Transcription of ÉDITION - e cancer
1 QUIVALENCECMJNLOGOTYPEPRINCIPALTONS DIRECTS QUIVALENCE PANTONEPANTONE 288 C SYMBOLETYPOGRAPHIEPANTONE 235 C CYAN 100 % + MAG. 92 %JAUNE 22 % + NOIR 12 %CYAN 45 % + MAG. 100 %JAUNE 34 % + NOIR 19 % QUIVALENCE RVBR : 5V : 49B : 108R : 135V : 20B : 84 DITION 03P. Donn es pid miologiques g n rales : les cancers en chi resP. La pr vention et les soins Les facteurs de risque Les d pistages Les traitements cancer et Covid-19 Faits marquants et actualit sP. Donn es par type de cancer Le cancer du poumon Le cancer du sein Le cancer de la prostate Le cancer colorectal Le cancer du pancr as Le cancer du foie Les cancers gyn cologiques Le m lanome cutan Panoramades cancersen FranceSOMMAIRE0204 NORBERT IFRAH,PR SIDENTTHIERRY BRETON,DIRECTEUR G N RAL DITOC haque jour, on d couvre environ 1 000 nouveaux cas de cancer en France.
2 Chacun d entre nous sait, pour l avoir v cu dans sa chair ou avec un proche, quel point cette maladie est accablante, aussi bien lors du diagnosticque pendant et apr s le traitement. Certes, nous avons fait d normes progr s : le taux d incidence du cancer baisse ou se stabilise, le taux de mortalit diminue, les eff orts de pr vention ont permis un ralentissement, manifestement temporaire, du tabagisme, les d pistages se d veloppent et des traitements innovants, plus effi caces et moins traumatisants, mergent. Mais ces avanc es ne rendent pas plus acceptables les d c s, les s quelles et les souff rances de la maladie, qui restent une terrible preuve pour 3,8 millions de Fran ais qui ont eu ou vivent avec un ger son poids dans la vie des Fran ais est l objectif qui va guider notre strat gie pour les ann es venir.
3 C est partir de l tat des lieux du cancer en France, pr sent dans cette brochure, que nous avons identifi les priorit s de la prochaine strat gie d cennale, construite avec toutes nos parties prenantes et soumise deux consultations citoyennes. La premi re orientation, qui tient en un chiff re, est d am liorer la pr vention : 40 % des cancers pourraient tre vit s si nous adoptions des modes de vie plus sains. La deuxi me est de limiter les s quelles de la maladie et d am liorer la qualit de vie des patients pendant et apr s les traitements. Enfi n, nous avons le devoir d intensifi er la lutte contre les cancers de mauvais pronostic, aujourd hui consid r s comme incurables. Ces trois d fi s sont les grands axes de notre nouvelle strat gie d cennale de lutte contre les cancers, un combat que nous m nerons et gagnerons ger le poids du cancer dans la vie des Fran aisAm liorer la pr vention, r duire les s quelles de la maladie et intensi er la lutte contre les cancers de mauvais pronostic sont les priorit s de notre nouvelle strat gie d cennale.
4 05 DONN ES PID MIOLOGIQUES G N RALESEn France, les cancers repr sentent la premi re cause de d c s chez l homme, et la deuxi me chez la femme. Ce premier chapitre pr sente les donn es essentielles les plus r centes sur les cancers en France : fr quence, taux de survie et de mortalit , ge m dian au diagnostic, etc. 06 Les cancers en chiffres ansCHEZ LES HOMMES ansCHEZ LES FEMMES GE M DIAN AU DIAGNOSTIC EN NOUVEAUX CAS DE cancer EN VOLUTION DU NOMBRE DE NOUVEAUX CAS PAR ANEntre 2010 et 2018, le nombre de nouveaux cas de cancer a augment de 6 060 chez l homme et de 23 053 chez la femme, mais le taux d incidence standardis a baiss chez les hommes et tend se stabiliser chez les CAS+ , %POUMON CAS+ %COLORECTAL CAS % % % , %PROSTATE CAS- , %POUMON CAS- , %COLORECTAL CAS- , %HOMMESNOMBRE DE CAS EN ET VOLUTION DU TAUX D INCIDENCE ENTRE ET FEMMES % % % % HOMMESTSM D INCIDENCE : , HOMMES POUR FEMMESTSM D INCIDENCE : FEMMES POUR %- , %CHEZ LES HOMMES+ , %CHEZ LES FEMMES CASTSM.
5 Taux standardis monde, ou proportion de personnes qui d veloppent un derni res estimations d crivent une situation plut t encourageante chez les hommes, avec une diminution de l incidence ou une stabilit pour les cancers les plus fr quents. L volution de l incidence du cancer du poumon chez les femmes est en revanche jug e pr SONT LES CANCERS LES PLUS FR QUENTS EN ET COMMENT VOLUE LEUR INCIDENCE ( - ) ? noter : pour la prostate, les derni res donn es disponibles datent de AN DU TSM D INCIDENCE CHEZ LES FEMMESLES CANCERS DONT LE TAUX D INCIDENCE (TMS) A LE PLUS AUGMENT ENTRE ET PAR AN DU TSM D INCIDENCE CHEZ LES HOMMESM LANOME CUTAN GE M DIAN AU D C S EN ansCHEZ LES HOMMES ansCHEZ LES FEMMESNOMBRE DE D C S EN PROSTATE D C S % POUMON D C S %FOIE D C S % PANCR AS D C S , % COLORECTAL D C S %SEIN D C S %OVAIRE D C S , % POUMON D C S %PANCR AS D C S , % COLORECTAL D C S , % D C S HOMMESTSM MORTALIT : , HOMMES POUR FEMMESTSM MORTALIT.
6 , FEMMES POUR % %La diminution globale de la mortalit est le r sultat de diagnostics plus pr coces et d avanc es th rapeutiques importantes, notamment parmi les cancers les plus fr TSM de mortalit a diminu de : VOLUTION DU TAUX DE MORTALIT STANDARDIS ( - )- %PAR AN CHEZ LES HOMMES- , %PAR AN CHEZ LES FEMMES+ %+ , %08 QUELS SONT LES CANCERS DE MAUVAIS PRONOSTIC ?QUELS CANCERS ONT PLUT T UNE BONNE SURVIE ?PR VALENCE DES CANCERSCes derni res ann es, les progr s de la recherche ont permis d am liorer la survie des personnes atteintes de nombreux cancers (liste non exhaustive).La pr valence totale des cancers d nombre les personnes en vie ayant eu un diagnostic de cancer au cours de leur vie. En 2017, on estime que cette pr valence est de l ordre de 3,8 millions en France m tropolitaine, un chi re en hausse qui est li l augmentation du nombre de nouveaux cas et l am lioration de la cancers sont dits de mauvais pronostic : poumon, pancr as, sophage, foie, syst me nerveux central, leuc mies aigu s my lo des, ovaire, Pour eux, et malgr les progr s de la recherche, le taux de survie 5 ans reste plus faible.
7 Noter : pour le m lanome cutan , les donn es de survie concernent les personnes diagnostiqu es entre 2000 et 2010. Di rence entre les diagnostics de 1989-1993 et ceux de NETTE STANDARDIS E ANS ENTRE ET SURVIE NETTE STANDARDIS E - DIFF RENCE DE LA SURVIE NETTE STANDARDIS E ANS ENTRE ET DIFF RENCE DE LA SURVIE NETTE STANDARDIS E ANS ENTRE ET %PROSTATE+ points de % %SYST ME NERVEUX CENTRAL+ points de % %M LANOME CUTAN + points de % %POUMON+ points de % %SEIN+ points de % %FOIE+ points de % %COLORECTAL+ points de % % SOPHAGE+ points de % %C O L DE L UT RUS- points de % %PANCR AS+ points de % HOMMES FEMMES , millions09 CANCERS LES PLUS FR QUENTS LEUC MIE TUMEUR DU SYST ME NERVEUX CENTRAL LYMPHOMES %UN AN APR S LE DIAGNOSTIC %CINQ ANS APR S LE DIAGNOSTIC % % % %LES CANCERS P DIATRIQUESINTERVIEWLe taux de mortalit standardis tous cancers baisse entre 2010 et 2010 et 2018, le nombre de nouveaux cas de cancer s'est accru notamment en raison de l'augmentation du vieillissement de la population.
8 Or, le risque de cancer augmente avec l ge. En s a ranchissant de ces volutions d mographiques, on observe que le risque absolu de cancer est en baisse chez l homme, cons quence de la diminution de l incidence du cancer de la prostate, et toujours en hausse chez la femme, re tant la hausse de l incidence des cancers du poumon et, dans une moindre mesure, du sein, d o l int r t d tudier l pid miologie des di rents cancers ind pendamment et pas globalement. Le taux de mortalit standardis tous cancers baisse entre 2010 et 2018, gr ce des diagnostics r alis s des stades plus pr coces, des volutions th rapeutiques majeures, des am liorations de la prise en charge des cancers, avec des variations selon les localisations canc reuses. LIONEL LAFAY, RESPONSABLE DU D PARTEMENT OBSERVATION ET DOCUMENTATION L INSTITUT NATIONAL DU ENFANTS DE ANSENTRE ET.
9 LE REGISTRE NATIONAL DES CANCERS DE L ENFANT (RNCE) A RECENS CAS DE CANCERS CHEZ LES ENFANTS DE ANS. TAUX DE SURVIE DES ENFANTS DIAGNOSTIQU S ENTRE ET NOUVEAUX CAS DE cancer PAR ANCANCERS LES PLUS FR QUENTS LYMPHOMES TUMEUR DU SYST ME NERVEUX CENTRAL LEUC MIE % UN AN % CINQ ANSTAUX DE SURVIE DES ADOLESCENTS DIAGNOSTIQU S ENTRE ET LES ADOLESCENTS DE ANSSUR LA P RIODE - . CAS DE cancer ONT T ENREGISTR S CHEZ LES - ANS EN FRANCE M TROPOLITAINE. NOUVEAUX CAS DE cancer PAR AN % %10 DONN ES PAR TYPE DE CANCERLes cancers, toutes localisations confondues, constituent un ensemble tr s h t rog ne aussi bien au niveau des facteurs de risque que de l histoire naturelle et du pronostic. Ce chapitre s int resse plus sp ci quement certains cancers parmi les plus fr quents ou de plus mauvais pronostic, au sein de la population : le cancer du poumon, du sein, colorectal, du pancr as, du foie, deux cancers gyn cologiques et les m lanomes cutan s.
10 11Le cancer du poumon, appel aussi cancer bronchique ou cancer bronchopulmonaire, est une maladie des cellules des bronches ou, plus rarement, des cellules tapissant les alv oles pulmonaires. Si son incidence se stabilise chez les hommes, elle est en forte progression chez les cancer du poumonACTIONS DE PR VENTION80 % des cancers du poumon sont attribuables au tabac, premier facteur de risque. Toutes les formes de tabac sont concern es (cigarettes, cigares, cigarillos, narguil , cannabis, etc.). Le tabagisme passif accro t galement le risque de cancer . Arr ter de fumer fait partie du traitement pour r duire le risque de complications pendant et apr s les traitements, de r cidive, de second cancer et pour augmenter la qualit de DE RISQUE Tabagismes actif et passif Expositions professionnelles Pollutions environnementales Ant c dents personnels et familiauxDIAGNOSTICSeul un diagnostic pr coce permet une chirurgie curative, or les cancers du poumon sont souvent diagnostiqu s un stade avanc.