Transcription of PROBLEMATIQUE ACTUELLE DE LA PRATIQUE DE
1 1 PROBLEMATIQUE ACTUELLE DE LA PRATIQUE DEL EXCISION: QUEL AVANTAGE ET QUEL INCONVEIENT?Avant d entrer dans le vif du sujet, il m agr e de joindre ma voix celles deceux qui m ont pr c d pour f liciter et saluer le Professeur Jacques SIMPOREpr sident du comit national d thique catholique et toute l quipe de promoteurde ce congr s r gional et aussi leur exprimer ma reconnaissance pour m avoirinvit e prendre part cette table ronde qui porte sur le th me probl matiquede l excision: quel avantage, quel inconv nient?Je me r jouis du choix du th me sur l excision dans un contexte de r flexion surla bio thique en ce sens qu il s agit l d un concept qui pr ne et d fendl essence de al vie dans un monde o la manipulation g n tique bouleversel ordre authentique et naturel de la symbiose humaine PRATIQUE del excision est une intervention sur le corps et l esprit.
2 Elle touche l ordonnancement authentique et naturel de la cr ation de la femme et entra nedes perturbations au fonctionnement naturel et optimum de ses organes dereproduction et peut m me affecter l quilibre psychique et l estime de comprenez-vous ais ment les interrogations que le libell du th me quelavantage et quel inconv nient ontsuscit en la militante engag e contre cettepratique que je suis en regard de l veil des consciences sur les dangers d unetelle PRATIQUE au triple plan de la sant , du droit et de la d piloguer sur les avantages et les inconv nients,il me semble importantde proc der un bref rappel sur:2-la d finition et la pr valence de l excision,-o et pourquoi la PRATIQUE t-on encore?
3 -ce qu elle peut entra organisationmondiale de la sant (OMS) d finit les mutilations g nitalesf minines commun ment appel es excision comme tant l ablation partielle outotale des organes g nitaux f minins perdurent depuis la nuit des temps n Afrique Sud Saharienne surtout dans28 pays du continent. Le taux de pr valence varie:-de 80 plus de 90% (Djibouti, Soudan, Egypte, Somalie, Mali, Guin e etErythr e).-de 79 50(Djoubouti, Gambie, Lib ria, Mauritanie, Nig ria et SierraL one)-Moins de 50%( B nin,Cameroun;Tchad, R publique Centrafricaine,C te d Ivoire,Ghana,Guin e,Kenya, Niger,Tanzanie,Togo et Ouganda).
4 Dans le monde, ces pratiques retrouvent du fait de l immigration en Europe(Belgique,France, Pays-Bas, Angleterre surtout) en Asie( Moyen Orient) eten Am rique(Etats-Unis et Canada).L OMS estime environs 3 millions de filles et de femmes soumises lapratique chaque ann e et 100-140 millions de femmes et de filles le nombretotal de , les raisons voqu es tentent de la justifier dans le contexte de valeurs traditionnels dans lequel l individu ne sed finissait et n taitreconnu qu travers les croyances et les repr sentations sociales du r le ces raisons voqu es sont-elles suffisantes pour l gitimerla PRATIQUE et la rendre normalement acceptable?
5 Certainement nature de mutilations, excision ou infibulation, les conditions d hygi nelamentables dans lesquelles elles sont effectu es, la vascularisationimportante du clitoris expliquela fr quence et la gravit des complications sont d ordre gyn coobst tricale, urologique etpsychosociale. En outre, l explication constitue une attente l int grit physique du corps de la femme et une violation de ses droits en mati res desant de la s quelles de cette PRATIQUE sont graves, souvent irr versibles et peuventn gativement affecter la sant sexuelle et reproduction des femmes.
6 C estpourquoi, aujourd hui, on assiste une forte mobilisation des ressources enfaveur de son Au plan international-Au titre des engagements internationaux, il existe une s rie d instrumentsinternationaux qui refl tent les engagements des tats mettre fin aux pratiquesnuisibles, y compris celle de l excision/ comportent d importantsarticles issus de la d claration universelle des droits de l homme, de laconvention sur l limination de toutes les formes de discrimination l gard desfemmes(CEDEF): articles 2 e et f; et 5 a, et de la convention relative aux droitsde l enfant(CDE) aux articles 2(2);19(1)et 24(3).
7 -Cesengagements sont r it r s dans les plans d action r sultantde laconf rence internationale sur la population et le d veloppement en 94, de la 4 meconf rence mondiale sur les femmes en 95 et da lasession sp ciale des NationsUnies consacr e aux enfantsen r solution adopt e en 98 par l assembl e g n rale des Nations UniesA/RES/56/128 est enti rement consacr e aux pratiques traditionnelles oucoutumi res affectant la sant des femmes et des filles. Par ailleurs, l assemble a4proc d galement la nomination d un rapporteur sp cial sur les pratiquestraditionnelles n fastes charg de rendre compte des avanc es dans la lutte et desinitiatives d r solution 1247 de l assembl e parlementaire du conseil de l Europe de2001 sur lesMGF invite les gouvernements prendre une s rie de mesuresnotamment introduire une l gislation nationale, attirer l attention sur laquestion.
8 Poursuivre les auteurs des MGF et adopter des mesures plussouples pour accorder le droit d asile auxm res et leurs enfantsqui craignentde subir les mise en place de groupe de travail: le groupe de travail des donateurs surl excision/MGF. Il s agit d une approche syst matique visant stimuler et soutenir une transformation sociale grande chelle au profit des enfants et desfemmes-L organisation de rencontres internationales autour de la question pour untraitement holistique de la probl matique (pr vention limination-r habilitation des victimes de s quelles).
9 La derni re en dateest la concertationmondiale de juillet 2007 organis e par l UNFPA qui a regroup les partenairesau d veloppement, les bailleurs de fond, les agencesdes Nations Unies, lesorganisations de la soci t civile, lesmouvements de d fense des droits del homme et les institutions de recherche en vue d laborer un documentconsensuel sur une strat gie mondiale (feuille de route mondiale) pourl radication de Au plan r gional-L existence d une organisation panafricaine: le comit inter africain sur lespratiques traditionnelles ayant effet sur la sant des femmes etles enfants(CI-AF) cr e en 84 Dakar et regroupe les comit s nationaux de 28 pays africains5ainsi que des groupes sections affili es d Europe,du Canada,des Etats-Unis duJapon et de la nouvelle Z lande.
10 Cette organisation conform ment sesorientations a d velopp avec ses comit s nationaux nombre de strat giesparmilesquelles:-la sensibilisation;-la formation;-la recherche;-le diff rentes strat gies ont permis d interpeller les consciences sur les m faitsde la PRATIQUE des MGF, de susciter la volont politique s int resser laquestion de favoriser la mobilisation communautaire et l accompagnement despartenaires techniques et existe aussi des dispositifs juridiques contenus dans la charte africainerelative au droit et au bien tre de l enfant et dans le protocole sur lesdroits des femmes en Afrique connu sous l appellation du protocole deMaputo les Etats s engagent prendre touts lesmesuresappropri espour liminer les pratiques socio culturelles ces mesures ont renforc la cr ation d un environnement