Transcription of 2015 / 16 - Laurent Vanat consultant
1 Bilan de la saison 2015 / 16 Fr quentation des domaines skiablesLaurent VanatNovembre 2016 EditeurRemont es M caniques Suisses D hlh lzliweg 12 CH-3000 Berne 6 T l. +41 (0)31 359 23 33 Fax +41 (0)31 359 23 10 Vanat Consulting SARL 19 ch. de la Margelle 1224 Gen ve T l. +41 (0)22 349 84 40 en page / graphismeAngela De Stefano, Philipp L drachTraductionBruno Galliker, Sylvie SchneuwlyTirage500 allemand, 200 fran ais Remont es M caniques Suisses (RMS), Berne Novembre 20163 Bilan de la saison 2015 / 16 SOMMAIREINTRODUCTION 4 Montagnards, r veillez-vous! 5 Pourquoi des journ es-skieurs? 8M thodologie 9R SULTAT DE LA SAISON 11 Journ es-skieurs 2015 / 16 11 Chiffre d affaires de la branche 14D roulement de la saison 15 Ouverture des stations 16 Tendances r gionales fr quentation 18 Tendances r gionales chiffre d affaires 21 Client le 22 EVOLUTION DES PRIX 23 Evolution du prix des forfaits en Suisse 23 Prix moyen de la journ e-skieur 24 Comparatif international 25 Situation
2 En mati re d h bergement 28Fr quentation des autres pays alpins 324 INTRODUCTION Laurent Vanatest un g n raliste qui sait aussi se transfor mer rapidement en sp cialiste. Au b n fice d un master s sciences commerciales & industrielles de l Uni versit de Gen ve, il poss de plus de 30 ans de parcours professionnel, tant titre de consultant qu titre de collaborateur impliqu dans des positions de management en entreprise. Il a d une part l exp rience de postes dans la vente, la direction financi re et la direction g n rale. Il a d autre part conseill des entreprises et organisations de tous horizons et conna t de nombreuses branches notamment dans le domaine du tourisme, il suit de pr s depuis de nom breuses ann es le domaine des stations de montagne.
3 Dans sa recherche d informations sur les domaines skiables, il a rapidement t sensibilis la probl matique des journ es skieurs. Constatant la difficult consolider cette information pour le march suisse, il a trouv l une fa on d apporter sa contribution la branche en prenant l initiative de tenter une collecte syst matique de la fr quentation et en publiant un bilan de saison annuel depuis l hiver 2004 / ailleurs, en vue d largir la vision aux principales destinations de sports d hiver, il a en outre consolid depuis 2009 les donn es au niveau interna tional, pour produire un aper u de la situation mondiale.
4 Son International Report on Snow & Mountain Tourism constitue pr sent une r f rence re connue dans le monde de la saison 2015 / 16 Montagnards, r veillez vous! Cette douzi me dition du bilan de la saison d hiver fait h las part d une volu-tion de la fr quentation des stations suisses peu encourageante. Encore une fois, la saison qui s est termin e pr sente des chiffres moins favorables que la pr -c dente. Il est grand temps de se r veiller, de tirer des conclusions et d agir une autre chelle que celle utilis e jusque-l .Pendant longtemps, dans de nombreux pays, l industrie du ski a utilis essen-tiellement le chiffre d affaires pour mesurer l volution de l activit.
5 Lorsque les revenus augmentaient, on concluait que la saison avait t bonne, et quand ils taient en baisse, on incriminait g n ralement les mauvaises conditions m t o-rologiques ou l enneigement et, l occasion, l tat de l conomie. Cependant, ce qui est vraiment arriv n a pas t exactement suivi. Sur le long terme, du fait de l augmentation constante des prix, les revenus ont simplement montr une tendance la le d but des ann es 2000, la mesure annuelle des journ es-skieurs (d j utilis e pendant un certain temps en Am rique du Nord) a t introduite dans la plupart des grandes destinations (m me si elle n est encore malheureuse-ment pas une pratique absolument g n rale).
6 A l observation de cet indicateur, apr s quelques ann es, il est devenu vident qu il n y avait pas seulement un probl me de m t o bonne ou mauvaise, de conditions d enneigement bonnes ou mauvaises, ou d une sant conomique bonne ou probl me tait plus important. La population tait en croissance, mais le nombre de skieurs / journ es-skieurs est rest le m me. Ce fait est devenu pro-gressivement vident sur la plupart des grands march s. En Suisse, l obser-vation de l volution long terme a m me r v l que le nombre de journ es-skieurs avait d j amorc une s rieuse tendance la baisse.
7 Et sur les march s qui affichaient encore une croissance, celle-ci a soudain cess , voire elle aussi affich une tendance la baisse. Au point que la saison 2012 / 13 a montr un point d inflexion g n ral sur tous les grands march s. M me ceux qui avaient 6 INTRODUCTION b n fici jusque-l de reports de client le partir d autres destinations (tels que les clients europ ens abandonnant la Suisse au profit de l Autriche ou la France) ont infl chi. Les hivers 2014 / 15 et 2015 / 16 n ont pas chang cette fait, le probl me ne se limite pas seulement aux pays de destination. Le pro-bl me est galement r pandu dans les pays metteurs europ ens qui alimentent ces destinations.
8 C est le march global des skieurs occidentaux qui fl chit, bien que cela ne se refl te pas dans le nombre de skieurs l chelle mondiale, qui se d veloppe gr ce des march s en d veloppement tels que la Chine. Toutefois, dans ces march s en d veloppement, la consommation par skieur est encore beaucoup plus faible que sur les march s traditionnels, ce qui entra ne une sta-gnation de nombre global de journ march du ski volue sur la base de plusieurs vecteurs. C est une quation plusieurs facteurs et nous ne ma trisons pas bien tous ces param tres et varia-bles. Outre les conditions m t o long terme, il y a un certain nombre d autres l ments.
9 L volution de la d mographie occidentale est un enjeu majeur, ainsi que la concurrence accrue et g n ralis e au monde entier pour les activit s de vacances et de loisirs. Mais il y a aussi le taux de r tention des d butants et l accessibilit du processus d apprentissage du derniers constituent sans aucun doute le probl me le plus aigu et le plus largement r pandu auquel l industrie doit faire face dans les ann es venir. Cela ne concerne pas seulement les march s matures qui ont du mal renou-veler leur base de clients, mais aussi le d veloppement des march s tels que la Chine, o l on risque de vacciner les candidats l apprentissage du ski et les loigner d finitivement du march si la branche ne parvient pas d velopper des m thodes d enseignement qui sont mieux align es avec les habitudes de con-sommation d aujourd hui.
10 Avec le d veloppement croissant des courts s jours dans les stations de ski, la semaine de ski traditionnelle est r duite quel ques jours, l excursion des journaliers est r duite une soir e. Il devient donc n ces-saire d adapter l apprentissage. Il a t largement reconnu par la branche que la premi re exp rience des d butants est tr s souvent d sagr able et que la plupart d entre eux n ont pas envie de revenir. Sans offrir un peu plus de con-vivialit l accueil en station et des m thodes d enseignement appropri es qui permettront aux skieurs d butants d prouver du plaisir skier lors de leur premi re visite au bout de 30 minutes sur les skis, la conversion des d butants en skieurs fid les deviendra de plus en plus difficile.