Transcription of ECONOMIE GENERALE
1 9 IUFM AUVERGNE _____ ECONOMIE - GESTION _____ Cours de Mr DIEMER _____ ECONOMIE GENERALE _____ PARTIE I CHAPITRE 1 Les th ories conomiques Les principaux courants de pens e conomique Mots cl s : Boyer Robert D marche normative Demande effective Division du travail Ecole de Chicago Ecole de l conomie de l offre Ecole de l conomie publique Equilibre conomique Individualisme Int r t Keynes John Maynard Libert conomique Loi des d bouch s Lucas Robert Marx Karl Mod le homo oeconomicus N o-keyn siens Nouvelle cole classique Plus value Rente fonci re Ricardo David Salaire Say Jean Baptiste Smith Adam Th orie de la valeur Th orie quantitative de la monnaie Th orie de la r gulation Walras L on 10 PLAN
2 I. LE COURANT LIBERAL A. Le courant classique 1. Le mod le de l Homo oeconomicus - L individualisme des agents conomiques - L affirmation de la libert conomique - La permanence de l quilibre conomique 2. L analyse de la production La th orie de la valeur La division du travail La loi des d bouch s La th orie quantitative de la monnaie 3. La r partition La th orie du salaire La th orie de la rente La th orie de l int r t B.
3 Les n oclassiques 1. Le calcul la marge 2. Le mod le de march et l quilibre g n ral 3. Une d marche normative C. Les diff rentes coles lib rales 1. L Ecole de Chicago ou le courant mon tariste 2. L Ecole de l ECONOMIE de l Offre 3. L Ecole de l ECONOMIE Publique 4. La Nouvelle Ecole Classique II. LE COURANT MARXISTE A. Les apports de Marx 1. La recherche de la plus value 2. La crise du capitalisme B. La th orie de la R gulation, un prolongement de la pens e marxiste III.
4 LE COURANT KEYNESIEN A. Les postulats keyn siens B. Le principe de la demande effective C. Les n o-keyn siens : h ritiers de la pens e keyn sienne 11 CHAPITRE 1 : LES PRINCIPAUX COURANTS DE PENSEE ECONOMIQUE L histoire de la pens e conomique permet de mettre en vidence trois principaux courants : le courant lib ral, le courant marxiste et le courant keyn sien. Autour de ces trois courants, gravitent plusieurs th ories conomiques et coles de pens e fournissant des explications alternatives aux probl mes conomiques contemporains.
5 I. LE COURANT LIBERAL Le courant lib ral se compose de deux branches, l une classique qui appara t la fin du 18 me si cle, l autre n oclassique la fin du 19 me si cle. L conomie politique classique est n e avec la soci t industrielle. La publication en 1776, par Adam Smith, des Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, est contemporaine des diff rents perfectionnements de la machine vapeur de Watt, symbolisant le point de d part de la premi re r volution industrielle.
6 Cette uvre est aussi l aboutissement d un long mouvement d id es au XVIII si cle (si cle des lumi res), connu sous le nom de philosophie de l ordre naturel, et la base de l id ologie du lib ralisme conomique. Si 1776 est une date importante pour la science conomique moderne, les ann es 1870-1874 ne le sont pas moins, car le classicisme l gu par Adam Smith volue gr ce la technique du calcul la marge et la th orie de l utilit . Le terme n oclassiques, parmi lesquels on trouve Carl Menger (Ecole de Vienne), L on Walras (Lausanne) et Stanley Jevons (Cambridge), d signe des conomistes qui travaillent dans le champs conomique de l quilibre g n ral ind pendamment de leur id ologie respective (Walras se disait socialiste).
7 A. Le courant classique Le courant classique du 18 me si cle, est caract ris par une volution radicale des mentalit s, des valeurs, des techniques et des processus conomiques. Il s agit de ce que l on appelle la premi re r volution industrielle. La puissance conomique r side davantage dans la d tention de biens de production que dans la sph re des changes. C est en Angleterre, premi re grande puissance l poque, avec Adam Smith (1723-1790), Thomas Malthus (1766 - 1834), David Ricardo (1772 - 1823) ; puis en France avec Jean Baptiste Say (1767 - 1832) que na t la pens e lib rale classique.
8 A. Smith T. Malthus D. Ricardo J-B Say Malgr la pluralit de leurs travaux1, les auteurs classiques parviennent forger une analyse qui repose sur quelques grands principes. 1 Principales uvres : Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations d Adam Smith (1776),), Trait d ECONOMIE Politique de Jean-Baptiste Say (1803), Principes de l ECONOMIE Politique et de l Imp t de David Ricardo (1817), Principes d conomie politique de Thomas Malthus (1820).
9 12 1. Le mod le de l Homo oeconomicus Plusieurs postulats sont voqu s par le courant classique : - L individualisme des agents conomiques L individu est un tre rationnel, il est le seul capable de juger et de d cider ce qui est bon pour lui. L interventionnisme de l Etat, m me but louable, est donc pervers dans ses cons quences. Chaque individu poursuit son int r t particulier2 (utilitarisme) par la maximisation des satisfactions et la minimisation de l effort (h donisme). Ce postulat smithien a t pr cis par Jeremy Bentham avec la plus grande nettet.
10 - L affirmation de la libert conomique D riv de l ordre naturel, le mod le de l homo oeconomicus justifie en retour le lib ralisme conomique. La propri t priv e des moyens de production est une garantie de la libert . Le march constitue le r gulateur le plus efficace de l activit conomique (on parle galement de socialisation par le march ). La recherche de l int r t individuel permet de r aliser l int r t g n ral car il existe une main invisible (le march ) qui guide les passions individuelles vers le bien de tous : NCe n est pas le bienveillance du boucher, du marchand de bi re et du boulanger, que nous attendons notre d ner, mais bien du soin qu ils apportent leurs int r ts.