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ETPARCOURS TRANS

HORMONESTRANSETPARCOURSSOMMAiReIntroduct ionLe suivi m dical et la prise en charge Le suivi m dical La prise en chargeLes traitements les plus courants en France FtM / Ft* : traitements hormonaux masculinisants MtF / Mt* : traitements hormonaux f minisants Les TH chez les mineurEs Liste des produits en FrancePr servation de la fertilit La situation en France Pour les Ft* Pour les Mt*Foire Aux Questions Questionnement Questions m dicalesRessources / BibliographieAnnuaire des associations en France et en Europe francophoneLexique1335882027303636373839 39424952561 Cette brochure r pond la n cessit de fournir aux personnes TRANS et/ou intersexes vivant en France toutes les informations n cessaires pour prendre des d cisions clai-r es sur leurs parcours de transition, quelles que soient ces d cisions.

1 Cette brochure répond à la nécessité de fournir aux personnes trans et/ou intersexes vivant en France toutes les informations nécessaires pour prendre des décisions éclai-

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1 HORMONESTRANSETPARCOURSSOMMAiReIntroduct ionLe suivi m dical et la prise en charge Le suivi m dical La prise en chargeLes traitements les plus courants en France FtM / Ft* : traitements hormonaux masculinisants MtF / Mt* : traitements hormonaux f minisants Les TH chez les mineurEs Liste des produits en FrancePr servation de la fertilit La situation en France Pour les Ft* Pour les Mt*Foire Aux Questions Questionnement Questions m dicalesRessources / BibliographieAnnuaire des associations en France et en Europe francophoneLexique1335882027303636373839 39424952561 Cette brochure r pond la n cessit de fournir aux personnes TRANS et/ou intersexes vivant en France toutes les informations n cessaires pour prendre des d cisions clai-r es sur leurs parcours de transition, quelles que soient ces d cisions.

2 Elle inclut ci-apr s dans le terme TRANS toute personne, intersexe ou non, d sireuse d entamer une transition (que celle-ci soit ou non m dicamenteuse et/ou chirurgicale).Il n existe pas de transition parfaite, ni de parcours tout indiqu . ChacunE dispose librement de son corps et de son identit , et, de fait, du droit de les fa onner comme elle/il l entend, c est- -dire avec ou sans modifications des informations pratiques et concr tes qu elle entend pr senter, cette brochure est aussi l occasion pour OUTrans de remettre en question la puissance m dicale, en repla ant l usag re/usager de soins en son centre, comme actrice/acteur principalE dans les d cisions prises pour sa vie et sa sant . On peut voquer cet effet la notion d expertise profane : il s agit d une parole associative fond e sur l exp rience et l affirmation de notre capacit et l gitimit remettre en cause l h g monie des scientifiques, en vertu m me de cette exp est aussi l occasion de questionner la psychiatrisation et la pathologisation de nos transitions, qui fragilisent les personnes TRANS et intersexes et les mettent davantage en danger qu elles ne contribuent les prot ger.

3 Il nous est toujours aussi insup-portable et intol rable que les diff rentes tapes des transi-tions des personnes TRANS et intersexes restent trop souvent soumises au bon vouloir de psychiatres, mal inform Es voire est d ailleurs l une des raisons pour lesquelles OUTrans revendique la d pathologisation des transidentit s, avec leur retrait du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM V) et leur reclassification dans une cat gorie non pathologisante de la Classification internationale des maladies (CIM 10).En outre, cette brochure a vocation tre un support de qua-lit pour les professionnelLEs de sant qui souhaitent nous accompagner dans nos parcours de transition, mais qui peuvent manquer d informations adapt es et d exp riences de est enfin mettre en lien avec nos pr c dentes brochures : Dicklit et T Claques , sur la sant sexuelle destination des TRANS Ft* et de leurs amants (2010) Transformations FT* & MT* , sur les modifications corpo-relles (2013)2 Transformations FT* & MT* , sur les modifications corpo-relles (2013)33Le SUiVi M dIcAl eT lA pRiSe eN cHaRgELe SUiVi M dIcAlLa prise d un traitement hormonal (TH) n est pas une d cision anodine et n est pas sans cons quence pour le corps.

4 Un suivi m dical est important ; il permet notamment de d celer d ven-tuelles contre-indications et de prescrire au fil du temps un trai-tement adapt la physiologie et la sant de d entamer un TH, diff rents bilans sont r alis s pour s as-surer de l absence de contre-indications, ou, le cas ch ant, pour permettre au m decin d ajuster le traitement ou les dosages prescrits. Il s agit g n ralement d un bilan sanguin et hormonal, auxquels peuvent s ajouter un examen des chro-mosomes (caryotype), une chographie mammaire (ou une mammographie), une chographie abdomino-pelvienne et/ou testiculaire, et parfois des tests cardiaques ( lectrocardio-gramme, preuve d effort, etc.), tout ceci en fonction des ant -c dents personnels et familiaux ainsi que des habitudes du m decin prescripteur.

5 Dans la plupart des cas, un bilan sanguin et hormonal est suffisant pour entamer un certains traitements sont plus fr quemment prescrits que d autres, il n existe pas de traitement universel syst mati-quement indiqu . Ce n est qu l issue d un dialogue avec son m decin prescripteur que chacunE peut donner son consente-ment clair au TH adapt son fois un TH entam , le suivi consiste g n ralement effec-tuer des bilans r guliers, qui peuvent tre prescrits indiff rem-ment par unE g n raliste ou unE endocrinologue. Il n est donc en rien n cessaire d tre exclusivement suiviE dans son par-cours m dical par unE sp cialiste , d autant plus qu il n existe pas en France de m decins d tenant un monopole officiel dans la prise en charge des personnes revanche, la prescription initiale de certains produits essentiellement les androg nes, qui peuvent notamment tre utilis s des fins de dopage est l galement r serv e aux sp cialistes en endocrinologie, en urologie ou en gyn cologie.

6 Si le renouvellement de ces prescriptions n est pas restreint, toutE g n raliste effectuant un tel renouvellement s engage toutefois aupr s de la pharmacie avoir vu l ordonnance ori-ginale d unE sp cialiste. Une pharmacie peut ainsi en principe refuser de d livrer un produit prescrit par unE g n raliste, en cas d incapacit pr senter l ordonnance originale. Un conseil pour les personnes en d but de TH : il est plus pru-dent de faire une photocopie et/ou un scan de son ordonnance initiale de traitement hormonal, afin de toujours conserver une trace de la premi re prescription. Cela peut vous tre utile si vous changez de m decin ou d endocrinologue (dans le cas d un d m nagement, ou si le suivi ne vous convient pas/plus).55La pRiSe eN cHaRgEL AuTORiSaTiON dE MiSe SUR lE MaRcH (AMM)Pour tre commercialis en France, tout m dicament doit faire l objet d une autorisation de mise sur le march (AMM).

7 L chelle nationale, l AMM est d livr e par l Agence Nationale de S curit du M dicament et des produits de sant (ANSM). Ce sont les laboratoires qui proc dent au d veloppement d un produit qui constituent le dossier de demande d AMM pour la commercialisation de ce produit des fins th rapeutiques donn une population-cible potentielle (en l occurrence, les personnes TRANS ) ne repr sente pas un march suffisamment important, cette proc dure co teuse n int resse commerciale-ment pas les firmes pharmaceutiques. En cons quence, avant un ventuel changement d tat civil, l ensemble des produits prescrits dans le cadre d un TH des personnes TRANS le sont hors AMM , c est- -dire en non conformit avec les condi-tions du produit telles que mentionn es dans l prescription hors AMM rel ve de la libert de prescription des m decins.

8 Dans la pratique, de nombreux/nombreuses praticienNEs n appliquent pas cette mention sur les ordon-nances. La prise en charge de ces prescriptions hors AMM par l assurance maladie est aujourd hui th oriquement exclue (articles , R163-8 et suivants du Code de la S curit sociale). Mais dans les faits, le rapport de l Inspection G n rale des Affaires Sociales (IGAS) sur l valuation des conditions de prise en charge m dicale et sociale des personnes TRANS et du transsexualisme rel ve qu il n y a pas actuellement de grandes difficult s de remboursement de l hormonoth rapie pr scrite aux personnes TRANS (p. 43). Ainsi, dans la plupart des cas, le remboursement des TH est assur .6 Les pratiques varient selon les Caisses Primaires d Assurance Maladie (CPAM), la confrontation des prescriptions au genre indiqu par le num ro de S curit sociale n tant pas syst mati-quement effectu e (ex : testost rone pour un num ro de S curit sociale commen ant par 2).

9 Apr s un changement d tat civil, ce probl me peut ne plus se poser, d s lors qu on rentre dans le cadre de l AMM (ex : traitement pour hypogonadisme masculin prescrit un homme TRANS ).L AfFeCtION dE lONGuE dUR e (AlD)L article du Code de la S curit sociale (CSS) permet une prise en charge financi re d rogatoire, hors AMM ou pour des produits habituellement non remboursables, dans le cadre d une Affection de longue dur e (ALD). Il s agit d un dispositif exon rant, visant permettre la prise en charge de pathologies dont la gravit et/ou le caract re chronique n cessitent un traitement prolong et particuli rement co teux, et pour lesquelles le ticket mod rateur est supprim (prise en charge 100 % sur la base du tarif de la S curit sociale). L ALD ne concerne de ce fait que le remboursement pris en charge par la S curit sociale, et en aucun cas les d passements d ho-noraires appliqu s par les praticienNEs (comme les m decins sp cialistes, notamment les chirurgienNEs).

10 L ALD hors liste et la pr tendue d psychiatrisation des transidentit s Le d cret n 2010-125 du 8 f vrier 2010 (JO du 10 f vrier 2010) a modifi les conditions de prise en charge du transsexualisme , qui s effectuait auparavant sur la base de la cat gorie 23 ( affections psychiatriques de longue dur e ). 7 Toute personne concern e peut effectuer une demande d ad-mission en ALD par le biais de son m decin traitant. On constate l chelle nationale une disparit de traitement de la part des CPAM, qui n imposent pas toutes les m mes conditions pour d livrer leur accord et excluent parfois arbitrairement certains l ments, notamment le TH, de l exon ration du ticket mod qu il en soit, le contr le m dical de la CPAM de toutE b n ficiaire d une ALD conserve la trace explicite de son suivi pour dysphorie de genre ou autres termes apparent l absence d ALD, la part non rembours e par l assurance maladie est la charge de la personne et peut ventuellement tre rembours e, en partie ou en totalit , par la mutuelle ou l assurance compl mentaire sant , en fonction du contrat sous-crit.


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