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La bronchite infectieuse - avicampus.fr

La bronchite infectieuse Jean-Luc Gu rin, Cyril Boissieu Mise jour : La bronchite infectieuse est une maladie virale de distribution mondiale, tr s fr quente et tr s contagieuse. Elle entraine de grandes pertes dans la production d ufs et le gain de poids, et peut aussi provoquer des saisies l abattoir. Elle a t d crite pour la 1 re fois en 1930 aux USA sous sa forme respiratoire, puis dans les ann es 40 pour la forme reproductrice et dans les ann es 60 pour la forme r nale. Synonymie : coronavirose / en anglais : Infectious bronchitis L agent de la maladie et son pouvoir pathog ne L agent tiologique est un coronavirus, ARN monocat naire, de 80-160 nm, envelopp . Des spicules autour du virion donnent l impression d une couronne et ont une grande importance antig nique. Ce virus a une forte capacit d volution, par mutation ou recombinaison de son long g nome (> 30 kb).

La bronchite infectieuse Jean-Luc Guérin, Cyril Boissieu Mise à jour : 30.06.08 La bronchite infectieuse est une maladie virale de distribution mondiale, très fréquente et très

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1 La bronchite infectieuse Jean-Luc Gu rin, Cyril Boissieu Mise jour : La bronchite infectieuse est une maladie virale de distribution mondiale, tr s fr quente et tr s contagieuse. Elle entraine de grandes pertes dans la production d ufs et le gain de poids, et peut aussi provoquer des saisies l abattoir. Elle a t d crite pour la 1 re fois en 1930 aux USA sous sa forme respiratoire, puis dans les ann es 40 pour la forme reproductrice et dans les ann es 60 pour la forme r nale. Synonymie : coronavirose / en anglais : Infectious bronchitis L agent de la maladie et son pouvoir pathog ne L agent tiologique est un coronavirus, ARN monocat naire, de 80-160 nm, envelopp . Des spicules autour du virion donnent l impression d une couronne et ont une grande importance antig nique. Ce virus a une forte capacit d volution, par mutation ou recombinaison de son long g nome (> 30 kb).

2 Il est sensible la plupart des d sinfectants. Les particules virales peuvent survivre jusqu 1 mois dans le milieu ext rieur. On conna t au moins une douzaine de s rotypes, les plus connus tant le s rotype classique Massachusetts et le s rotype Connecticut. Il n existe pas de protection crois e entre les s rotypes. Certains ont un tropisme autre que respiratoire : g nital ou r nal, notamment. La grande vari t des s rotypes et de la virulence des souches, associ e une contagiosit lev e expliquent la persistance de la maladie. De nouveaux variants apparaissent fr quemment : ainsi des virus dits Qx , identifi s initialement en Chine, ont merg r cemment en Europe et pr sentent une divergence marqu e avec les souches vaccinales commerciales. Le virus se r plique tout d abord dans la trach e puis se distribue dans les organes internes.

3 Il a un tropisme plus marqu pour les cellules pith liales en phase de multiplication active. Les donn es pid miologiques Seul le genre Gallus est sensible. Il existe des coronavirus similaires chez la dinde ou chez le faisan. Les oiseaux de tous ges sont sensibles, mais les signes cliniques sont plus s v res chez les jeunes : les manifestations respiratoires se rencontrent surtout chez les oiseaux g s de moins de 5 semaines. La BI se transmet surtout par la voie respiratoire, par les a rosols et par les f ces. Les mati res virulentes sont constitu es par le jetage et les fientes. La transmission est horizontale, de fa on directe (d oiseaux malades oiseaux sensibles), et indirecte (par l eau, le mat riel,..). L excr tion virale par le jetage dure environ 10 jours ; en revanche l excr tion f cale peut durer jusqu 20 semaines. Le stress peut favoriser le d clenchement de la maladie, les oiseaux pouvant rester porteurs asymptomatiques.

4 Les manifestations cliniques de la maladie La morbidit est proche de 100%. La mortalit est souvent faible (sauf pour la souche tropisme r nal). L incubation est courte (18-36h). Les signes cliniques d pendent du s rotype et de son tropisme. Souvent, il y a peu de signes, et les animaux gu rissent spontan ment. Les signes sont plus s v res chez les jeunes, avec une mortalit d origine primaire. Chez les adultes, la mortalit est souvent caus e par des infections secondaires. Signes respiratoires : toux, r les trach aux humides ou bruit de pompe chez les jeunes, ternuements, coulement nasal s ro-muqueux jamais h morragique, parfois sinus enfl s et conjonctivite s reuse avec yeux humides. On les observe principalement chez le poulet. Ces signes peuvent tre accompagn s de sympt mes g n raux chez les jeunes. La gu rison souvent spontan e en 2 semaines s accompagne d un retard de croissance marqu.

5 Il y a de fr quentes complications de MRC, surtout chez les poulets en fin d engraissement. Chez les pondeuses plus g es, les signes sont plus discrets. Signes reproducteurs : chute de ponte (10-50%), ufs de mauvaise qualit (coquille mince ou absente, p le ou rugueuse, albumen trop liquide, ufs d form s), l sions l oviducte. Le passage du virus sur des futures pondeuses de moins de 2 semaines aura, outre les signes respiratoires, des cons quences d sastreuses sur la ponte ( fausses pondeuses ). Le passage de bronchite infectieuse en d but de ponte provoque une l g re baisse de ponte, qui rentre dans l ordre en 1 2 semaines. Une infection juste apr s le pic de ponte a, en g n ral, des cons quences catastrophiques. La maladie en fin de ponte entraine l arr t irr versible de cette derni re. Signes r naux (avec certaines souches virales) : d pression, soif intense, f ces humide, mortalit.

6 L sions : trach ite avec mucus ou amas cas eux que l on retrouve aussi dans les bronches primaires, mousse dans les sacs a riens, coulement nasal chez les jeunes, parfois sinusite, hypertrophie et p leur des reins, avec parfois des cristaux d urates, rupture des follicules ovariens dans l abdomen, oviducte kystique chez les adultes ou atrophi chez les poules infect es en cours de croissance. bronchite infectieuse du poulet de chair : Trach ite n crotico-h morragique Le diagnostic Le diagnostic clinique repose sur des signes cliniques et l sionnels peu sp cifiques et il est presque toujours n cessaire d avoir recours au laboratoire. La confirmation fait appel au diagnostic de laboratoire. On utilise la culture virale, la RT-PCR ou principalement la s rologie. Les pr l vements sont diff rents selon l anciennet de l infection.

7 On peut utiliser des couvillons trach aux ou de la trach e si l infection dure depuis moins d une semaine. Si elle est plus ancienne, il faut soumettre aussi des organes comme le poumon, le rein, les amygdales caecales ou des couvillons cloacaux. Les pr l vements doivent tre envoy s dans une solution de glycerol 50%. Diagnostic diff rentiel : maladie de Newcastle, laryngotrach ite infectieuse , coryza infectieux, ENVT, clinique des levages avicoles et porcins ENVT, clinique des levages avicoles et porcins bronchite infectieuse du poulet de chair : N phrite aigue ad novirus. La BI est consid rer dans tout syndrome de chute de ponte. La pr vention et le contr le de la maladie Il n existe pas de traitement sp cifique de la bronchite infectieuse . L am lioration du confort des animaux permet d acc l rer leur gu rison. L antibioth rapie permet de limiter les infections secondaires.

8 La vaccination est efficace. Il existe des vaccins virus vivant att nu , administrables par voie oculaire (pas entre 6 et 10 jours), par n bulisation, ou dans l eau de boisson. Il existe aussi des vaccins virus inactiv , injectables par voie sous-cutan e ou intramusculaire. Des checs sont possibles si le choix du s rotype n est pas pertinent, si un stress ou une autre vaccination ont lieu en m me temps, ou si la n bulisation est trop grossi re. Chez le poulet, on utilise les vaccins virus vivant att nu ; les vaccins virus inactiv s sont r serv s aux oiseaux dur e de vie plus longue (pondeuses, reproducteurs). En pratique : protocole de vaccination chez le poulet En zone peu contamin e : vaccinations j1 et j15-20 avec le m me vaccin virus att nu En zone de forte contamination, sur un levage risque ou lors de saison risque : vaccination j1 avec vaccin att nu et vaccination j15-20 avec un autre vaccin virus variant ge de vaccination : Si vaccination Gumboro avant 15 jours : rappel BI 5 jours apr s vaccination Gumboro Si vaccination Gumboro ou apr s 15 jours : rappel BI le m me jour En pratique : protocole de vaccination chez les oiseaux dur e de vie plus longue j1 : vaccination avec un vaccin vivant par n bulisation 2-3 semaines : vaccin vivant par voie oculaire ou par n bulisation 7-8 semaines.

9 Idem Injection d un vaccin inactiv contenant les souches Massachusetts et variants au moins 8 semaines apr s la derni re vaccination virus vivant


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