Transcription of capa-jp-ref-UC-2015ter - chlorofil.fr
1 R f rentiel de dipl meCertificat d aptitude professionnelle agricolesp cialit Jardinier paysagiste R f rentiel professionnel1Le r f rentiel professionnel du certificat d aptitude professionnelle agricole (CAP agricole) sp cialit Jardinier paysagiste d crit les emplois de niveau V de salari (e) dans le secteur agricole de l am nagement r f rentiel professionnel est compos de trois parties : la premi re fournit un ensemble d informations relatives au contexte desemplois vis s, la deuxi me partie est constitu e de la fiche descriptive d activit s (FDA) et la troisi me pr sente les situations professionnelles significatives (SPS) organis es en champs de comp de l emploi vis 31- l ments de contextesocio- conomique du secteur professionnel Contexte politique, social, environnemental et r glementaireLe secteur du paysage se compose principalement desentreprises de travaux paysagers du secteur priv et desservices en charge des jardins et espaces verts descollectivit s territoriales.
2 Ce secteur, socialement rattach l agriculture, est reli aux secteurs de l urbanisme et dub domaine du paysage offre des emplois non d localisablessur l ensemble du territoire. La sensibilit croissante desFran ais quant la protection et l embellissement de leurcadre de vie contribue au dynamisme et l image attractive dece secteur secteur du paysage et son m tier de base, ouvrier dupaysage ou jardinier, ont fortement volu ces vingt derni resann es. Ainsi, les acteurs du paysage doivent composer avecun contexte marqu en particulier par le renforcement de lar glementation dans le domaine de la protection del environnement et de la pr vention des risques naturels etprofessionnels. Types d entreprises et/ou d tablissementsL emploi salari du secteur se r partit de mani resensiblement quivalente entre ses deux composantesprincipales : les entreprises de travaux paysagers et lesservices jardins espaces verts (JEV) des collectivit sterritoriales.
3 Ces structures r alisent traditionnellement deuxcat gories d activit s principales : les travaux d'am nagementet les travaux d entretien des espaces verts ou des autres acteurs interviennent aussi dans le secteur dupaysage de fa on plus marginale. Il s agit des entreprises desterritoires ruraux, des entreprises de travaux forestiers, desentreprises agricoles, des entreprises horticoles et desentreprises du BTP. En amont, les bureaux d tudes dirig s par des architectespaysagistes interviennent dans le secteur du paysage, pourconcevoir les travaux et am nagement mais les emploispropos s ne rel vent pas de leur champ d activit . Les entreprises de travaux paysagers1 Les entreprises du paysage affichent depuis plus de dix ansdes indicateurs la hausse en terme de chiffre d affaire, denombre d entreprises et d emplois (92500 actifs, + 41% en 10ans), m me si ces progressions tendent se tasser. Plus de la moiti des entreprises du paysage sont r centes(moins de 6 ans d anciennet ).
4 Pr s de deux tiers d entre ellesn emploient aucun salari et 95% des entreprises ont moinsde 10 salari s. N anmoins ces derni res repr sentent plusde 4 emplois sur 10. Ces constats sont relier avec la cr ation de nombreusesstructures d di es aux activit s relevant des services lapersonne (SAP). Ces structures, majoritairement sans salari ,repr sentent plus du quart de l ensemble des entreprises et11200 actifs. Leur cr ation a fortement progress de 2008 2012, cons cutivement une r glementation fiscale incitative. Les entreprises petites et r centes sont conomiquement plusfragiles que les grosses mieux structur es et plus ces derni res, l ge moyen et la permanence dans l emploisont plus lev s que dans les entreprises de petite taille. Le chiffre d affaire des entreprises se r partit entre les travauxde cr ation de jardins et d espaces verts et l activit d entretien. Le poids conomique relatif de cette derni reactivit est un peu moins important.
5 Les entreprises du paysage r alisent 42% du chiffre d affairesdu secteur aupr s des particuliers. Les march s publics et lesentreprises priv es constituent, part sensiblement gale, lereste du chiffre d affaires de l ensemble des entreprises dusecteur. Des disparit s de client le et de nature d activit sontconstat es selon la taille de l entreprise. Les plus petitesstructures travaillent essentiellement avec des particuliers etse vouent surtout l activit d entretien. Les entreprises plusgrandes r alisent le plus souvent la majorit de leur chiffred affaires en cr ation/am nagement et sur les march s desappels d offres publics et priv grande majorit des actifs du secteur priv sont deshommes et pr s des trois quarts sont des salari s. La plusgrande partie de ces derniers sont temps complet et encontrat dur e ind termin e. Les actifs du secteur sont plut tjeunes et le niveau de formation initiale dans les entreprisespoursuit sa progression : on observe deux fois plus de bacprofessionnel en dix ans, une part croissante de bac +2 etcorr lativement une diminution de la proportion de niveau V etde non dipl m s.
6 Les salari s titulaires d un dipl me de niveauV repr sentent cependant 30% des ographiquement 40% des emplois se concentrent danstrois r gions : Ile de France, Provence-Alpes-C te d Azur etRh ne-Alpes. C est dans ces deux derni res r gions ainsiqu en Bretagne et dans les Pays de Loire que l on note lesplus fortes progressions du nombre d Les collectivit s territorialesLes collectivit s territoriales am nagent et entretiennent desespaces diverses vocations : espaces verts, jardins etparcs, espaces naturels class s ou non, for ts, .. A ce titreelles disposent d un service dont la taille, le positionnementdans l organigramme et le nom (service espaces verts, serviceespaces publics, service environnement, ..) varient selonl importance de la collectivit . La mission principale de ceservice est de concevoir, r aliser, prot ger, g rer, d velopperet promouvoir les espaces ou le patrimoine v g tal etpaysager urbain et rural. L effectif en collectivit s territoriales est de 85000 agents2,chiffre l g rement inf rieur celui des entreprises dupaysage.
7 Plus de la moiti des agents sont des jardiniers desespaces horticoles et naturels. Ils sont en grande majorit fonctionnaire de cat gorie Les autres acteurs intervenant dans le secteur du paysageLes entreprises de travaux forestiers (ETF), des territoiresruraux (ETR) et de travaux agricoles (ETA)Les entreprises de travaux forestiers, dont l activit principaleest ax e sur les travaux sylvicoles et l exploitation foresti repeuvent, dans le cadre d une diversification, s orienter vers lar alisation de travaux paysagers. Le ph nom ne de diversification touche aussi les entreprisesdes territoires ruraux et entreprises de travaux agricoleslorsqu elles d veloppent des activit s de g nie rural etd entretien de l espace (d broussaillage, fauchage desaccotements, etc.). Leurs prestations s adressentessentiellement aux agriculteurs et aux collectivit s entreprises de productions horticoles Certaines entreprises de productions de plants ont diversifi leur activit en cr ant un secteur am nagement paysager quileur permet de valoriser au mieux leur , certaines entreprises du secteur des b timents ettravaux publics, en particulier des entreprises de ma onnerieet des entreprises sp cialis es dans l tanch it (murs ettoitures v g talis s)
8 Ont d velopp une activit relevant dusecteur du Facteurs d volution et de variabilit en coursLes facteurs susceptibles d impacter le secteur du paysagesont nombreux et seuls sont pr sent s les principaux facteursayant un impact sur les activit s et les m tiers des entrepriseset des services des collectivit Le changement climatique et la crise nerg tiqueParmi les effets du changement climatique citons l apparitioncroissante de ph nom nes m t orologiques extr mes(s cheresses, canicules, inondations, temp tes,..). Ces v nements incitent les pouvoirs publics durcir les r glesd urbanisme et la r glementation sur la pr vention des risquesnaturels, ainsi qu pr ter plus d attention la protection desespaces verts et naturels du fait de leur capacit stocker acteurs publics et priv s tendent repenser la cr ation etla gestion des espaces afin de limiter la consommation d eauet les traitements phyto-pharmaceutiques, notamment enchoisissant des esp ces adapt es lors des plantations (int r tpar exemple des plantes vivaces et des Poac es) et enmettant en place des dispositifs permettant une irrigation conome en eau et la r cup ration des eaux de ailleurs, le d veloppement des nergies renouvelables aimpos aux acteurs du paysage de nouvelles pratiques enmati re d enl vement et de recyclage des d chets verts etligneux (paillage, utilisation nerg tique.)
9 Le co t descarburants et les politiques en mati re d conomie d nergieimpactent la conception et le mode d entretien des Les aspirations des Fran ais et les attentes soci talesDes enqu tes3montrent que les citoyens sont toujours tr sattach s aux espaces verts et la protection del environnement. Pour beaucoup, la pr sence d'un jardin avecune maison ou d'un espace vert proximit d'un logementcollectif constitue un crit re important au moment du choix dulieu d'habitation. Pour le particulier qui en dispose, le jardinpriv est souvent consid r comme une extension de leurpi ce vivre avec parfois des quipements et installationsparticuliers (terrasse, pergola, barbecue, ..). Cette situationest de nature contribuer la croissance du secteur dans lesprochaines ann de l emploi vis L agriculture urbaine (compos e surtout de jardins mara cherset de plantations fruiti res) est, l instar de son essor dansplusieurs pays d Europe du Nord, probablement appel e sed velopper l initiative d associations pr sentes dans lesquartiers ou des collectivit s, cela, notamment en lien l attachement des citoyens aux jardins nourriciers.
10 De soncot , l organisation mondiale de la sant encourage les villes r introduire de l agriculture urbaine, activit qui peuts int grer dans des espaces verts. Ce ph nom ne laisseentrevoir une diversification des d bouch s d emploi dejardiniers l issue des formations paysag contribuant l insertion sociale et professionnelle depersonnes en difficult , les associations d insertion travaillantdans le jardinage et dans les jardins en ville, comme parexemple les Jardins de Cocagne participent galement lad couverte des m tiers et la diffusion de pratiquesprofessionnelles. En effet l insertion par l activit conomique(IAE) permet des personnes loign es de l emploi, en raisonde difficult s sociales et professionnelles particuli res, deb n ficier d un accompagnement renforc qui doit faciliter leurinsertion professionnelle. Les structures sp cialis es, commeles entreprises d insertion et les associations interm diairespeuvent faire d couvrir ce secteur d emploi au traversd ateliers ou de chantiers d insertion et proposer des publicsune premi re formation polyvalente leur permettant ensuited int grer un parcours de formation (souvent en lien avecl am nagement et le paysage) pour l obtention d unecertification ou d un dipl L volution des politiques publiques etdu contexte r glementaire La mise en place d un cadre l gislatif et r glementaire(Strat gie nationale pour la biodiversit , Plan Restaurer etvaloriser la nature en ville, Trame verte et Trame en milieuurbain, Programme Agro cologie adoss la future Loid Avenir pour l agriculture, l alimentation et la for t, PlanEcophyto 2018, Accords cadre avec l UNEP pour la r ductiondes pesticides.)