Transcription of Yersinioses - Laboratoire CERBA
1 YersiniosesLe genreYersiniaappartient lafamille comprendplusieursesp ces,dont troissont virulenteschez l homme:Yersiniapestis, bac-t ries sont agents de zoonoses,l homme tant un h l agentde la peste qui, d apr sl OMS,persisteen Afrique,continentle plus touch (hautsplateauxdu centre de l le de Madagascar,Mozambique,Tanzanie,R publiqued mocratiqueduCongo),suivi de l Asie (Inde). eux deux, ilsregroupentpr s de 99 %des cas rapport sdans Am riquedu Sud et l ouest des tats-Unisont r per-tori quelquescas. La peste est actuellementinexistanteen r servoirest essentiellementle rat et levecteurla puce, qui contaminel hommepar piq s une incubationde 1 6jours, deux formes cli-niques sontd crites:lapeste buboniquequi associeunead nitele plus souventinguinale une fi vre lev e, desc phal es,des polyalgieset une morta-lit est importante,de l ordre de 60 90%mais inf -rieure 5%sous peste pulmonaire,tr scontagieuse,se manifestepar une pneumonieaigu dyspn isanteavec expectorationh mopto queassoci e une fi vre lev e, des c phal es,une cyanoseet volutionest toujoursmortelleenl absenced une antibioth rapieadapt epr plasmidesde r sistance lastreptomycine,au chloramph nicolet aux t tracyclinesont r cemment t d antibioth rapiereposesur la ciprofloxacineou la d claration l OMS d un cas de peste est responsablesd infectionsaigu s, type d ad nitem sent riqueet de gastroent rite,particuli rementchezles sujets jeunes.
2 Et de d clarationobliga-toire est limit e aux toxi-infectionsalimentairescollec-tives (TIAC).LesYersiniasont des bacilles colorationbipolaire,parfois coccobacillaires,immobiles 37 C, pr sentantune mobilit p ritricheau-dessousde 30 C. Ils pos-s dent une intenseactivit ur asique,saufY. grand besoinen fer expliquela fr quencedesinfectionsen cas d h esp cepseudo-tuberculosiscomprendsix s rotypes(I VI), le s ro-type I tant le plus fr ,34antig nesOet20antig nesHontGuidedes analysessp cialis es t d classifications effectuesur les antig s rotypeO:3 est le plus fr quentenEurope,suivi des s rotypesO:9 et r servoirdeYersiniaenterocoliticaest principale-ment animal (rongeurs,porc) et environnemental(eau,sol, alimentssouill s).La consommationd alimentscrus ainsi que la capacit de la bact rie semultiplier basse temp rature,notammentlors de la conservationau froid des aliments,expliquel augmentationde la fr -quence de la r servoirle solet les animauxcontamin s partir du sol, tels que lesrongeurs,les oiseauxet occasionnellementle principalmode de transmissionest la voie f cale-orale, soit directementpar contactavec des animauxinfect ssoit, plus fr quemment,par ingestiond ali-ments souill s(eau, lait, divers alimentsdont la viandede porc).
3 Le pouvoirpathog nedesYersiniarepose sur la pr -sence du plasmidepYV, plasmidede 70 75kbportantplusieursg nesdevirulencecommuns touteslesYersi-niapathog produitsde ces g nes corres-pondent diff rentesprot inesd adh sionet d invasion(Yad A), des prot inesayant des propri t santi-phagocytaires(Yop) ainsi qu des prot inesimpliqu esdans des m canismesde r gulationet d excr tiondesprot inesYops (Lcr, antig neV). Un autre facteurdepathog nicit est l lot de haute pathog nicit chromo-somique(HPI). Cet lot conf reaux souchesdes troisesp cespathog nesdeYersiniaqui l h bergentla capa-cit de tuer les souris faible dose et de causer uneinfectionsyst miquechez l tout, seules lessouchesdeYersiniaporteusesdu plasmidepYV sontvirulentes,et au sein de celles-ci,seules celles qui h ber-gentl HPIontunpouvoirpathog netr s lev.
4 Lesbac-t ries p n trentdans la muqueusepar les plaquesdePeyer et prolif rentdans le tissu lympho deen m canismeinvasiftissulaireentra nela constitutionde micro-abc sau niveau desplaquesde Peyer, voluantvers la constitutiond ulc ra-tions aphto desde taille et de manifestationsdigestivesdominent laphase aigu delamaladie, typed ad nitem sent riqueavecfi vre,douleursde la fosse iliaquedroite,vomissementsetdiarrh e,pouvant tre confonduesavec celles d uneappendiciteaigu . Chez le jeune enfant,l infectionestresponsabled une gastroent ritef brile avec missionde selles glaireuseset volutionest en g n ralspontan mentfavorableen 1 ,sur un terraind bilit (sujetdiab tique,cirrhotique,immunod prim ),l infectionpeut persisteret tre la cause d une septic sensiblesaux cyclines,aux c phalosporinesde 3eg n ration,aux fluoroquinolones,au cotrimoxa-zole et aux s le traitement,l excr tionpeut persister6 manifestationsextra-digestivessont le plus souventli es arthritesr action-nelles apparaissent1 3semainesapr s l pisodediges-tif initial, le plus souventchez l adultejeune tableauest celui d une polyarthritef briletouchantles grossesarticulations,telles que le ryth menoueuxsurvient2 15 jours apr s l pisodeaigu et toucheles femmesdans deux tiers des volutionest favorableen moins de 1mois.
5 D autresmanifestationsont t d crites,telles que syndromedeFiessinger-Leroy-Reiter,p ricarditeet thyro diagnosticdes infections Yersiniarepose sur lediagnosticdirect et la s isolementdu germe par cultures effectue partird h mocultures,de selles et de ganglionsm sent isolement, partir des selles, n cessiteun enrichisse-ment au froid pendant24 48heures suivi d un repi-quage sur milieu sp cifique,tel que le milieu CIN(CefsulodineIrgasanNovobiocine)incub 30 C. Les l mentsimportantsde l identificationsont li s l immobilit du germe 37 C, lamobilit au-dessousde 29 C et au caract reur ase+.Yersiniaenterocoliticaest pr sentedans les selles aucours de la diarrh eet peut persisterplusieursmoisapr s la gu risonclinique,contrairement Yersiniapseudotuberculosis,dont la pr sencedans le tube diges-tif est limit e l pisodediarrh donn es,ainsique la difficult isoler le germe des selles, expliquentl int r tde la s s rologiedesYersiniaest r alis epar agglutinationen microplaquedes antig nessomatiquesobtenus partir de suspensionsbact riennestu es deYersiniaenterocoliticade s rotypeO:3, O:5, O:9 et deYersiniapseudotuberculosiss rotypesI V.
6 Les titres sup rieursou gaux 1/160 sont consid r limites de cette s rologietiennent l existenceder actionscrois esdont les plus importantessont entreYersiniaenterocoliticaO:9 etBrucellaainsi qu entreYersiniapseudotuberculosisdes s rotypesII et IV et plus, la techniqued agglutinationmanquede sensibilit au stade des recherched anticorpsdirig scontre les prot inesYops cod es par le plasmidede virulencepYV commun toutes lesYersiniapathog nespermetde pallier cesinconv effet, l antig neest pr par partirde souchesdeYersiniaenterocoliticaO:3,afin d vitertoutrisqueder actioncrois Elisa montreune sensibilit sup rieure latech-niquedemicroagglutinationlorsdeye rsiniosestypiquesconfirm espar la plus, il existe peu ou pasde r actionscrois esavecSalmonellatyphiet il n existepas de r actioncrois e dans les cas de s rologiepr sentedonc un int r t dans le diag-nosticdiff ,ellepermet de d tecterla pr senced anticorpsdans tous lescas d infections Yersiniapathog nes,quel que soit les rotype.
7 Bartonelloses,Brucellose,Campylobact rioses(Bour eP, peste en 2007 :Des cashumainsr guli rementsignal s, maisrapide-ment gu rispar les decine G n rale2007 ;21/758-759 20e :Vivachis, 2006 ;pp. 361-364.)