Example: bankruptcy

THEORIE’DU’RISQUE’ET’DE’ L’INCERTITUDE’

THEORIE du risque ET DE L INCERTITUDE Arnaud DIEMER Universit Blaise Pascal Economie g n rale Licence Mass, 3 me ann e, 2013 PLAN Introduc)on la th orie du risque et de l incertain A. Les th ories conomiques face au risque et l incer7tude B. Prise de d cisions en univers incertain C. A=tudes vis vis du risque D; Qualit et incer7tude I. L entreprise face aux risques et l incer)tude A. Consommateurs et producteurs face l incer7tude B. Approche u7litariste de la d cision et du risque C. Pr visions et ges7on en avenir incertain D.

* Une’ situaon’ est risquée’ quand’ la prévision’ peut se’ faire’ à parer’ de’ probabilités’ mathémaques’ ou’ de’ probabilités’ fréquenestes.

Tags:

  Risque, Du risque

Information

Domain:

Source:

Link to this page:

Please notify us if you found a problem with this document:

Other abuse

Advertisement

Transcription of THEORIE’DU’RISQUE’ET’DE’ L’INCERTITUDE’

1 THEORIE du risque ET DE L INCERTITUDE Arnaud DIEMER Universit Blaise Pascal Economie g n rale Licence Mass, 3 me ann e, 2013 PLAN Introduc)on la th orie du risque et de l incertain A. Les th ories conomiques face au risque et l incer7tude B. Prise de d cisions en univers incertain C. A=tudes vis vis du risque D; Qualit et incer7tude I. L entreprise face aux risques et l incer)tude A. Consommateurs et producteurs face l incer7tude B. Approche u7litariste de la d cision et du risque C. Pr visions et ges7on en avenir incertain D.

2 L entreprise et l assurance II. Les comportements strat giques via la th orie des jeux A. Qu est qu un jeu ? B. Les jeux strat giques informa7on compl te C. Les jeux strat giques informa7on incompl te III. Quelques illustra)ons de ges)on du risque A. Les march s financiers, le risque de taux et la th orie du choix de portefeuille B. Les march s agricoles et le risque de prix (les march s terme) C. Les march s automobiles et le risque de qualit D. Les march s d assurance et le risque de l al a moral BIBLIOGRAPHIE Aghion P.

3 , Cag J., Denis F., Orgiazzi E., Simula L. (2010), Micro conomie, Pearson. Akerlof , Shiller (2009), Les Esprits animaux, comment les forces psychologiques m nent la finance et l conomie, Pearson. Arrow (2000), Th orie de l informa7on et des organisa7ons, Dunod. Boiteux M., De Montbrial T., Munier B. (1986), March s, Capital et incer7tude : Essais en l honneur de Maurice Allais, Economica. Come T., Rouet G. (1994), Micro conomie, Eyrolles Universit . Diemer A. (2011), March s financiers et psychologie conomique, in Diemer A.

4 Et Dozolme S. (eds), Les enseignements de la crise des subprimes, Cl ment Juglar. Guerrien B. (1997), La Th orie des Jeux, Economica. Moulin H. (1979), Fonda7on de la th orie des jeux, Hermann Paris. Moureau N., Rivaud- Danset D. (2004), L incer7tude dans les th ories conomiques, Rep res, La D couverte. Munier B. (2010), Maurice Allais, pr curseur et devancier de l analyse du risque contemporaine in Diemer A., Munier B., Lallement J. (eds), Maurice Allais et la science conomique, Cl ment Juglar. Peet P. (1998), L conomie de l informa7on, La D couverte.

5 Wolff J. (1996), La psychologie conomique, Economica. Introduc)on L inceretude est indissociable de la vie conomique. Les premiers conomistes qui se sont int ress s l inceretude, ont commenc par privil gier une concepeon tr s extensive, conforme leur vision du monde. L univers ne peut pas tre repr sent par un ensemble fini de situaeons possibles et la connaissance des agents est limit e. Les diff rents courants de pens e vont chercher r pondre la queseon suivante : comment les agents se comportent ils en situaeon d inceretude ?

6 A. Les th ories conomiques face au risque et l incer7tude Par leur r flexion la fois philosophique et conomique, Franck Knight (1921) et John Maynard Keynes (1923, 1936) ont ouvert la voie un d bat esseneel : est- il possible de rendre compte scienefiquement de l inceretude ? Autrement dit, peut- on se donner une repr de l dans la vie conomique ? Dans un arecle inetul Risk, Uncertainty and Profit (1921), Franck Knight effectue une disenceon entre risque et inceretude : La diff rence pra7que entre les deux cat gories, le risque et l incer7tude, est que, s agissant de la premi re, la distribu7on du r sultat parmi un ensemble de cas est connue (soit par le calcul a priori, soit par des sta7s7ques fond es sur les fr quences observ es), tandis que ceci n est pas vrai de l incer7tude en raison de l impossibilit de regrouper les cas, parce que la situa7on traiter pr sente un degr lev de singularit (1921, p.)

7 233). * Une situaeon est risqu e quand la pr vision peut se faire parer de probabilit s math maeques ou de probabilit s fr quenestes. Les probabilit s math (nombre de cas favorables / nombre de cas total) sont calcul es priori, comme dans les jeux de hasard o les chances sont gales. Les probabilit s fr sont calcul es parer d un grand nombre d observaeons d un v nement qui se r p te avec une certaine fr quence. Ces deux cas de figure reposent sur des probabilit s objeceves. * Une situaeon incertaine est consid r e comme unique et n est pas r duceble un groupe de cas similaires, elle n est pas probabilisable.

8 La pr vision repose alors sur un double exercice de jugement : (i) Il s agit dans un premier temps de formuler une esemaeon ou un jugement personnel, ceBe conjecture s appuie sur l exp rience personnelle ou l intuieon; (ii) il s agit dans un second temps de mesurer la validit du jugement effectu , il d pend de la confiance que l individu a dans son jugement. Ce degr de confiance ou de croyance est appel probabilit pist mique. La possibilit d associer ou non des probabilit s une situaeon risqu e ou incertaine, a des cons quences importantes.

9 Ueliser les probabilit s permet d tendre l univers incertain le calcul d opemisaeon (exemple de la maximisaeon du profit). Pour Knight, les situaeons singuli res ne permeBent pas l usage des probabilit s. Il s agit de situaeons inclassables. Il y a donc une difficult mod liser les comportements en inceretude. La singularit ne fait pas obstacle la pr vision, cependant elle exclut que l on s appuie sur des mod les probabilisables. Pour Knight, l entrepreneur doit affronter une inceretude qui a une double origine : (i) le d roulement du processus de produceon et la producevit des travailleurs; (ii) les pr f rences des consommateurs et l volueon de la demande.

10 D s lors, le profit est un revenu r siduel, qui n est pas suscepeble d une mesure ex ante. Keynes (1936) consid re galement que l inceretude ne peut pas tre r duite une affaire de probabilit : Ce que nous voulons simplement rappeler, c est que les d cisions humaines engageant l avenir sur le plan personnel, poli7que ou conomique, ne peuvent tre inspir es par une stricte pr vision math ma7que, puisque la base d une telle pr vision n existe pas; c est que notre besoin inn d ac7vit cons7tue le v ritable moteur des affaires, notre intelligence choisissant de son mieux entre les solu7ons possibles, calculant chaque fois qu elle le peut, mais se trouvant souvent d sarm e devant le caprice, le sen7ment ou la chance (1936, p.)


Related search queries