Transcription of L’autisme et les
1 Sandrine VENTANA Chef de projet Canal Autisme CNED L autisme et les troubles envahissants du d veloppement Eric Lemonnier P dopsychiatre Photo du formateur Quatre axes d observation du d veloppement: Psychomoteur Psychoaffectif Langage et communication Psycho-cognitif Trois situations: Atteinte de l ensemble du d veloppement de mani re homog ne Atteinte sp cifique Atteinte de l ensemble du d veloppement de mani re h t rog ne Troubles du d veloppement La CIM 10 F84 Troubles envahissants du d veloppement Autisme infantile Autisme atypique: l autisme peut tre atypique par l ge de survenue ( ), ou par sa symptomatologie ( ), voir les deux ( ).
2 Syndrome de Rett Autres troubles d sint gratifs de l enfance Hyperactivit associ e un retard mental et des mouvements st r otyp s Syndrome d Asperger Autres troubles envahissants du d veloppement Troubles envahissants du d veloppement sans pr cision Autisme infantile A. Pr sence, avant l ge de 3 ans, d anomalies ou d alt rations du d veloppement, dans au moins un des domaines suivants : (1) langage (type r ceptif ou expressif) utilis dans la communication sociale ; (2) d veloppement des attachements sociaux s lectifs ou des interactions sociales r ciproques ; (3) jeu fonctionnel ou symbolique ; Autisme infantile B.
3 Pr sence d au moins six des sympt mes d crits en (1), (2), et (3), avec au moins deux sympt mes du crit re (1) et au moins un sympt me de chacun des crit res (2) et (3). (1) Alt rations qualitatives des interactions sociales r ciproques (2) Alt rations qualitatives de la communication (3) Caract re restreint, r p titif et st r otyp des comportements, des int r ts et des activit s C. Le tableau clinique n est pas attribuable d autres vari t s de trouble envahissant du d veloppement Sandrine VENTANA Chef de projet Canal Autisme CNED Alt rations qualitatives des interactions sociales r ciproques Eric Lemonnier P dopsychiatre Alt rations qualitatives des interactions sociales r ciproques (1) Absence d utilisation ad quate du contact oculaire, de l expression faciale, de l attitude corporelle et de la gestualit pour r guler les interactions sociales Il faut cependant tre prudent et ne pas s arr ter la premi re impression.
4 Il arrive parfois qu au moment o je vais chercher un jeune enfant et ses parents dans la salle d attente, les invitant me suivre dans mon bureau, l enfant me regarde. Le contexte en donne l explication, l enfant est pr venu de cette consultation, en r gle g n rale il n y a pas d attente, je m accroupis pour lui dire bonjour l appelant par son pr nom en souriant, les parents satisfaits de ne pas avoir pass trop de temps en salle d attente sont volontiers cet instant eux aussi souriants. Alt rations qualitatives des interactions sociales r ciproques (1) Incapacit d velopper (de mani re correspondant l ge mental et bien qu existent de nombreuses occasions) des relations avec des pairs, impliquant un partage mutuel d int r ts, d activit s et d motions.
5 Alt rations qualitatives des interactions sociales r ciproques (2) L absence de jeux imaginatifs avec les pairs, un manque d int r t pour les autres enfants, une r ponse alt r e aux approches des autres enfants, chez les enfants les plus jeunes une absence de participation des jeux de groupe ou l absence d amis plus tard. Dans les parcs publics ces enfants jouent le plus souvent seuls, peu int ress s par les autres qu ils observent n anmoins en jetant un rapide coup d il. Les tentatives de rapprochement de la part d un autre enfant restent infructueuses. Alt rations qualitatives des interactions sociales r ciproques (2) Manque de r ciprocit socio- motionnelle se traduisant par une r ponse alt r e ou d viante aux motions d autrui.
6 Ou manque de modulation du comportement selon le contexte social ou faible int gration des comportements sociaux, motionnels, et communicatifs Alt rations qualitatives des interactions sociales r ciproques (3) Concernant le manque de r ciprocit socio- motionnelle, il n offre gu re de r confort, peut utiliser la main de l autre pour obtenir ce qu il veut, n a gu re d initiatives sociales et ses ventuelles r ponses sociales restent inad quates, il peut avoir des expressions faciales inappropri es. C est un des aspects qui bien souvent perturbe de mani re profonde les parents. Alt rations qualitatives des interactions sociales r ciproques (3) Ne cherche pas spontan ment partager son plaisir, ses int r ts, ou ses succ s avec d autres personnes (par exemple ne cherche pas montrer, apporter ou pointer autrui des objets qui l int ressent) Alt rations qualitatives des interactions sociales r ciproques (4) Des difficult s pour partager les situations de plaisir, l enfant ne montre pas ou rarement ce qui lui fait plaisir, il ne partage ni les jeux ni les situations plaisantes.
7 Il ne fait pourtant aucun doute qu il prouve du plaisir, devant un film, observer la lumi re, en faisant tourner un objet, lorsqu il peut explorer ce qui l int resse Alt rations qualitatives des interactions sociales r ciproques (4) Sandrine VENTANA Chef de projet Canal Autisme CNED Alt rations qualitatives de la communication Alt rations qualitatives de la communication (1) Retard ou absence totale de d veloppement du langage oral (souvent pr c d par une absence de babillage communicatif), sans tentative de communiquer par le geste ou la mimique Alt rations qualitatives de la communication (1) Ces enfants ne compensent pas par des gestes contrairement ce que l on observe dans les troubles sp cifiques de la communication et du langage.
8 On n observe pas de pointage proto-d claratif (qui exprime un int r t) et peu ou pas de gestes conventionnels ou instrumentaux. Ils seront alors capables, sans rien demander personne, d empiler une chaise sur une table pour ouvrir le placard du haut o se trouve le paquet de g teaux d sir . Devant les nombreuses incapacit s de cet enfant, les parents voient dans cette sc ne les marques d une autonomie rassurante, c est sans doute le cas mais cette autonomie se fait au prix de l absence de demande, d interaction. Incapacit relative engager ou maintenir une conversation comportant un change r ciproque avec d autres personnes (quel que soit le niveau de langage atteint) Alt rations qualitatives de la communication (2) Lorsqu ils utilisent le langage, il leur est difficile de maintenir une conversation en dehors de leur strict champ d int r t.
9 Ils ne trouvent ni int r t ni raison au bavardage social. Si l on peut avoir des changes qui portent sur leurs centres d int r ts. ils restent le plus souvent factuels, il est difficile de faire glisser la conversation sur un autre sujet. Pour ceux d entre eux qui sont scolaris s au coll ge on voit des progr s importants sur leur capacit changer sur de nombreux sujets (sans pour autant qu ils trouvent cela int ressant), plus tard ils apprennent m me utiliser les codes sociaux. Si l on a du mal avec les conversation sur le temps, c est tr s difficile. Pourtant on apprend vite que cela peut tre tr s utile rapporte une jeune femme Asperger.
10 Alt rations qualitatives de la communication (2) Usage st r otyp et r p titif du langage ou utilisation idiosyncrasique de mots ou de phrases Alt rations qualitatives de la communication (3) Un des premiers enfants autiste utilisant le langage que nous ayons vu au centre de ressource, g alors de 5 ans, n a cess de r p ter chaque fois qu il emboitait deux lego, pla ait des animaux sur un tapis de jeux, ou tout autre occasion oui, bravo formidable tu as r ussi , phrase que lui r p tait son ordinateur lorsqu il r ussissait une preuve ducative L idiosyncrasie est une construction personnelle, par exemple un enfant qui l on montre la photographie d une for t dit qu il s agit d une pluie d arbres.