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Rédaction : JP Visier, M Maury et P Bizouard - …

1221 re partie : Modules transdisciplinaires - Module 3 : Maturation et vuln rabilit - Objectif 39 : Troubles du comportement de l enfant et de l adolescent R daction : JP Visier, M Maury et P Bizouard - Relecture : C Aussilloux - Relecture 2008 : JP Raynaud Objectifs : Savoir d finir un trouble du comportement et en donner quelques exemples Comprendre les relations entre motions et troubles du comportement Conna tre les facteurs favorisant la pr vention des troubles du comportement Conna tre les l ments de pronostic d un trouble du comportement Conna tre les modalit s th rapeutiques d un enfant (adolescent) porteur de troubles du comportement 1. D finition On parle de troubles du comportement lorsque de l agir non socialis vient au premier plan comme mode d expression dans la relation.

122 1ère partie : Modules transdisciplinaires - Module 3 : Maturation et vulnérabilité - Objectif 39 : Troubles du comportement de l’enfant et de l’adolescent ...

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  Trouble, Comportement, Troubles du comportement

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1 1221 re partie : Modules transdisciplinaires - Module 3 : Maturation et vuln rabilit - Objectif 39 : Troubles du comportement de l enfant et de l adolescent R daction : JP Visier, M Maury et P Bizouard - Relecture : C Aussilloux - Relecture 2008 : JP Raynaud Objectifs : Savoir d finir un trouble du comportement et en donner quelques exemples Comprendre les relations entre motions et troubles du comportement Conna tre les facteurs favorisant la pr vention des troubles du comportement Conna tre les l ments de pronostic d un trouble du comportement Conna tre les modalit s th rapeutiques d un enfant (adolescent) porteur de troubles du comportement 1. D finition On parle de troubles du comportement lorsque de l agir non socialis vient au premier plan comme mode d expression dans la relation.

2 Ces troubles manifestent une tentative de s affirmer, socialement inad quate. Ils t moignent d une souffrance psychique qui ne peut se d nommer ni m me parfois se penser. Une verbalisation peut accompagner les troubles ou m me prendre une place pr pond rante, mais sa valeur de communication est perturb e. Les troubles du comportement impliquent des processus interactifs qui mettent en jeu l enfant (l adolescent), l environnement, les r gles de fonctionnement de la soci t dans une poque et une culture donn es. Ils entra nent des cons quences allant de la simple g ne au danger pour celui qui les pr sente et pour autrui. Ils doivent parall lement tre d cod s comme des manifestations des difficult s de l enfant (adolescent) pour s assurer de sa valeur et de l estime de soi.

3 Les repr sentations que l entourage a de ces troubles modifient profond ment les modes de r action l gard de ceux qui en sont porteurs et influencent le pronostic. Quelques exemples en fonction de l ge, des troubles les plus fr quemment rencontr s : - Dans la 1 re enfance : pleurs, troubles du sommeil, troubles alimentaires. Ult rieurement : difficult se s parer, opposition, agressivit , col res, morsures entre pairs. - Dans l enfance : mensonge, refus d ob issance, vol, instabilit psychomotrice, sadisme l' gard des animaux. - A l'adolescence : opposition, revendication, col re, provocation, auto et h t roagressivit , agression sexuelle, fugue, errance, vol, repli sur soi, difficult s de socialisation, addictions, troubles du comportement alimentaire, tentative de suicide, conduites risque, absence de compliance th rapeutique lors des maladies organiques.

4 2. Grands processus l uvre dans la gen se des troubles Interactions pr coces, attachement, estime de soi Pour se sentir exister chaque tre humain doit tre assur d'une estime de soi suffisante. Cette estime de soi na t, se construit et se maintient dans le rapport autrui, dans l estime de l autre. Les modalit s d interactions pr coces, la valeur donn e par l entourage aux comportements et les modes de r ponse qui en d coulent, ont un r le essentiel dans la construction et le maintien de l estime de soi. Comme nous le rappelle la th orie de l attachement (Bowlby), le nourrisson est aux prises avec deux besoins en apparence contradictoires : un besoin essentiel de proximit , associ tr s vite un besoin d explorer l environnement.

5 La possibilit d acc der une autonomie d action mais aussi de pens e, ad quate en fonction de l ge, et la construction de l estime de soi, sont tr s li es au type d attachement. 123Un attachement s cure se met en place lorsque le nourrisson exp rimente qu il peut compter sur son parent quand il a besoin d tre consol ou r confort . Ainsi se construit chez le nourrisson l image d un autre fiable, en m me temps qu une bonne image de lui-m me. On trouve ici les pr mices du lien entre estime de soi et estime de l autre. La capacit de se s parer et d explorer l environnement sera facilit e par cette image de fiabilit . Un attachement ins cure (angoiss ou ambivalent) se met en place lorsque le parent t moigne d une certaine attention, mais manque de disponibilit , varie dans ses r ponses sans justification compr hensible pour l enfant, pr sente des attitudes impr visibles.

6 L enfant n est pas s r de pouvoir toujours compter sur le parent ni de compter pour lui. Dans ce cas la capacit de se s parer et d explorer l environnement est probl matique. Un attachement vitant se constitue lorsque le parent est agressif et m prisant de fa on r guli re. L enfant est s r de ne pas pouvoir compter sur le parent, ni de compter pour lui. Il tente de s organiser pour survivre face au mod le de rapport de forces qui lui est offert, en vitant d exprimer ses motions et ses besoins. Des dysfonctionnements organiques (biologiques, g n tiques, ) peuvent jouer un r le majeur dans la gen se de troubles du comportement . Ces dysfonctionnements rendent d autant plus n cessaire un soutien adapt la gestion des interactions.

7 Emotions et troubles du comportement Toute relation est porteuse d un risque de perte d amour et d un danger d attaque de l estime de soi, dans la mesure o elle mobilise la question de la diff rence (repr sent e par la diff rence des places, des points de vue, des besoins, des d sirs ..). C est travers des conflits (externes et internes), qui g n rent des motions, que l enfant poursuit la construction de son estime de soi. Les motions naissent dans le corps (Damasio). Elles peuvent se mentaliser et se traduire alors par des sentiments exprim s verbalement ou sous forme de comportements .Les motions peuvent aussi se traduire directement par des comportements, sans passer par une mentalisation. Les comportements sont donc en relation avec des processus conscients et volontaires, mais aussi avec des processus involontaires et inconscients1.

8 Un attachement s cure ne prot ge pas de la confrontation une angoisse d abandon, y compris par le parent (ce que l on peut traduire comme une perte de son estime), mais permet de disposer d outils de r appropriation de l estime de l autre sans perte de l estime de soi. Ce danger de confrontation n est pas dans des conditions d attachement s cure au premier plan mais peut appara tre du fait des circonstances. Apr s un temps de r action plus ou moins long, laissant dans l intervalle le champ libre l expression des motions prouv es, y compris sous forme de troubles du comportement , l enfant (adolescent) peut trouver dans ses exp riences ant rieures un sentiment de s curit suffisant pour faire face seul, solliciter de l aide ou accepter celle qui lui est propos e.

9 Dans l attachement ins cure, face l impr visibilit du parent, l enfant est lui-m me en difficult pour pr voir et anticiper. L angoisse de s paration et les troubles du comportement qui l accompagnent peuvent tre d cod s comme une tentative de maintenir avec ce parent un lien per u comme essentiel la construction et au soutien de l estime de soi. Lors de confrontations ult rieures une situation d ins curit , les motions g n ratrices d angoisse d abandon et d attaque de l estime de soi seront facilement activ es et se traduiront entre autres par des troubles du comportement . L enfant (adolescent) pourra accepter ou solliciter de l aide mais le fera souvent de fa on maladroite ou d concertante.

10 Dans l attachement vitant les bases de l estime de soi sont gravement perturb es par la difficult ou l impossibilit acc der l estime de l autre. Les relations ult rieures sont marqu es priori non seulement par la m fiance et la crainte d tre domin mais par le d sir de s imposer l autre comme s il s agissait de la seule fa on de s assurer de sa valeur, de sa place et au-del , de son existence m me. L enfant (puis l adolescent et l adulte) aura tendance d crypter toute relation comme un rapport de force porteur d un danger de disparition, et s organisera pour y faire face, tentant de prendre le pouvoir d s que l occasion se pr sente ou et en s effa ant pour viter la confrontation d o la fr quence et la gravit des troubles du comportement .


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