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Pensées - samizdat

PENS ESqparBLAISE. PASCAL dition. 1897 Paris,L on Brunschvicg, diteur dition de 1897, Cette version des Pens es de Blaise Pascal fut publi e partir de fragments de manuscrits destin s son Apologie de la reli-gion chr tienne. Cette dition est la plus compl te, car les contempo-rains de Pascal craignant la r action des J suites si tout tait publi . La premi re dition ne comporta qu environ la moiti des manuscrits de Pascal. Il faudra attendre Brunschvicg et le XIXe si cle pour voir la publication de tous les fragments de cet ouvrage. Les fragment num -rot s 925 et plus n ont t publi s qu au XXe si le plan de mise en page nous avons tent , dans la mesure du pos-sible, d identifier les citations en latin gr ce aux italiques, mais vue la quantit de ces citations (et leur distribution all atoire), il est probable que certains nous ont chapp.

Édition de 1897, Cette version des Pensées de Blaise Pascal fut publiée à partir de fragments de manuscrits destinés à son Apologie de la reli- gion chrétienne.Cette édition est la plus complète, car les contempo-rains de Pascal craignant la réaction des Jésuites si tout était publié.

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Transcription of Pensées - samizdat

1 PENS ESqparBLAISE. PASCAL dition. 1897 Paris,L on Brunschvicg, diteur dition de 1897, Cette version des Pens es de Blaise Pascal fut publi e partir de fragments de manuscrits destin s son Apologie de la reli-gion chr tienne. Cette dition est la plus compl te, car les contempo-rains de Pascal craignant la r action des J suites si tout tait publi . La premi re dition ne comporta qu environ la moiti des manuscrits de Pascal. Il faudra attendre Brunschvicg et le XIXe si cle pour voir la publication de tous les fragments de cet ouvrage. Les fragment num -rot s 925 et plus n ont t publi s qu au XXe si le plan de mise en page nous avons tent , dans la mesure du pos-sible, d identifier les citations en latin gr ce aux italiques, mais vue la quantit de ces citations (et leur distribution all atoire), il est probable que certains nous ont chapp.

2 Ebook par samizdat 2010orthographe moderneCe document lectronique fait appel aux polices Im Fell produits par Igino Marini. du transcripteur : Patrick Q. cases where there are variant readings ( framed by [ ] ) of the same word, sentence, or passage, I have not always followed Brunschvicg s 1897 reading, but have sometimes prefer-red later editions (Brunschvicg himself published the Pens es again in 1904). Except where I have been conclusively per-suaded against Brunschvicg s 1897 reading (which happe-ned hardly at all ), I always included the variant reading in square brackets. Where there was a perfect balance of pro-babilities, I always chose to give Brunschvicg s 1897 reading preference, listing the other, later readings as the variants.

3 Again, the words are all there : the visitor will have to work out on his or her own which words Pascal must have meant. PMTable des mati resAvertisssement du transcripteur : Patrick Q. Moran ..iiiObservations disparates d un protestant sur les Pens es..vLe m morial ..viiiSection I. Pens es sur l esprit et sur le style ..3 Section II. Mis re de l homme sans Dieu ..12 Section III. La n cessit du pari ..46 Section IV. Des moyens de croire ..61 Section V. La justice et la raison des effets ..70 Section VI. Les philosophes ..80 Section VII. La morale et la doctrine ..92 Section VIII. Les fondements de la religion chr IX. La perp tuit ..133 Section X. Les figuratifs ..147 Section XI. Les proph ties ..160 Section XII. Les preuves de J sus-Christ ..181 Section XIII. Les miracles ..193 Section XIV.

4 Fragments pol miques ..208 Section XV. Fragments divers ..220 Section XVI. Fragments non-classifi s par Brunschvicg ..234 Notes de Patrick Q. Moran ..243 Observations disparates d un protestant sur les Pens qui ne connaissent pas ce texte un peu particulier de Blaise Pascal doivent noter qu apr s son d c s on a trouv une quantit de manuscrits, li s un ouvrage sur lequel il travaillait, Apologie de la reli-gion chr tienne. Ce que Pascal en aurait fait, on ne peut savoir, mais ses h ritiers ont d faire le tri dans tous ces fragments et les assembler par th me. Le texte des Pens es est donc le r sultat de cet assemblage et videmment parfois le traitement de certaines parties n est pas achev et le lecteur doit se contenter de bribes de pens es, non d velopp es. Certaines des ses affirmations sont particuli rement piquantes, par exemple Se moquer de la philosophie, c est vraiment philosopher.

5 Pascal est un des rares critiques francophones des Lumi res de sa g n ration dont l influence s est fait sentir hors des cercles cl on explore l histoire de la philosophie en Occident, on constate que la pens e grecque, en particulier certains l ments du platonisme, reprise par Aristote et d autres, ont p n tr profond -ment la pens e occidentale aussi bien chez les philosophes s culiers que la pens e th ologique. Cela est vrai en particulier dans le cas de la dichotomie platonicienne du monde des arch types que l on oppose au monde physique. Le premier est le monde de la perfection, associ la pens e et l abstrait. Le deuxi me est celui du monde mat riel, celui des choses empiriques et la sexualit . Le premier est digne d at-tention, le deuxi me, m prisable, peine tol r.

6 Chez les catholiques cela donna lieu, entre autres, la conception que seul le c libataire peut vraiment s approcher de Dieu. Chez Pascal cette dichotomie entra en collision violente avec ses int r ts scientifiques (donc pour le monde mat riel ou charnel) et il finira par renoncer toutes ces questions qui lui semblaient tant en conflit avec sa relation avec Dieu. Dans le M morial, qui raconte son exp rience de conversion, Pascal, chappe quelques bribes qui laissent voir cette contradiction qui le tourmente. Oubli du monde et de tout, hormis Dieu et Renoncia-tion totale et douce . Son int r t pour les math matiques, le monde physique et social, d un c t , et Dieu et le christianisme de l autre, vus comme contradictoires, incompatibles. Sa s ur d crira d ailleurs avec approbation les pratiques asc tiques tranges que s imposaient Pascal lors de la visite d amis ou de curieux, ses consultations mondaines: Mais l esprit de mortification, qui est l esprit m me de la charit qui accommode toute chose, vint au secours, et lui inspira d avoir une ceinture de fer pleine de pointes et de la mettre nu sur sa chair toutes les fois qu on le viendrait avertir que des mes-sieurs le demandaient.

7 Il le fit, et lorsqu il s levait en lui quelque esprit de vanit , ou qu il se sentait touch du plaisir de la conversa-tion, il se donnait des coups de coude pour redoubler la violence de piqures, et se faire ensuite ressouvenir de son devoir. Quel masochisme st rile, quelle perte pour la science ! Mais les talents de Pascal taient multiples et peu de gens savent que vers 1658 Pascal participa une des premi res traductions de la Bible en fran- ais, un projet initi par le pr tre jans niste de Port-Royal, Louis-Isaac Lemaistre de Sacy, fils d huguenot. De l poque de Pascal, les jans nistes taient soup onn s d h r sie et attaqu s par les J suites. La participation de Pascal dans ce projet de traduction explique par ailleurs la connaissance approfondie du texte biblique que l on ren-contre dans ses Pens es, chose fort exceptionnelle chez un catholique du 17e si cle.

8 Le projet de Lemaistre de Sacy sera publi en 1667 et aura pour nom Nouveau Testament de Mons. Pour ce qui est du M morial, bien des vang liques peuvent s identifier l exp rience d crite par Pascal. Sur la virginit perp -tuelle de Marie, la connaissance biblique acquise par Pascal semble l loigner de la position catholique habituelle, car il observe : 742. L vangile ne parle de la virginit de la Vierge que jusques la naissance de J sus-Christ. Ce que l on peut reprocher Pascal?En tant que Protestant, videmment les quelques discussions dans les Pens es sur les affirmations des papes (ou leur infaillibilit ), le pouvoir des reliques sont de peu d int r t, car en contradiction avec les critures. Et dans le M morial, lorsque Pascal affirme: Sou-mission totale J sus-Christ et mon directeur , il y a un probl me de logique.

9 La soumission J sus-Christ (et sa Parole) ne peut tre totale si on rige imm diatement c t de J sus et de sa Parole une autorit humaine qui l on doit soumission galement. Pascal (comme la majorit des catholiques) est partag et incoh rent dans ses loyaut Aux catholiques, la question critique et fondamentale se pose: o est la V rit ? R side-t-elle dans les Saintes critures ou dans l enseignement des papes et les traditions de l glise catholique? Si on tente de les riger c te c te, gal en autorit , alors in vitablement les Saintes critures auront le deuxi me rang lorsqu elles sont en conflit avec l enseignement catholique. Il en r sulte que les critures sont utiles aux catholiques que dans la mesure o elles confirment la doc-trine catholique.

10 Voici un exemple d observation fort int ressante et perspicace faite par Pascal sur le texte biblique, un parall le entre Joseph, dans le livre de la Gen se, et J sus. 768. J sus-Christ figur par Joseph : [innocent,] bien-aim de son p re, envoy du p re pour voir ses fr res, est [etc., innocent,] vendu par ses fr res vingt deniers, et par l devenu leur seigneur, leur sauveur, et le sauveur des trangers, et le sauveur du monde ; ce qui n e t point t sans le dessein de le perdre, la vente et la r probation qu ils en la prison, Joseph innocent entre deux criminels ; J sus-Christ en la croix entre deux larrons. Il pr dit le salut l un et la mort l autre, sur les m mes apparences. J sus-Christ sauve les lus et damme les r prouv s sur les m mes crimes. Joseph ne fait que pr dire ; J sus-Christ fait.


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