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Les FABLES - chic-cm.fr

Les FABLESde Jean de La Fontaine (1621-1695)rang es au grenierde notre m DES MATI RESLa cigale et la fourmi3Le corbeau et le renard4La laiti re et le pot au lait5La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf6Le rat de ville et le rat des loup et l' voleurs et l' renard et la ch ne et le ' ne charg d' ponges,12Le lion et le moucheron13Le lion et le rat14Le meunier, son fils et l ne15Le renard et le bouc16Le renard et les raisins17Le lion devenu vieux18Le pot de terre et le pot de fer19Le laboureur et ses enfants20Le li vre et la tortue21 Les animaux malades de la peste22Le h ron23Le chat.

Le corbeau et le renard 4 La laitière et le pot au lait 5 La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf 6 Le rat de ville et le rat des champs. 7 Le loup et l'agneau. 8 Les voleurs et l'âne. 9 Le renard et la cigogne. 10 Le chêne et le roseau. 11 L'âne chargé d'éponges, 12 Le lion et le moucheron 13 Le lion et le rat 14 Le ...

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1 Les FABLESde Jean de La Fontaine (1621-1695)rang es au grenierde notre m DES MATI RESLa cigale et la fourmi3Le corbeau et le renard4La laiti re et le pot au lait5La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf6Le rat de ville et le rat des loup et l' voleurs et l' renard et la ch ne et le ' ne charg d' ponges,12Le lion et le moucheron13Le lion et le rat14Le meunier, son fils et l ne15Le renard et le bouc16Le renard et les raisins17Le lion devenu vieux18Le pot de terre et le pot de fer19Le laboureur et ses enfants20Le li vre et la tortue21 Les animaux malades de la peste22Le h ron23Le chat.

2 La belette et le petit lapin24Le savetier et le financier25Le coche et la mouche26Le rat et l hu tre27L ne et le chien28 Les deux pigeons29Le vieillard et les trois jeunes hommes302LA CIGALE ET LA FOURMILa cigale, ayant chant Tout l' t ,Se trouva fort d pourvue Quand la bise fut venue : Pas un seul petit morceau De mouche ou de alla crier famineChez la fourmi sa voisine,La priant de lui pr terQuelque grain pour subsisterJusqu' la saison nouvelle." Je vous paierai lui dit-elle,Avant l'ao t, foi d'animal,Int r t et principal. "La fourmi n'est pas pr teuse : C'est l son moindre d faut." Que faisiez vous au temps chaud ?

3 Dit-elle cette emprunteuse. Nuit et jour tout venantJe chantais, ne vous d plaise. Vous chantiez, j'en suis fort aise : Eh bien ! dansez maintenant. "1 1 - Cette fable montre qu il ne faut pas tre n gligent, si l on veut viter le chagrin et les : - La cigale ne vit qu'un t hors de terre ; sa larve a un cycle sous terre de 2 ans. Elle ne chante pas mais gratte ses corbeau et le RENARDMa tre corbeau sur un arbre perch ,Tenait dans son bec un tre renard, par l'odeur all ch ,Lui tint peu pr s ce langage : " H , bonjour, Monsieur du corbeau ,Que vous tes joli!

4 Que vous me semblez beau!Sans mentir si votre ramageSe rapporte votre plumage,Vous tes le ph nix des h tes de ces bois. "A ces mots le corbeau ne se sent pas de joie;Et pour montrer sa belle voix,Il ouvre un large bec, laisse tomber sa renard s'en saisit, et dit : " Mon bon Monsieur,Apprenez que tout flatteur Vit au d pends de celui qui l' coute :Cette le on vaut bien un fromage, sans doute. "Le corbeau , honteux et confus,Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait 2 - Cette fable montre combien l intelligence de la valeur .- Ph nix = oiseau fabuleux, toujours seul de son esp ce, qui, apr s un si cle de vie, renaissait de ses cendres ; par extension, un ph nix d signe tout tre d'une beaut et d'un m rite LAITI RE et le POT AU LAITP errette, sur sa t te ayant un pot au laitBien pos sur un coussinet,Pr tendait arriver sans encombre la g re et court v tue elle allait grands pas,Ayant mis ce jour-l , pour tre plus agile,Cotillon simple et souliers laiti re ainsi trouss eComptait d j dans sa pens eTout le prix de son lait, en employait l'argent.

5 Achetait un cent d'oeufs, faisait triple couv e : La chose allait bien par son soin diligent." Il m'est, disait-elle, facileD' lever des poulets autour de ma maison;Le renard sera bien habileS'il ne m'en laisse assez pour voir un porc s'engraisser co tera peu de son;Il tait, quand je l'eus, de grosseur raisonnableJ'aurai, le revendant, de l'argent bel et qui m'emp chera de mettre en notre table,Vu le prix dont il est, une vache et son veau, Que je verrai sauter au milieu du troupeau ? "Perrette l -dessus saute aussi , transport e : le lait tombe; adieu veau, vache, cochon, couv dame de ces biens, quittant d'un oeil marriSa fortune ainsi r pandue,Va s'excuser son grand danger d' tre r cit en farce en fut fait, On l'appela le Pot au GRENOUILLE QUI VEUT SE FAIRE AUSSI GROSSE QUE LE BOEUFUne grenouille vit un b ufQui lui sembla de belle , qui n' tait pas grosse en tout comme un oeuf,Envieuse, s' tend, et s'enfle, et se travaille Pour galer l'animal en grosseur, Disant: " Regardez bien, ma s ur,Est-ce assez ?

6 Dites-moi, n'y suis-je point encore ? Nenni. M'y voici donc ? Point du tout. M'y voil ? Vous n'en approchez point. " La ch tive p coreS'enfla si bien qu'elle monde est plein de gens qui ne sont pas plus sagesTout bourgeois veut b tir comme les grands seigneursTout petit prince a des ambassadeurs, Tout marquis veut avoir des RAT DE VILLE et le RAT DES CHAMPSA utrefois le rat de villeInvita le rat des champs,D'une fa on fort civile,A des reliefs d'ortolans3 .Sur un tapis de TurquieLe couvert se trouva laisse penser la vieQue firent ces deux r gal fut fort honn te :Rien ne manquait au quelqu'un troubla la f tePendant qu'ils taient en la porte de la salleIls entendirent du bruit :Le rat de ville d taleSon camarade le bruit cesse on se retire :Rats en campagne aussit t ; et le citadin de dire" Achevons tout notre r t.

7 C'est assez, dit le rustique ; Demain vous viendrez chez moi. Ce n'est pas que je me pique De tous vos festins de roi ; Mais rien ne vient m'interrompre: Je mange tout loisir. Adieu donc. Fi du plaisir Que la crainte peut corrompre ! "3 - Ortolan : petit oiseau tr s gras et dont la chair est LOUP ET L'AGNEAULa raison du plus fort est toujours la meilleure :Nous l'allons montrer tout l' agneau se d salt raitDans le courant d'une onde loup survient jeun, qui cherchait aventureEt que la faim en ces lieux attirait." Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?

8 Dit cet animal plein de rage :Tu seras ch ti de ta t m rit . Sire r pond l agneau, que Votre Majest Ne se mette pas en col re ;Mais plut t qu elle consid reQue je me vas d salt rantDans le courant,Plus de vingt pas au-dessous d'Elle ;Et que par cons quent, en aucune fa onJe ne puis troubler sa boisson. Tu la troubles, reprit cette b te cruelleEt je sais que de moi tu m dis l'an pass . Comment l'aurais-je fait si je n' tais pas n ?Reprit l'agneau ; je tette encor ma m re. Si ce n'est toi, c'est donc ton fr re. Je n'en ai point. C'est donc quelqu'un des tiens Car vous ne m' pargnez gu re, Vous, vos bergers, et vos me l'a dit : il faut que je me venge.

9 " L -dessus, au fond des for ts Le loup l'emporte et puis le mange, Sans autre forme de proc 4 - Cette fable est crite contre ceux qui, sous des pr textes invent s, accablent les VOLEURS ET L' NEUn ne enlev , deux voleurs se battaient :L un voulait le garder, l'autre le voulait que coups de poing trottaient,Que nos champions songeaient se d fendre, Arrive un troisi me larron Qui saisit ma tre Aliboron,L ne, c'est quelquefois une pauvre province :Les voleurs sont tel ou tel prince,Comme le Transylvain, le Turc et le lieu de deux, j'en ai rencontr trois :Il est assez de cette marchandiseDe nul d'eux n'est souvent la province conquise :Un quart voleur survient, qui les accorde netEn se saisissant du RENARD ET LA CIGOGNEComp re le renard se mit un jour en frais,Et retint d ner comm re la r gal fut petit et sans beaucoup d'appr ts :Le galant, pour toute besogne,Avait un brouet5 clair ; il vivait brouet fut par lui servi sur une assiette :La cigogne au long bec n'en put attraper miette, et le dr le eut lap le tout en un se venger de cette tromperie, quelque temps de l , la cigogne le prie.

10 " Volontiers, lui dit-il, car avec mes amisJe ne fais point c r monie. "A l heure dite, il courut au logis De la cigogne son h tesse ;Loua tr s fort sa politesse ; Trouva le d ner cuit point : Bon app tit surtout ; renard n en manquent se r jouissait l odeur de la viandeMise en menus morceaux, et qu il croyait friande6 .On servit, pour l'embarrasser,En un vase long col et d' troite bec de la cigogne y pouvait bien passer ;Mais le museau du sire tait d'autre mesureIl lui fallut jeun retourner au logis,Honteux comme un renard qu'une poule aurait pris,Serrant la queue, et portant bas l c est pour vous que j cris :Attendez-vous la - Brouet : sorte de bouillon, avec cette circonstance aggravante qu il est tr s - Friande : fine, d licate.


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