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SITUATION SANITAIRE DU SENEGAL - …

SITUATION SANITAIRE DU SENEGAL Dr Boubacar SARR Coordonnateur du Programme National de Lutte contre la C cit LE SENEGAL SENEGAL : Milieu physique Pointe de l Afrique Occidentale,12 8 et 16 41 de latitude nord et 11 21 et 17 32 de longitude Ouest. Superficie : 196722 km2. Limites : Nord par la Mauritanie, Est par le Mali, Sud par la Guin e et la Guin e Bissau ; Ouest le S n gal est ouvert sur l'Oc an Atlantique avec 700 km de c te. R seau hydrographique: 4 quatre grands fleuves (le S n gal, la Gambie, la Casamance, le Saloum) Climat tropical : longue saison s che de novembre juin et une saison humide de juillet octobre. 1 400 mm en Casamance contre 381 mm au Nord. D sertification ++++ (Sahel) Caract ristiques de la population Population estim e 11,6 millions d'habitants (2008), Densit moyenne de 58 habitants au km , mais de grandes disparit s. Taux d urbanisation lev (41,5% selon DPS 2005) avec un d peuplement des campagnes au profit des villes Population se caract rise par sa jeunesse en 2005, les moins de 20 ans repr sentent 54% de la population, et les plus de 65 ans 4%.

Caractéristiques de la population • Population estimée à 11,6 millions d'habitants (2008), • Densité moyenne de 58 habitants au km², mais de grandes disparités.

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1 SITUATION SANITAIRE DU SENEGAL Dr Boubacar SARR Coordonnateur du Programme National de Lutte contre la C cit LE SENEGAL SENEGAL : Milieu physique Pointe de l Afrique Occidentale,12 8 et 16 41 de latitude nord et 11 21 et 17 32 de longitude Ouest. Superficie : 196722 km2. Limites : Nord par la Mauritanie, Est par le Mali, Sud par la Guin e et la Guin e Bissau ; Ouest le S n gal est ouvert sur l'Oc an Atlantique avec 700 km de c te. R seau hydrographique: 4 quatre grands fleuves (le S n gal, la Gambie, la Casamance, le Saloum) Climat tropical : longue saison s che de novembre juin et une saison humide de juillet octobre. 1 400 mm en Casamance contre 381 mm au Nord. D sertification ++++ (Sahel) Caract ristiques de la population Population estim e 11,6 millions d'habitants (2008), Densit moyenne de 58 habitants au km , mais de grandes disparit s. Taux d urbanisation lev (41,5% selon DPS 2005) avec un d peuplement des campagnes au profit des villes Population se caract rise par sa jeunesse en 2005, les moins de 20 ans repr sentent 54% de la population, et les plus de 65 ans 4%.

2 Femmes en ge de reproduction (15-49 ans) est estim 3 124 600 Enfants de moins de 5 ans 1 755 800. Esp rance de vie la naissance 58 ans Taux brut de natalit est de 39,1 pour mille. Le taux de croissance annuel de la population estim 2,5% (f condit encore lev e, indice synth tique de f condit estim 5,3 enfants par femme) (EDS IV), La r gion de Dakar abrite 22,4% de la population totale (0,3% de la superficie nationale). Les r gions les moins peupl es sont celles de Tambacounda (y compris K dougou) et de Matam avec respectivement 11 et 16 habitants au km . Ce sont aussi les r gions les plus vastes du pays avec 30,4% et 14,8% du territoire national. Particularit : Gu diawaye, Pikine (Dakar) et Touba (Diourbel) qui sont plus peupl es que certaines r gions (exode rural et bidonvilles). Les ethnies principales sont les Wolofs (43%), Pulaar (24%), S r res (15%). Economie ducation et Sant > 50% du budget de fonctionnement conomie vuln rable aux chocs exog nes.

3 D ficit pluviom trique = contre formances secteur agricole en deux ann es successives, Hausse des prix du p trole et des produits alimentaires Effets de la crise financi re internationale en 2008. Cons quences : Inflation = 5% et D ficit des finances publiques 5% du PIB. Part du budget de l tat allou la sant = 10% et devrait atteindre 15% (engagements des Chefs d tats africains Abuja en 2000). Dans les pays en voie de d veloppement, les gens tombent malades parce qu ils sont pauvres, ils s appauvrissent davantage parce qu ils sont malades ; et voient leur tat de mal empirer du fait de la mis re accrue (Sir Edwin, M decin conomiste). Administration Le S n gal est compos de 14 r gions, 45 Les r gions sont subdivis es en d partements et ces derniers en arrondissements. Depuis l adoption de la loi 96-06 sur la d centralisation d partements, 118 arrondissements, 151 communes et 363 communaut s rurales.

4 Le S n gal compte trois ordres de collectivit s locales : r gions, communes et communaut s rurales. A leur t te si gent des conseils lus investis de comp tences dans le domaine de la sant . Noter que le d coupage administratif ne co ncide pas exactement avec le d coupage SANITAIRE . Les r gions m dicales correspondent aux territoires des r gions administratives, cependant plusieurs districts sanitaires peuvent se retrouver dans un m me d partement. PROFIL SANITAIRE Causes majeures de morbidit sont les maladies infectieuses, ainsi que les parasitoses. On note en 2005 : le paludisme (42,39% des causes de consultations), les parasitoses (2,86%), les dermatoses (8,04%) et les affections respiratoires (6,31%). ( Source : SNIS MSPM) Les taux relativement lev s de mortalit infantile (61 ) et infanto-juv nile (121 ) (EDS IV en 2005) sont essentiellement dus aux carences nutritionnelles, l avitaminose A et aux carences en micronutriments.

5 Les maladies diarrh iques et le paludisme, ainsi que les affections respiratoires, apportent leur lot aux causes de mortalit infantile et infanto-juv nile. Le taux de mortalit maternelle 401 pour naissances vivantes (EDS IV en 2005) a pour principales causes les grossesses pr coces, nombreuses ou rapproch es. Politique de sant La politique de sant trouve son fondement dans la Constitution S n galaise (article 17). S inscrit dans le cadre du DSRP, et vise les OMD La vision : Un S n gal o tous les individus, tous les m nages et toutes les collectivit s b n ficient d un acc s universel des services de sant promotionnels, pr ventifs et curatifs de qualit sans aucune forme d exclusion. Les objectifs pour la d cennie venir sont R duire le fardeau de la morbidit et de la mortalit maternelles et infanto juv niles ; Accro tre les performances du secteur en mati re de pr vention et de lutte contre la maladie ; Renforcer durablement le syst me de sant ; Am liorer la gouvernance du secteur de la sant.

6 Politique de sant La pr vention, est l option politique majeure qui trouve son fondement dans son ancrage aux Soins de Sant Primaires. Cette politique de sant s articule autour de : L acc s aux soins de sant de qualit garanti toute la population quelque soit le statut socio- conomique ; L approfondissement de la d centralisation et de la gouvernance SANITAIRE locale ; La promotion de la couverture de l assurance du risque maladie ; La protection des groupes vuln rables ; Le renforcement du partenariat public-priv ; La promotion de la multisectorialit ; L alignement de l aide ext rieure aux priorit s sanitaires nationales ; La culture de la gestion ax e sur les r sultats. RAPPEL DES OMD 1. R duire l extr me pauvret et la faim. 2. Assurer l ducation primaire pour tous. 3. Promouvoir l galit des sexes et l autonomisation des femmes . 4. R duire la mortalit des enfants de moins de 5 ans.

7 5. Am liorer la sant maternelle. 6. Combattre le VIH/sida, le paludisme et d autres maladies end miques. 7. Assurer un environnement durable. 8. Mettre en place un partenariat mondial pour le d veloppement. Ressources Humaines: SITUATION Ressources Humaines Elaboration en 1996, d un plan national de formation du personnel 2002 ; ouverture des Centres R gionaux de Formation, Cr ation en 2003 de la Direction des Ressources Humaines (DRH) et la mise en uvre d une politique de contractualisation. Malgr les efforts, les indicateurs restent en de des normes. En rapport avec: l insuffisance des effectifs au niveau des structures de formation (Universit s +++) la non ma trise du processus de recrutement ( comp tence de la fonction publique) l insuffisance des mesures incitatives pour fid liser le personnel et r ussir une meilleure r partition g ographique. Le d ficit surtout dans les zones loign es de Dakar et difficiles (faible motivation, cadre de vie peu ad quat, absence d un plan de rel ve).

8 N cessit d une collaboration accrue entre le minist re de la sant , l universit et les coles de formation professionnelle en sant Infrastructures quipements Gr ce au PNDS 1998-2007 : Le plateau technique des structures sanitaires a t am lior Les moyens de supervision ont t accrus Les conditions d vacuation des malades ont t am lior es. Postes et centres de sant construits ont t quip s selon les normes. En 2002, la cha ne de froid a t enti rement renouvel e Tous les postes de sant ont t dot s en motos, Les centres de sant dot s en ambulances et v hicules de supervision, (vedettes ambulances) Les h pitaux pourvus en quipements de pointe (scanner et autres). Fourniture d quipements vari s dans le domaine de l hygi ne hospitali re (incin rateurs, buanderie, mat riels de st rilisation). Disponibilit de deux camions m dicalis s pour les consultations foraines et d un parc d ambulances quip es pour le SAMU r cemment cr.

9 Points am liorer: Non prise en compte des besoins en quipements pour la prise en charge des maladies chroniques soins co teux. Absence de plan de renouvellement des quipements. (d ficit not avec l usure de certaines quipements acquis, mais n ont pas t renouvel s). Maintenance Insuffisances dans le fonctionnement normal des activit s de maintenance dans les h pitaux, r gions m dicales et districts sanitaires o il existe un Service Technique de Maintenance (STM). Cette SITUATION d coule d un d faut d organisation (plan d quipement, organigramme, syst me d information pour la maintenance), mais aussi d un d ficit en personnel qualifi . L option de rendre fonctionnels des STM au niveau des r gions, h pitaux et districts devrait tre revue au vu des r sultats enregistr s dans ce domaine. Une alternative pourrait tre le recours la contractualisation dans le cadre de la mise en uvre de la politique de maintenance.

10 M dicaments et produits m dicochirurgicaux R formes du secteur pharmaceutique pour assurer l acc s aux m dicaments essentiels de qualit et moindre co t. L valuation r cente du syst me mis en place a r v l entre autres, une faiblesse dans la disponibilit des m dicaments avec des probl mes d accessibilit pour les populations vuln rables ou d munies et sans couverture sociale. Mesures prises : Erection de la Pharmacie Nationale d Approvisionnement (PNA) en EPS, Renforcement du Laboratoire National de Contr le des M dicaments (LNCM), Formation de pharmaciens inspecteurs, L homologation des prix des m dicaments et produits m dico-chirurgicaux, L introduction de m dicaments traditionnels am lior s (MTA), La lutte contre le march illicite des m dicaments et L laboration d une politique nationale pharmaceutique Syst me d information Le SIG est en cours de reconstruction.


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