or, dans les ditions ult rieures, ces deux choses sont omises. A ce fait, objet d'un constat vident, se rattacherait l'examen des causes qui ont contribu le produire imm diatement.
6 Saint Pie X a-t-il eu connaissance de ces omissions ? Si NON, jusqu' quel point tait-il ma tre au Vatican ? Si OUI, a-t-il voulu ou subi ? S'il a voulu, dans quel but ? Nous n'examinerons pas ces multiples questions. Nous consid rons le fait comme un donn objectif qui est, comme tel, int gr dans l'ordre providentiel. Il. La signification de l'omission. Nous laissons de c t , nous venons de le dire, cette signification telle que la con urent ceux qui accomplirent l'omission. Nous consid rons l'omission telle qu'elle se pr sente maintenant OBJECTIVEMENT. Elle a en fait, occult provisoirement le "fait eccl sial[1]" constitu par l'acte de L on XIII. Examiner quelle est la signification de l'omission, requiert donc, au pr alable, de mettre en lumi re ce "fait eccl sial", et puis d'en d gager la port e.
7 A. La promulgation de l' EXORCISME par L on XIII, constitue un FAIT ECCL SIAL. Ce "fait eccl sial", c'est maintenant seulement qu'il est, comme tel, vident. Car maintenant, il est manifeste que l o fut institu le Si ge du bienheureux Pierre et la chaire de V rit , l (des ennemis tr s rus s) ont pos le tr ne de leur abomination dans l'impi t . Il est MANIFESTE maintenant que ce qui a pu para tre pour Rampolla un but manqu , et pour les "fid les du rang" en 1900, un pessimisme ent n br , cela, c'est la R ALIT . Il est donc manifeste que L on XIII fut divinement inspir . C'est ce que confirme la relation[2] que voici : Selon la version la plus largement accept e de ce qui s'est pass , le 13 octobre 1884, apr s que le Pape L on XIII eut termin de c l brer la Messe dans la chapelle vaticane entour par quelques cardinaux et membres du Vatican, il s'arr ta soudainement au pied de l'autel.
8 Il se tint l environ dix minutes, comme en extase, son visage blanc de lumi re. Puis, partant imm diatement de la chapelle son bureau, il composa la pri re saint Michel avec instructions pour qu'elle soit dite partout apr s chaque Messe basse. Lorsqu'on lui demanda ce qui tait arriv , il expliqua qu'au moment o il s'appr tait quitter le pied de l'autel, il entendit soudainement des voix : deux voix, une douce et bonne, l'autre gutturale et dure ; il semblait qu'elles venaient d' -c t du tabernacle. Comme il coutait, il entendit la conversation suivante : La voix gutturale, la voix de SATAN dans son orgueil, criant au Seigneur : "Je peux d truire ton Eglise". La voix douce du Seigneur : "Tu peux ? Alors, fais le donc".
9 SATAN : "Pour cela, j'ai besoin de plus de temps et de pouvoir". Notre Seigneur : "Combien de temps ? Combien de pouvoir ?" SATAN : "75 100 ans et un plus grand pouvoir sur ceux qui se mettent mon service". Notre Seigneur : "Tu as le temps, tu auras le pouvoir. Fais avec cela ce que tu veux" . (Revue de l'ordre s culier de Saint-Augustin, d cembre 1981, New-York) Ce que L on XIII a per u le 13 octobre 1884, et qui certes a pu le d concerter, c'est cela qui tait d j , qui est devenu de plus en plus, qui est maintenant absolument, la R ALIT . Cette perception a provoqu imm diatement, dans le Pasteur supr me, une vive r action de d fense qui s'est traduite en acte, concr tement : dans la prescription de la pri re apr s chaque MESSE basse (supprim e par Paul VI), dans la promulgation de l' EXORCISME CONTRE SATAN et les ANGES apostats.
10 Et il convenait que le contenu de cette perception f t explicit dans la Supplique Saint Michel, au titre d'argument pressant, pour conjurer l'Archange d'agir sur le champ. Tel est donc le "fait eccl sial", objectivement et providentiellement concomitant la promulgation de l' EXORCISME par L on XIII. Le Vicaire de J sus-Christ a discern quelle tait d j , quelle allait devenir de plus en plus, la situation de l' glise ; et il a pos , pour le bien de l'Eglise, les ordinations motiv es qu'imp rait cette illumination proph tique. B. La port e du fait eccl sial concomitant la promulgation de l' EXORCISME . La port e d'un fait, c'est l'enseignement (et les autres cons quences) qui s'en d gage, eu gard au contexte dans lequel il s'ins re.