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Les fleurs du mal - Bibebook

CHARLES BAUDELAIRELES fleurs DU MALCHARLES BAUDELAIRELES fleurs DU MAL1861Un texte du domaine dition propos de Bibebook :Vousavezlacertitude,ent l livre de qualit :Nous apportons un soin particulier la qualit des textes, la mise enpage, la typographie, la navigation l int rieur du livre, et la coh -rence travers toute la ebooks distribu s par Bibebook sont r alis s par des b n voles del Association de Promotion de l Ecriture et de la Lecture, qui a commeobjectif:la promotion de l criture et de la lecture, la diffusion, la protection,la conservation et la restauration de l nous :Vous pouvez nous rejoindre et nous aider, sur le site de aide est la :Si vous trouvez des erreurs dans cette dition, merci de les signaler l charger cet ebook :http : f l Ont contribu cette dition : Association de Promotion de l Ecriture et de laLectureFontes : Philipp H.

CHARLESBAUDELAIRE LES FLEURS DU MAL 1861 Untextedudomainepublic. Uneéditionlibre. ISBN—978-2-8247-1058-7 BIBEBOOK www.bibebook.com

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1 CHARLES BAUDELAIRELES fleurs DU MALCHARLES BAUDELAIRELES fleurs DU MAL1861Un texte du domaine dition propos de Bibebook :Vousavezlacertitude,ent l livre de qualit :Nous apportons un soin particulier la qualit des textes, la mise enpage, la typographie, la navigation l int rieur du livre, et la coh -rence travers toute la ebooks distribu s par Bibebook sont r alis s par des b n voles del Association de Promotion de l Ecriture et de la Lecture, qui a commeobjectif:la promotion de l criture et de la lecture, la diffusion, la protection,la conservation et la restauration de l nous :Vous pouvez nous rejoindre et nous aider, sur le site de aide est la :Si vous trouvez des erreurs dans cette dition, merci de les signaler l charger cet ebook :http : f l Ont contribu cette dition : Association de Promotion de l Ecriture et de laLectureFontes : Philipp H.

2 Poll Christian Spremberg Manfred KleinLicenceLe texte suivant est une uvre du domaine public dit sous la licence Creatives Commons BY-SAExcept where otherwise noted, this work is licensed under la licenceCette uvreestpubli esouslalicenceCC-BY-SA,cequisignifie que vous pouvez l galement la copier, la redis-tribuer, l envoyer vos amis. Vous tes d ailleurs encou-rag le devez attribuer l uvre aux diff rents auteurs, ycompris fleurs DU MALPAR CHARLES BAUDELAIRESECONDE DITIONAUGMENT EDETRENTE-CINQ PO MES NOUVEAUXPARISPOULET-MALASSIS ET DE BROISE, DITEURS97, RUE DE RICHELIEU, ET PASSAGE MIR S, 361861 Tous droits r serv sn1AU PO TE IMPECCABLEAU PARFAIT MAGICIEN S LETTRES FRAN AISESA MON TR S-CHER ET TR S-V N R MA TRE ET AMITH OPHILE GAUTIERAVEC LES SENTIMENTSDE LA PLUS PROFONDE HUMILIT JE D DIECES fleurs MALADIVESC.

3 LECTEURLa sottise, l erreur, le p ch , la l sine,Occupent nos esprits et travaillent nos corps,Et nous alimentons nos aimables remords,Comme les mendiants nourrissent leur p ch s sont t tus, nos repentirs sont l ches;Nous nous faisons payer grassement nos aveux,Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,Croyant par de vils pleurs laver toutes nos l oreiller du mal c est Satan Trism gisteQui berce longuement notre esprit enchant ,Et le riche m tal de notre volont Est tout vaporis par ce savant est le Diable qui tient les fils qui nous remuent!Aux objets r pugnants nous trouvons des appas;Chaque jour vers l Enfer nous descendons d un pas,3 Les fleurs du malSans horreur, travers des t n bres qui qu un d bauch pauvre qui baise et mangeLe sein martyris d une antique catin,Nous volons au passage un plaisir clandestinQue nous pressons bien fort comme une vieille , fourmillant, comme un million d helminthes,Dans nos cerveaux ribote un peuple de D mons,Et, quand nous respirons, la Mort dans nos poumonsDescend, fleuve invisible, avec de sourdes le viol, le poison, le poignard, l incendie,N ont pas encor brod de leurs plaisants dessinsLe canevas banal de nos piteux destins,C est que notre me, h las!

4 N est pas assez parmi les chacals, les panth res, les lices,Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents,Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants,Dans la m nagerie inf me de nos vices,Il en est un plus laid, plus m chant, plus immonde!Quoiqu il ne pousse ni grands gestes ni grands cris,Il ferait volontiers de la terre un d brisEt dans un b illement avalerait le monde;C est l Ennui! l il charg d un pleur involontaire,Il r ve d chafauds en fumant son le connais, lecteur, ce monstre d licat, Hypocrite lecteur, mon semblable, mon fr re!n4 Premi re partieSPLEEN ET ID AL5 Les fleurs du malB N DICTIONL orsque, par un d cret des puissances supr mes,Le Po te appara t en ce monde ennuy ,Sa m re pouvant e et pleine de blasph mesCrispe ses poings vers Dieu, qui la prend en piti : Ah!

5 Que n ai-je mis bas tout un n ud de vip res,Plut t que de nourrir cette d rision!Maudite soit la nuit aux plaisirs ph m resO mon ventre a con u mon expiation!Puisque tu m as choisie entre toutes les femmesPour tre le d go t de mon triste mari,Et que je ne puis pas rejeter dans les flammes,Comme un billet d amour, ce monstre rabougri,Je ferai rejaillir ta haine qui m accableSur l instrument maudit de tes m chancet s,Et je tordrai si bien cet arbre mis rable,Qu il ne pourra pousser ses boutons empest s! Elle ravale ainsi l cume de sa haine,Et, ne comprenant pas les desseins ternels,Elle-m me pr pare au fond de la G henneLes b chers consacr s aux crimes , sous la tutelle invisible d un Ange,L Enfant d sh rit s enivre de soleil,Et dans tout ce qu il boit et dans tout ce qu il mangeRetrouve l ambroisie et le nectar joue avec le vent, cause avec le nuage,Et s enivre en chantant du chemin de la croix.

6 Et l Esprit qui le suit dans son p lerinagePleure de le voir gai comme un oiseau des fleurs du malTous ceux qu il veut aimer l observent avec crainte,Ou bien, s enhardissant de sa tranquillit ,Cherchent qui saura lui tirer une plainte,Et font sur lui l essai de leur f rocit .Dans le pain et le vin destin s sa boucheIls m lent de la cendre avec d impurs crachats;Avec hypocrisie ils jettent ce qu il touche,Et s accusent d avoir mis leurs pieds dans ses femme va criant sur les places publiques : Puisqu il me trouve assez belle pour m adorer,Je ferai le m tier des idoles antiques,Et comme elles je veux me faire redorer;Et je me so lerai de nard, d encens, de myrrhe,De g nuflexions, de viandes et de vins,Pour savoir si je puis dans un c ur qui m admireUsurper en riant les hommages divins!

7 Et, quand je m ennuierai de ces farces impies,Je poserai sur lui ma fr le et forte main;Et mes ongles, pareils aux ongles des harpies,Sauront jusqu son c ur se frayer un un tout jeune oiseau qui tremble et qui palpite,J arracherai ce c ur tout rouge de son sein,Et, pour rassasier ma b te favorite,Je le lui jetterai par terre avec d dain! Vers le Ciel, o son il voit un tr ne splendide,Le Po te serein l ve ses bras pieux,Et les vastes clairs de son esprit lucideLui d robent l aspect des peuples furieux : Soyez b ni, mon Dieu, qui donnez la souffranceComme un divin rem de nos impuret s7 Les fleurs du malEt comme la meilleure et la plus pure essenceQui pr pare les forts aux saintes volupt s!

8 Je sais que vous gardez une place au Po teDans les rangs bienheureux des saintes L gions,Et que vous l invitez l ternelle f teDes Tr nes, des Vertus, des sais que la douleur est la noblesse uniqueO ne mordront jamais la terre et les enfers,Et qu il faut pour tresser ma couronne mystiqueImposer tous les temps et tous les les bijoux perdus de l antique Palmyre,Les m taux inconnus, les perles de la mer,Par votre main mont s, ne pourraient pas suffire ce beau diad me blouissant et clair;Car il ne sera fait que de pure lumi re,Puis e au foyer saint des rayons primitifs,Et dont les yeux mortels, dans leur splendeur enti re,Ne sont que des miroirs obscurcis et plaintifs!

9 8 Les fleurs du malL ALBATROSS ouvent, pour s amuser, les hommes d quipagePrennent des albatros, vastes oiseaux des mers,Qui suivent, indolents compagnons de voyage,Le navire glissant sur les gouffres amers. peine les ont-ils d pos s sur les planches,Que ces rois de l azur, maladroits et honteux,Laissent piteusement leurs grandes ailes blanchesComme des avirons tra ner c t d voyageur ail , comme il est gauche et veule!Lui, nagu re si beau, qu il est comique et laid!L un agace son bec avec un br le-gueule,L autre mime, en boitant, l infirme qui volait!Le Po te est semblable au prince des nu esQui hante la temp te et se rit de l archer;Exil sur le sol au milieu des hu es,Ses ailes de g ant l emp chent de fleurs du mal L VATIONAu-dessus des tangs, au-dessus des vall es,Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,Par del le soleil, par del les thers,Par del les confins des sph res toil es,Mon esprit, tu te meus avec agilit ,Et, comme un bon nageur qui se p me dans l onde,Tu sillonnes gaiement l immensit profondeAvec une indicible et m le volupt.

10 Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides;Va te purifier dans l air sup rieur,Et bois, comme une pure et divine liqueur,Le feu clair qui remplit les espaces re les ennuis et les vastes chagrinsQui chargent de leur poids l existence brumeuse,Heureux celui qui peut d une aile vigoureuseS lancer vers les champs lumineux et sereins;Celui dont les pensers, comme des alouettes,Vers les cieux le matin prennent un libre essor, Qui plane sur la vie, et comprend sans effortLe langage des fleurs et des choses muettes!10 Les fleurs du malCORRESPONDANCESLa Nature est un temple o de vivants piliersLaissent parfois sortir de confuses paroles;L homme y passe travers des for ts de symbolesQui l observent avec des regards de longs chos qui de loin se confondentDans une t n breuse et profonde unit ,Vaste comme la nuit et comme la clart ,Les parfums, les couleurs et les sons se r est des parfums frais comme des chairs d enfants,Doux comme les hautbois, verts comme les prairies, Et d autres, corrompus, riches et triomphants,Ayant l expansion des choses infinies,Comme l ambre, le musc, le benjoin et l encens,Qui chantent les transports de l esprit et des fleurs du malJ aime le souvenir de ces poques nues.


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