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TROUBLE DE L’ATTENTION ET HYPERACTIVITE

TROUBLE DE L ATTENTION AVEC OU SANS HYPERACTIVITEDr Olivier REVOL, Neuropsychiatre H pital neurologique - LYONConf rence APEDYS VOIRON - Mars 2006 Notes : M. Dr REVOL dirige le service de Neuropsychologie de l enfant l H pital neurologique de service re oit des enfants en difficult s g n rales : des anorexiques, des d pressifs, des phobies Il comprend 22 lits dont la moiti est consacr e au Centre de r f rence des troubles de l apprentissage. En 2001 un rapport a t d pos au Minist re de la Sant et au Minist re de l Education Nationale, la demande de S gol ne ROYAL, pour alerter sur la situation en France : on est en retard par rapport aux autres pays europ ens sur l valuation et la prise en charge des enfants en difficult scolaire.

faut donner un médicament, d’autres pensent qu’il faut proposer une psychothérapie. Les excès de ces positions ne font pas avancer les choses et les parents ont du mal à …

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1 TROUBLE DE L ATTENTION AVEC OU SANS HYPERACTIVITEDr Olivier REVOL, Neuropsychiatre H pital neurologique - LYONConf rence APEDYS VOIRON - Mars 2006 Notes : M. Dr REVOL dirige le service de Neuropsychologie de l enfant l H pital neurologique de service re oit des enfants en difficult s g n rales : des anorexiques, des d pressifs, des phobies Il comprend 22 lits dont la moiti est consacr e au Centre de r f rence des troubles de l apprentissage. En 2001 un rapport a t d pos au Minist re de la Sant et au Minist re de l Education Nationale, la demande de S gol ne ROYAL, pour alerter sur la situation en France : on est en retard par rapport aux autres pays europ ens sur l valuation et la prise en charge des enfants en difficult scolaire.

2 A la suite, une quinzaine de Centres de r f rence ont t cr s, GRENOBLE, St ETIENNE, LYON. Ce dernier se divise en quatre services, dont celui dirig par le Dr REVOL. Ces centres ont pour mission d valuer les enfants en difficult s scolaires, de comprendre l origine, et ensuite proposer une prise en charge, mettre en place des r seaux, informer, comme au biais de cette conf rence, les professionnels, les parents, les enseignants et les m l H pital neurologique, parmi les sp cificit s, figure le travail sur les enfants instables et les enfants pr enfants entrent chaque semaine dans ce service, adress s par des professionnels, m decins scolaires, orthophonistes, m decins, psychiatres.

3 Ils restent du lundi au vendredi pour un SUJET DE POLEMIQUE :En ce moment le sujet de l instabilit psychomotrice est dans l il du cyclone, suite au rapport de l INSERM, rendu publique en septembre 2005, o il est dit qu il y a beaucoup d enfants difficiles, instables, d adolescents perturbateurs qui auraient pu tre d pist s petits. L INSERM pr conise une valuation, un d pistage de tous les enfants d s 3 ans, en disant que, si on arrive leur proposer une valuation, pour comprendre pourquoi ces enfants bougent, et une prise en charge, on aura des chances pour qu ils ne soient pas en difficult s scolaires l pol mique a suivi la publication de ce rapport.

4 La majorit des p dopsychiatres fran ais s y sont oppos s, 70 000 d entres eux ont sign une p tition contre ce projet et contre la r cup ration qui pourrait en tre faite au niveau experts de l hyperactivit en France se sont r unis 3 jours BIARRITZ. Ils sont pour l instant dans l observation du ph nom ne m diatique, mais ont pr vu de "monter au cr neau" pour dire qu il est scandaleux de voir ce qui est fait d un tel projet de pr vention, int ressant, qui correspond la r alit quotidienne des services tels que celui de LYON. Le Dr REVOL a 20 ans d exercice et a vu grandir les hyperactifs petits.

5 De m me, chez les adolescents amen s en consultation on retrouve dans leur histoire des signes qui montrent qu ils auraient pu tre d pist s avant. Il existe une position plus nuanc e que de dire "tout est biologique" ou "rien n est biologique". Ou encore "il faut traiter", "il ne faut pas traiter". Les anglo-saxons pensent qu il faut donner un m dicament, d autres pensent qu il faut proposer une psychoth rapie. Les exc s de ces positions ne font pas avancer les choses et les parents ont du mal se retrouver entre ces deux positions extr alors que la pol mique n a pas lieu d DE L HYPERACTIVITE :Dans la litt rature, on trouve des enfants hyperactifs : Tom Sawyer.

6 Sophie dans "Les malheurs de Sophie". Abdala dans "Tintin au pays de l or noir". Soupaloignonycro ton dans Ast rix en Hispanie. Chez les am ricains, Calvin dans "Calvin et Hobbs" qui est pr coce et parle de ce sympt me depuis longtemps sous diff rentes appellations : Hyperactivit , Instabilit , Hyperkin sie, terme moins usit , Minimal brain dysfunction, terme utilis par les Nord-Am ricains qui disent que certains de ces enfants pr sentent une souffrance neurologique minima. Il semblerait que ce soit mod les th oriques diff rents ont donn des traitements diff est un probl me de sant publique en augmentation les enseignants de petites classes le constatent - qui a des cons quences scolaires et d int gration sociale.

7 LE PRONOSTIC :L enjeu n est pas uniquement de savoir quel est le diagnostic pour se faire plaisir. Les gens qui suivent des cohortes d enfants hyperactifs en consultation savent ce qu ils deviennent. Au d but, en maternelle, ce sont des enfants p nibles mais amusants, qui ont juste des troubles du primaire, les choses se g tent : Les difficult s scolaires apparaissent : l hyperactivit les g ne pour les apprentissages, Les relations sociales deviennent difficiles, ils ne sont pas invit s aux anniversaires, ils perdent leurs copains, sont rejet coll ge, on trouve une aggravation.

8 L chec scolaire devient massif, Les copains deviennent rares Ils commencent se faire mal, Ils pr sentent une baisse de l estime de soi, r sultat des remontrances entendues longueur de journ e, la maison, l cole, au lyc e apparaissent en plus: Des conduites toxicomaniaques, Une d l ge adulte :Il y a cinq ans on pensait que la partie du cerveau qui fonctionne moins bien chez l enfant hyperactif ayant fini sa maturation la fin de l adolescence, les troubles allaient dispara tre apr s les ann es lyc e. Il n en est rien. Les enfants hyperactifs et en particulier ceux qui ont un d ficit d attention vont voir leurs difficult s perdurer l ge adulte.

9 Parmi les parents d enfants hyperactifs qui consultent, nombreux sont ceux qui disent qu ils pr sentaient les m mes troubles que leur enfant et que les r percussions ont touch leur vie professionnelle (instabilit professionnelle), leur vie de couple ( difficult s relationnelles). Ce qui n tait au d part qu un petit d bordement finit par perturber toute la vie de l petit d bordement, 3 ans, est de l ordre de 1 . S il est alors d pist , on peut agir d s cet ge l . Si ce n est pas le cas, l enfant continue s loigner r guli rement de 1 du parcours de l enfant "classique" pour arriver 45 ou plus par rapport ce qui est attendu.

10 L id e d un d pistage pr coce pour mettre en place une prise en charge pr coce est donc une bonne id CONCEPTIONS : Conception fran aise : pour 90% des m decins, des p dopsychiatres fran ais, si un enfant bouge, c est qu il y a un TROUBLE affectif, dans la relation avec ses parents, qu il va falloir travailler lors d une psychoth rapie, juste raison parce qu il ne faut pas perdre de temps. Conception anglo-saxonne : le reste des m decins fran ais, et les neurop diatres notamment, situent le probl me dans le domaine neurologique et prescrivent un m dicament.


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