Transcription of Réforme de la Filière Café et Cacao - …
1 1 R forme de la Fili re Caf et Cacao _____ S minaire de formation sur le r le des CDS Avec le Corps Pr fectoral _____ 2 SOMMAIRE I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION DE LA REFORME II. PRINCIPES DIRECTEURS DE LA REFORME III. AXES STRATEGIQUES DE LA REFORME IV. LES AUTRES QUESTIONS IMPORTANTES 3 I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION DE LA REFORME L Etat ivoirien, sous l impulsion des partenaires au d veloppement, a proc d la lib ralisation des fili res caf - Cacao au cours des campagnes 1997/1998 pour le caf et 1998/1999 pour le Cacao , avec pour objectif d am liorer le revenu du producteur. Il s agit donc d une dizaine d ann es de lib ralisation qui vont tre caract ris es par : L importante r duction du r le de l Etat dans la commercialisation int rieure ; Le remplacement du prix bord champ garanti par un prix bord champ indicatif ; L arr t du programme de ventes anticip es la moyenne (PVAM) ; La suppression de la Caistab et la cr ation de nouvelles structures de r gulation et de gestion (BCC, FDPCC, ARCC, FRC).
2 Cependant, la majorit des op rateurs des fili res et un certain nombre d tudes en la mati re r v lent qu apr s plus de dix ann es de pratique, le syst me de commercialisation lib ralis n a pas produit tous les r sultats escompt s. Ainsi, les producteurs restant directement confront s aux al as du march ne per oivent pas l am lioration de leurs revenus au cours de ces ann es. En outre, les pressions fiscales et parafiscales restent fortes sur leur revenu et les baisses de la fiscalit et de la parafiscalit n ont pas d impact imm diat sur le prix aux producteurs. Et, la production du caf est rest e en r gression continue. Ces constats, admis par la majorit des analystes de la fili re, ont confort le Pr sident de la R publique, qui dans sa d cision de reformer le syst me de commercialisation en vigueur, a choisi sans ambages, le retour un syst me qui garantisse un prix au producteur au moins gal 60% du prix international.
3 Il est en effet globalement ressorti des diff rentes r flexions men e su la reforme, une unanimit sur la n cessit de : La mise en place d un prix garanti aux producteurs ; L am lioration de la commercialisation int rieure ; La r organisation de la production, l am lioration de la productivit et de la qualit ; L organisation et l am lioration du bien tre des producteurs. II. PRINCIPES DIRECTEURS DE LA REFORME Le contexte de normalisation et de relance conomique de la C te d Ivoire l issue de la crise post lectorale, a donn une importance double titre, ladite r forme, notamment en raison de son int r t strat gique dans l conomie ivoirienne mais aussi en ce qu il a constitu l un des points d clencheurs de l atteinte du point d ach vement indispensable pour le PPTE. 4 S inspirant des orientations majeures du Pr sident de la R publique et du Gouvernement, quatre (4) axes principaux ont t identifi s et conditionneront, l efficacit et la durabilit de la r forme, ce sont : le renforcement de la bonne gouvernance et de la transparence dans la gestion des ressources ; le d veloppement d une conomie cacaoy re et caf i re durable, travers la r organisation de la production et l am lioration de la productivit ; la s curisation du revenu des producteurs par la mise en place d un prix garanti ainsi que l am lioration de la commercialisation int rieure et ext rieure ; la mise en place d une interprofession forte.
4 Le renforcement de la bonne gouvernance et de la transparence dans la gestion des ressources de la fili re Les questions de Gouvernance et de transparence dans la gestion des ressources ont fait partie des causes principales des dysfonctionnements des structures de la fili re mises en place au cours des r formes pr c dentes. Cette nouvelle r forme a donc mis en avant, des r gles claires de bonne gestion et pr vu des instruments de bonne gouvernance (audits p riodiques, contr le par les services comp tents de l Etat, mode de recrutement et de d signation des dirigeants, manuel de proc dures, etc.). Une s paration claire des missions de r gulation administrative ( diction des r gles, contr le et sanction des intervenants) et de celles relatives la gestion op rationnelle (commercialisation int rieure et ext rieure, syst me d information, etc.)
5 Contribuera fortement att nuer ces risques. Dans ce cadre, la collecte des divers pr l vements reste justement du ressort du Minist re de l Economie et des Finances dont d pend le tr sor public. La p rennit de la fili re et l anticipation des enjeux et des d fis La question de la p rennit de la fili re est une pr occupation fondamentale de la r forme. Il est essentiel en effet, de mettre en uvre des actions qui pr servent l outil de production et contribuent promouvoir un d veloppement durable des productions de caf et de Cacao et assurer un approvisionnement r gulier du march . Ce qui permettra de garantir l Etat, les ressources indispensables pour son action et aux diff rents acteurs, une r mun ration quitable. Au niveau des producteurs, un accent particulier a t mis sur les conditions visant int resser les nouvelles g n rations et rendre la profession de cacaoculteur/caf iculteur, attrayante et cr atrice d emplois durables.
6 Autrement dit, il s agit de la modernisation des conditions de travail (r duction de la p nibilit du travail, am lioration du bien- tre des producteurs) et de la garantie de revenus r mun rateurs. Le d veloppement durable de la production d pendant galement de l efficacit de la synergie des acteurs de recherche-d veloppement et du Conseil, des contrats plans 5 sont pr vus pour tre tablis entre l organe de gestion et les structures charg es de la recherche et de l encadrement pour la mise en uvre d actions de d veloppement, conform ment la lettre de politique du Gouvernement dans le secteur, notamment dans l ex cution du Programme 2QC. Par ailleurs, afin de renforcer la capacit de r action de la fili re face aux enjeux et d fis majeurs venir, un dispositif de veille strat gique est mis en place et m me un service est d di cet effet.
7 La s curisation et l am lioration du revenu des producteurs Elle a constitu une pr occupation centrale de la r forme, le producteur ayant toujours t le maillon le plus faible de la cha ne des intervenants. Son revenu est, en l'absence de subvention, le r siduel du prix international apr s la d duction des co ts de commercialisation qui sont plus ou moins fixes. Cette incertitude pour les producteurs constitue un risque majeur pour les investissements et la p rennit de l appareil de production. L Etat dans son r le r galien, a le devoir de soutenir l ensemble des acteurs mais encore plus, les producteurs qui sont les plus faibles et sans lesquels la p rennit de la fili re ne peut tre garantie. Les dispositifs pr vus au niveau des syst mes de commercialisation int rieure et ext rieure dans le cadre de la pr sente r forme, permettront de s curiser les prix et les revenus des producteurs.
8 La mise en place d une interprofession forte A terme, il sera mis en place une interprofession qui participera la gestion de la fili re ; l objectif vis est d impliquer les parties prenantes aux d cisions qui affectent les activit s de la fili re. Cette interprofession sera assise sur des organisations de producteurs viables et cr dibles. III. AXES STRATEGIQUES DE LA REFORME La production et l conomie cacaoy re et caf i re durables Pour contribuer relever le d fi de durabilit auquel doit faire face la fili re, la reforme a pr vu de renforcer les activit s d am lioration de la productivit et de la qualit d j inscrites dans le programme 2QC et les activit s d am lioration des infrastructures en milieu rural pr vues dans le cadre du FIMR. Ces actions se situent dans les domaines suivants : la Recherche, travers notamment l am lioration vari tale et les m thodes de lutte contre le swollen shoot ; le conseil agricole, par le transfert de technologies et appuis divers aux producteurs ; le renforcement des structures nationales, de Recherche (CNRA) et de vulgarisation (ANADER) ; 6 la certification, par une meilleure coordination de toutes initiatives de certification sur le terrain.
9 Production La non-ma trise des bonnes pratiques agricole, la forte pression parasitaire due aux maladies et aux ravageurs et le vieillissement du verger constituent les principales contraintes l :a production et la productivit . La qualit du Cacao porte habituellement sur les crit res physico-chimiques. Cependant la qualit sanitaire est devenue une pr occupation constante en raison de la pr sence de contaminants chimiques dans les produits marchands. Les enjeux pour la C te d Ivoire sont de : Maintenir et optimiser la production du Cacao et du caf face la comp tition avec d autres cultures p rennes (h v a, palmier) ; Maintenir la position de premier producteur mondial de Cacao dans un contexte concurrentiel ; Satisfaire la demande des consommateurs de plus en plus exigeants en mati re de qualit des produits marchands ; Mobiliser les ressources et expertises techniques (Vulgarisation, Recherche, etc.)
10 Et financi res en vue de promouvoir une conomie cacaoy re et caf i re durable dans un cadre de partenariat public-priv . Economie Cacaoy re et caf i re durable La promotion d une conomie cacaoy re durable s articule autour des trois dimensions suivantes : La dimension conomique La dimension sociale (relativement aux questions sociales et thiques (travail des enfants), La dimension environnementale. La commercialisation int rieure L organisation de la commercialisation int rieure ne subira pas de modifications majeures. Il s est agit d apporter des solutions aux faiblesses constat es afin d'assurer un prix minimum garanti aux producteurs. Les am liorations visent entre autres, : - Amortir le choc des fluctuations des cours internationaux sur les prix aux producteurs ; - Lutter contre la d gradation de la qualit des produits ; - Lutter contre les sous paiement des produits par certains op rateurs du fait de l loignement des producteurs et des difficult s d acc s aux lieux d achat ; - Lutter contre la fraude et la contrebande ; - Am liorer la comp titivit et les performances des coop ratives.)