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Iode - Laboratoire CERBA

IodeL iode est un halog nede masse atomique126,9 appar-tenant au groupeVIIb de la classificationp riodiquedes l lasynth sedes hormonesthy-ro diennes,il est apport par l prisealimentairead quateest n cessairepour maintenirun tat thyro iode est convertien ioduredans le tube digestif;celui-ci diffuse rapidementdansla concentrationplasmatiqueest faible :0,4 5 g/l. L iodurecirculantest capt au p le basaldes thyr ocytesgr ce untransporteuractif. Cette cap-tation est r gul e ;elle s accro ten cas de carenceiod eet diminueen cas de hormonosynth sethyro diennecomporteune s ried tapessuccessives: oxydationde l iodureen iode organiquesous l actiond une thyroperoxydase; synth sede thyroglobuline,glycoprot inedont lesr sidus tyrosilsseront iod s ; couplagedes iodotyrosinesainsi form esen iodo-tyronineset constitutionsous cette forme d uner servehormonaleau sein de la thyroglobuline,quiforme la substancecollo deau centre des folliculesthyro fractiondes iodotyrosinesinutilis eest d siod eausein des thyrocytes,assurantainsi une pargneiod iode est pr sentdans le sang sous diff rentesformes :organique(iode hormonalet iode li diverses pro-t ines) et min rale: le BEI oubutanolextractibleiodinecorrespond l iodedeshormonesthyro diennes(T3etT4)etrepr -sente 80 %del iode organique.

Iode L’iodeestunhalogènedemasseatomique126,9appar-tenantaugroupeVIIbdelaclassificationpériodique deséléments. Substratindispensableàlasynthèsedeshormonesthy-

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1 IodeL iode est un halog nede masse atomique126,9 appar-tenant au groupeVIIb de la classificationp riodiquedes l lasynth sedes hormonesthy-ro diennes,il est apport par l prisealimentairead quateest n cessairepour maintenirun tat thyro iode est convertien ioduredans le tube digestif;celui-ci diffuse rapidementdansla concentrationplasmatiqueest faible :0,4 5 g/l. L iodurecirculantest capt au p le basaldes thyr ocytesgr ce untransporteuractif. Cette cap-tation est r gul e ;elle s accro ten cas de carenceiod eet diminueen cas de hormonosynth sethyro diennecomporteune s ried tapessuccessives: oxydationde l iodureen iode organiquesous l actiond une thyroperoxydase; synth sede thyroglobuline,glycoprot inedont lesr sidus tyrosilsseront iod s ; couplagedes iodotyrosinesainsi form esen iodo-tyronineset constitutionsous cette forme d uner servehormonaleau sein de la thyroglobuline,quiforme la substancecollo deau centre des folliculesthyro fractiondes iodotyrosinesinutilis eest d siod eausein des thyrocytes,assurantainsi une pargneiod iode est pr sentdans le sang sous diff rentesformes :organique(iode hormonalet iode li diverses pro-t ines) et min rale: le BEI oubutanolextractibleiodinecorrespond l iodedeshormonesthyro diennes(T3etT4)etrepr -sente 80 %del iode organique.

2 Le PBI ouproteinboundiodinerepr sentele BEI,auquel s ajoutentl iode des r sidus tyrosylsde la thy-roglobulineet l iode organiquer compos siod s min rauxsont peu pr concentrationaugmentelorsdes surchargesiod iodurenon capt est limin par voie besoinsen iode sont gaux aux quantit sd iodehormonalm tabolis et non recycl par la thyro variablesselon l ge, le sexe et l tat physio-logique:de90 100 g/jpourlesenfantsde0 10ans,de 100 150 g/j pour les adolescentset les adultes,de175 200 g/j pour les femmesenceinteset en p rioded majeurepartie des alimentssont d pourvusdequantit snotablesd iode, l exceptionde ceux d ori-gine marine(poissons,mollusques,algues).Dans tousles pays industrialis s,le lait et les produitslaitiers d ri-v s sont devenusla premi resource d iode dans l ali-mentationhumaine,du fait d une faible consommationde poissons( l exceptiondu Japon).Cet apportali-mentaired ficitairefait de la carenceen iode l une descarencessp cifiquesles plus r panduesdans le monde,avec les d ficiencesen fer et en vitamineA.

3 Les paysindustrialis s,dont la France,sont galementconcer-n s, particuli rementpour certainsgroupes risque(adolescents,femmesenceintes,nouve au-n s).Un envi-ronnementl g rementd ficitaireen iode interf reavecla productiondes hormonesthyro r duc-tion de la s cr tionhormonaleentra neune lib rationaccruede TSH, l origined une augmentationduvolumethyro dien,d finissantdans une populationd ficientele goitre end hypertrophiedif-fuse, sans alt rationde la fonctionthyro dienne,peut voluer long terme vers une nodularisationen partieirr versible, nette pr dominancef minine,avecla pr -sence de nodulesautonomescaract ristiquesdes ad no-mes et des diennesrepr sententune fractionimportantedes d pensesde sant des pays industriali-s s. La manifestationla plus grave d une d ficiences v re reste l arri rationmentale,dont la d ficienceeniode est la premi recause dans la populationinfantilemondiale. l initiativede l OMS,de l UNICEFet du ICCIDD(InternationalCouncilfor the Controlof Iodine Defi-ciency Disorders),les tats ont souscrit unpro-grammed liminationde la carenceen iode dans lemonde par la mise en place d une prophylaxiepar l uti-lisationde sel iod , effectivedepuis 1952 sur le sel usage domestique(le sel est l une des rares denr esali-mentairesqui est universellementconsomm e,tout aulong de l ann e,et dont l iode ne modifiepas le go t).

4 Mais la modificationdes habitudesde consommation(diminutionde la consommationde sel due des cam-pagnesde sensibilisationdu risque cardiovasculaire,mode bio augmentantla vente des sels artisanauxde Noirmoutier,Gu randeou de R , non suppl ment sen iode, d veloppementde la restaurationhors foyer) aconduitle gouvernement,depuis juillet 2002, largirl utilisationde sel iod riquetotalLe dosagede l iode s riquetotal (ou iode prot ique)permet d valuerles diff rentesformes s endeuxtemps:min ralisationconduisant l obtentiond ion iodure,puis r actionde SandelletKolthoffqui consiste appr cierle pouvoircatalytiquede l ioduresur la r ductiondu sulfate de c riumparl anhydridears valeursusuellessont comprisesentre 315 et710 nmol/l (4 et 9 g/100 ml).Cette m thodede r alisationd licate tait utilis e pourmettre en videnceles surchargesiod es. Elle pr sented sormaismoins d int r t,depuis l av nementde tech-niques fiables et pr cisesde dosagedes interpr tationde l iod mietotale doit tenir comptedel intensit de l hyperthyro die,puisquel iod mietotaleest la sommedes iod mieshormonales(principalementl iode de T4) et non hormonales(iodured origineali-mentaire).

5 IoduresurinairesLe dosage des ioduresurinairesrepr senteaujourd huile meilleurreflet de la charge totale en iode de l orga-nisme. l quilibrealimentaire,l apportd iode est gal l excr tiond l homme,l excr tioniod esurvientessentiellementpar voie est pour-quoi on utilise l excr tionurinairejournali red iodecommeindice de l apportalimentaireen iode. L ioduriene donne pas un reflet long terme, mais uniquementune indicationsur la prise r cented iode. En revanche,c est un index utile en pid miologiepour conna treleniveau d iode end miqued une r OMSrecom-mande d exprimerle r sultaten gd iode par unit devolume( g/l) pour viter l introductiond erreursli esaux variationsde la cr valeurssugg r espour l excr tiond iode urinairecommeindex de las v rit de la carenceen iode sont pr sent recommandationde l OMS/UNICEF/ICCIDDest untaux d iodationdu sel permettantun iode urinairem dianau sein d une populationd adultesou d enfantsen ge scolairesitu entre 100 et 200 dosage des ioduresurinairesest r alis par conducti-m trie apr s s parationde l iode par chromatographiesur r sine changeused techniqueest sp -cifique etpermet d viterles interf rences(sulfures, )habituellementrencontr esavec une d tection ,l iode peut tredos par techniqueamontr une bonneTableau19.

6 CarenceeniodeAucuneL g reMod r eS v reIU( g/l)>10050 9920 49<20Pr valencedu<55 19,92 29,9>30goitre(%)compatibilit avec les techniquesconventionnellesde lamin valeursusuelles(populationfran- aise moyenne)sont environde 1200 nmol/24h(150 g/24 h). Ces valeurscorrespondent unapportmoyen journalierd iode recommand par l OMS,quivarie de 50 gchez l enfantde moins de 1an 200 gchez les femmesenceinteset fortes doses d ioduresou d iode inhibentl organifi-cation en T3 ou T4. Ce ph nom ne,connu sous le nomd effet Wolff-Chaikoff(effet WC), vite, en pr sencededoses importantesd iode, la formationexcessived hor-mones thyro a t mis profit pour la pr -ventiondes effets nocifs de l iode radioactifqui setrouveraitrelargu dans l atmosph reen cas d accidentnucl comprim sd iodurede potassiumsontmis ladispositionde la populationqui vit dans unrayon de 10 km autourd une centralenucl imm diat(30 minutesapr s la prise) etefficacede la glande thyro de viteraitainsi son revanche,des doses mod r esentra nentune aug-mentationdes iodothyronines.

7 Onaboutit donc lanotion de dose critiqued iodures(10 6M), partir delaquelleon observel effet WC conduisant ladiminu-tion de l existe cependantun chappe-ment cet effet :au-del de 48 heures,la persistanced une surchargeiod e n entra neplus d inhibitionde lasynth sehormonale,mettantainsi le sujet l abri d unehypothyro surchargeiod e chro-nique est suivie de dysthyro diedans 5 10%des cas(les hyperthyro dies tant alors plus fr quentesque leshypothyro dies).Le m canismede survenuede ces dys-thyro diesest mal connu :unterrain thyro dienfragile,la pr senced anticorpsanti-thyro diens,un faibleapport iod ant rieurseraientdes les hyperthyro diesinduitespar l iode, il estimportantde distinguercelles qui surviennentsur uncorpsthyro dienapparemmentnormaldecelles quisur-viennentsur un corps thyro dienpr alablementpatho-logique,car le traitementn est pas le m indispensablepour distinguerles France,l tiologied une surchargeiod e n est prati-quementjamaisalimentairemais le plus souventm dicamenteuse,avec l amiodaronenotamment(anti-arythmique).

8 La fr quencede survenued une hyper-thyro diesur une thyro depr alablementnormalevarieselon les auteursde 3 16%.Elle survientchezl hommedans les deux tiers des cas amioda-rone peut galemententra nerdes hypothyro dieschezdes individuspr dispos savec des nombreusesautresmol cules produitsdecontraste,antiseptiquesexterne s,mais aussi sirops anti-tussifs,g contiennent galementde l iodeet constituentune source d apportspotentiels nepasm conna parle de surchargeiod e mod r epour des valeursd ioduriesup rieures 500 g/l et de surcharges v repour des valeurssup rieures 1000 grossesseLa carenceiod e pendantla grossessepeut avoir descons quencessur l tat thyro diendu f tus ou du nou-veau-n (augmentationdu volumeet de la thyroglobu-line s riqueaccompagn ed une baisse mod r ede laFT4). Une tude amontr que des enfantsn s de m respr sentantune hypothyro diefruste peuventpr senterdes probl mesde d veloppementneuro-psychologique.

9 Amiodarone,T3, T4( explorationbiologiquedanslediagnosticetl asurveillancedesmala-diesdelaglandethyro : InstitutFran aispourlaNutritionDossierscientifiqueNo1 3:l :IFN,2003;101p.)


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