Transcription of La conduite de l’irrigation en maraîchage bio
1 En collaboration avec Jean-Fran ois BouchyMara cher formateurBLE CIVAM Euskal Herri La conduite de l' irrigation en mara chage bio1La conduite de l irrigationen mara chage bioBLE CIVAM Euskal Herri La conduite de l' irrigation en mara chage bio2 SOMMAIRE Les l ments du bilan hydrique : quelques d finitionsP4 R serve utile et texture du solP6 Les besoins en eau des cultures l gumi res P7 Le mat riel d irrigationP15 Exigences des cultures et mat riel d irrigationP18 Les fournisseursP19 Synth se technique r alis e en 2011 par l'association BLE CIVAM Pays Basque,en collaboration avec Jean-Fran ois Bouchy, mara cher formateur, et le groupe pilote maraichage bio de est membre de:La r daction et l' dition de ce document sont r alis es avec le soutien financier de.
2 BLE CIVAM Euskal Herri La conduite de l' irrigation en mara chage bio3 Introduction Il est important de satisfaire la demande en eau des cultures l gumi res diff rentes selon les. esp ces et le stade de culture. L eau est un facteur limitant que ce soit par exc s ou par manque. C est un facteur de production qui permet d conomiser tout le reste (fertilisation, ). Des cultures correctement irrigu es offrent de meilleurs rendements (courgette : rendement 3 fois sup rieure) l inverse si la plante ne re oit pas assez d eau le calibre et le rendement seront limit s. En agriculture biologique, il est envisageable de sous arroser pour viter une situation de confort la plante qui la saturerait en eau et limiterait alors l exploration du sol par les racines.
3 Sauf, pour la salade, il est conseill que l arrosage ne couvre que 80% des besoins r els ainsi la teneur en mati re s che des l gumes augmente et permet d obtenir une meilleure conservation et un meilleur go t. Le syst me racinaire des l gumes couramment cultiv s supporte mieux le sec, ou l'alternance sec/humide que l humidit stagnante (pr sence d eau libre) qui entra nent une asphyxie racinaire. Il faut pr f rer des arrosages r guliers plut t que d apporter des quantit s importantes en une fois qui accentuent le lessivage, le tassement du sol et le risque d clatement des tensiom tre peu utilis en mara chage , est un appareil de mesure du taux d humidit du sol permet pourtant un diagnostic int estimer les volumes d eau apporter quelques calculs sont indispensables en fonction de la nature du sol et des besoins cultures.
4 Le bilan hydrique permet l valuation des entr es et sorties en eau et donc d valuer une dose d arrosage en fonction du stade de culture des l gumes, de la saison, et de la nature du approche donne un cadre de r flexion qui permet avant tout d viter les grandes erreurs :-l exc s d arrosage entra nant un lessivage important, une asphyxie manque d arrosage ayant un effet sur le comportement de la drainage (par Jacques Petit)Le drainage des sols est incontournable en agriculture biologique. On entend par le terme de drainage non pas la pose de drains, mais bien l id e de sortir en tout moment l exc s d eau de la parcelle.
5 Sous nos climats il pleut beaucoup, surtout des poques de l ann e o l vapotranspiration est faible. Dans ces conditions, les r serves d eau du sol sont abondantes et il devient fondamental d liminer les surplus qui ne manquent pas de s accumuler chaque ann e. Si c est surtout le cas au printemps et en automne, a peut aussi l tre pendant la forte p riode de la croissance des plantes en t .Dans tout profil de sol, l eau ne doit jamais stagner, mais s couler rapidement m me apr s une pluie importante. Ce drainage doit emp cher tout prix toute remont e d eau, ne fut-ce que temporaire, des nappes.
6 Les remont es d eau, m me de tr s courtes dur es, ont un effet d vastateur sur la structure des sols. Cette perte de structure augmente le risque d asphyxie en p riode humide (moins d air stock ) et le danger de manque d eau pour les culture en saison s che (moins d eau stock e ). Ce ph nom ne est une cause importante de faibles rendements en agrobiologie. Le drainage (pas d exc s d eau) est l l ment cl pour permettre le d marrage du fonctionnement des cycles biologiques du sol et donc du d marrage des cultures. C est le premier pas pour optimiser toute fertilisationExtrait de La fertilisation organique des cultures FABQBLE CIVAM Euskal Herri La conduite de l' irrigation en mara chage bio4 LES L MENTS DU BILAN HYDRIQUE : QUELQUES D FINITIONSLe bilan hydrique apporte des l ments au calcul des doses d irrigation , il se base sur des donn es : ETP et RU En effet, les racines des plantes puisent l eau dans la r serve utile (RU) du sol et la disperse dans l atmosph re par vapotranspiration = ETP.
7 La teneur en eau est fonction de la porosit et de la perm abilit du sol. Le volume maximal d eau qu un sol peut retenir est la capacit au champ , ou capacit de r tention du sol qui d pend de sa granulom trie. La circulation de l'eau dans le sol varie en fonction de plusieurs facteurs: - du taux d'humidit rencontr e dans le sol : en sol sec, l eau est fortement retenue par les particules de sol. L eau se dirige des zones les plus humides vers les zones plus s ches, ce qui implique des mouvements multidirectionnels de l'eau (action de la tension superficielle sur la gravit ). Cela explique des ph nom nes de diffusion et de capillarit depuis les horizons profonds plus humides vers les horizons de surface plus secs.
8 Par contre, en sol satur d'eau, l' coulement gravitaire pr domine. - de la texture du sol : la granulom trie des particules min rales- du tassement du sol et de sa porosit : l eau est d avantage retenue et circule lentement en sol tass et/ou faiblement poreux. Cependant un compactage excessif entra ne une mauvaise circulation de l eau et une humidit stagnante. ETP : vapotranspiration potentielleUne partie de l eau qui p n tre dans le sol est vapor e directement dans l atmosph re et par l interm diaire des plantes, l ensemble de ces pertes constitue l vapotranspiration. Elle se fait surtout la surface du sol.
9 L agent d vaporation le plus actif est le vent, plus que la chaleur On consid re qu une surface occup e par une plante densit maximale (optimale) vapore toujours la m me quantit quelque soit la = somme des quantit s d eau vapor es par le sol et par la planteL ETP est comprise entre 0 et 7 mm/jourLes donn es sont donc toujours inf rieures ou gales 7 mm par jour. La RU : r serve utile La R serve Utile du sol (RU) correspond la capacit de r tention du sol c'est- -dire au volume d'eau que le sol peut absorber, il d pend donc directement de la nature du sol . La RU est exprim e en mm. BLE CIVAM Euskal Herri La conduite de l' irrigation en mara chage bio5 LaRFU, La r serve facilement utileLes plantes ne peuvent jamais extraire toute l eau du sol, car la capacit de succion des racines diff re suivant le type de plantes et le volume d enracinement.
10 Les plantes n utilisent qu une partie de la r serve utile : la R serve Facilement Utilisable Le volume racinaire varie selon les plantes. On peut diviser les plantes mara ch res en 3 groupes selon leur enracinement :-faible enracinement : environ 15 cm, radis, moyen : environ 20 cm , oignon, pomme de terre , chou,-enracinement puissant : plus de 30 cm, navet, carotte, tomate, aubergine, courgette, RFU en eau d'un sol est exprim e en millim tre d'eau, elle correspond la fraction sup rieure de la r serve utile (RU) Elle est difficile valuer , et peut tre estim 60% de la SERVE UTILE ET TEXTURE DU SOLLa texture du sol a une influence directe sur la RU.