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Streptococcus agalactiae - SFM

Streptococcus agalactiae Items de l'ECN concern s N 22. N 26. N 31. N 148. R dactrice/Relectrices Marie Fr d rique Lartigue/ Claire Poyart, Asma Tazi 1. 1. Classification Streptococcus agalactiae appartient au phylum des Firmicutes, l'ordre des Lactobacillales, la famille des Streptococcaceae et au genre Streptococcus . C'est un coque Gram positif en cha nette, -h molytique (Fig. 1). Il appartient au groupe B de la classification de Lancefield (1966), qui est bas e sur la nature antig nique d'un compos pari tal des streptocoques, le polyoside C. Il est galement appel . streptocoque du groupe B. S. agalactiae poss de une capsule qui permet actuellement de diff rencier dix s rotypes : Ia, Ib, II IX. Le s rotype III est celui majoritairement impliqu dans les infections n onatales bact riennes pr coces repr sentant environ 50% des souches.

6 Les indications de l’antibioprophylaxie du per-partum sont: - La fièvre >38°C en per-partum - Une colonisation maternelle à S. agalactiae durant la grossesse en cours (bactériurie et/ou prélèvement vaginal à S. agalactiae) - Un antécédent d’infection néonatale à S. agalactiae lors d’une précédente grossesse - Une durée de rupture des membranes >12 heures

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  Antibioprophylaxie

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1 Streptococcus agalactiae Items de l'ECN concern s N 22. N 26. N 31. N 148. R dactrice/Relectrices Marie Fr d rique Lartigue/ Claire Poyart, Asma Tazi 1. 1. Classification Streptococcus agalactiae appartient au phylum des Firmicutes, l'ordre des Lactobacillales, la famille des Streptococcaceae et au genre Streptococcus . C'est un coque Gram positif en cha nette, -h molytique (Fig. 1). Il appartient au groupe B de la classification de Lancefield (1966), qui est bas e sur la nature antig nique d'un compos pari tal des streptocoques, le polyoside C. Il est galement appel . streptocoque du groupe B. S. agalactiae poss de une capsule qui permet actuellement de diff rencier dix s rotypes : Ia, Ib, II IX. Le s rotype III est celui majoritairement impliqu dans les infections n onatales bact riennes pr coces repr sentant environ 50% des souches.

2 Phylog n tiquement, l'esp ce est constitu e de cinq lign es majeures appel es complexes clonaux (CC) - CC1, CC8, CC17, CC19, CC23. Les souches de CC17 (dites aussi de s quence type 17 = ST17) sont les plus aptes induire des infections invasives (septic mie et m ningite) chez le nouveau-n . 2. Modes de transmission et pid miologie S. agalactiae est un pathog ne opportuniste pour les animaux d' levage et les humains. Il colonise asymptomatiquement les voies digestives et g nito-urinaires de 10 . 30% de la population humaine. S. agalactiae est la principale cause d'infections invasives chez les nouveau-n s principalement par transmission maternelle. En effet, la colonisation vaginale, transitoire ou intermittente, est l'origine des infections maternelles et n onatales.

3 Le nouveau-n de patientes colonis es sera son tour colonis dans 30 80%. des cas. La voie transplacentaire h matog ne est rare au cours d'une bact ri mie maternelle. La voie ascendante par transmission verticale materno-f tale partir du portage vaginal (transmission f tale) ou au passage de la fili re g nitale maternelle (transmission n onatale) est la plus fr quente. Seuls 1 5% des nouveau-n s colonis s d velopperont une infection n onatale. S. agalactiae peut galement tre responsable d'infections de la femme enceinte. Plus r cemment, il est apparu comme une cause mergente de maladies invasives chez les adultes immunod prim s et g s. De 2010 2016, l'incidence des infections invasives S. agalactiae en France est rest e stable autour de 3,3/100 000 habitants.

4 En 2016, elle est d'environ 65/100 000 chez les moins de 1 an. L'incidence des infections n onatales pr coces (INP < 7 jours) a fortement diminu depuis la fin des ann es 1990 tandis que celle des infections n onatales tardives (INT : 7 jours-3 mois) reste stable, voire augmente discr tement. Concernant l'incidence des infections chez les personnes g es (> 75 ans), elle est d'environ 18/100 000. 3. Physiopathologie Le nouveau-n se contamine lors de l'accouchement par inhalation et ingestion des s cr tions vaginales et du liquide amniotique contamin . L'INP se manifeste par une pneumopathie qui peut voluer vers une bact ri mie (Fig. 2). En revanche, l'INT est le plus souvent due au CC-17 et se caract rise par une bact ri mie avec un risque lev d' volution 2.

5 Vers une m ningite. La porte d'entr e est pulmonaire pour les infections pr coces et priori digestive pour les infections tardives. Le d veloppement d'une infection S. agalactiae repose sur la r ussite de la colonisation bact rienne de l' pith lium vaginal, puis de celle des barri res pith liales (pulmonaires et intestinales) du nouveau-n avant de les franchir afin d'atteindre la circulation syst mique et la r sistance. La bact rie doit alors chapper au syst me immunitaire de l'h te avant de franchir la barri re h mato-enc phalique. Afin de contourner ces obstacles, S. agalactiae exprime diff rents facteurs de virulence la surface cellulaire et en s cr te d'autres dans le milieu extracellulaire. Adh rence aux cellules de l'h te L'infection n onatale d bute avec la colonisation du tractus g nital de la femme enceinte.

6 S. agalactiae poss de des facteurs lui permettant d'adh rer une vari t de cellules humaines, telles que les cellules pith liales vaginales, pulmonaires et digestives, les cellules de la barri re foeto-placentaire et celles formant l'endoth lium de la barri re h mato-enc phalique. Ces facteurs d'adh rence reposent sur des prot ines hydrophobes de la surface bact rienne, dont des ligands du fibrinog ne et de la fibronectine. De plus, S. agalactiae poss de des pili qui joueraient un r le dans l'adh rence aux cellules de la barri re h mato-enc phalique. Invasion cellulaire La capacit de S. agalactiae franchir les barri res cellulaires d pend du potentiel de virulence de la souche. L'invasion cellulaire par un m canisme de transcytose est m di e par les composants de cytosquelette et par diff rentes prot ines de surface.

7 Apr s p n tration dans la cellule, S. agalactiae entra ne la lyse cellulaire par effet cytolytique de la - h molysine/cytolysine qui forme des pores dans les cellules pith liales pulmonaires et les cellules endoth liales de la barri re h mato-enc phalique. S. agalactiae peut galement traverser la barri re pith liale de l'h te par une voie paracellulaire. Echappement au syst me immunitaire La r ponse immunitaire de l'h te est conditionn e par les opsonines et les cellules phagocytaires qui coop rent l' limination des bact ries. Les IgG et le compl ment contribuent au m canisme d'opsonisation. Un d ficit combin des d fenses immunitaires humorales et cellulaires chez le nouveau-n contribue sa susceptibilit accrue pour les infections S. agalactiae .

8 En outre, S. agalactiae chappe la r ponse immunitaire de l'h te, avec implication de la -h molysine/cytolysine et des prot ines de surface qui inhibent les d fenses de l'h te en fixant les immunoglobulines et le compl ment, telles les prot ines , ScpB, CspA et BibA. S. agalactiae est galement capable de se prot ger des peptides antimicrobiens tels que les d fensines et cath licidines par l'incorporation de r sidus D-alanine au niveau des acides lipot icho ques et par la prot ine de liaison aux p nicillines PBP1a. La capsule polysaccharidique permet de prot ger la bact rie de la r ponse immunitaire par diff rents m canismes. L'acide sialique entrant dans la structure des compos s polyosidiques capsulaires, augmente l'affinit du C3b pour le facteur H, entra nant le blocage de la voie alterne du compl ment et inhibant la phagocytose de la bact rie.

9 De plus, par son mim tisme mol culaire, l'acide sialique prot ge la bact rie d'une reconnaissance par le syst me immunitaire. D'autre part, la capsule rend les composants de la paroi bact rienne, capables de d clencher la r ponse immune, moins accessibles aux cellules immunitaires. 3. 4. Clinique Chez le nouveau-n . Chez le nouveau-n , deux syndromes cliniques distincts sont diff renci s : un syndrome pr coce et un tardif. Ces deux syndromes pr sentent, au-del d'une simple distinction chronologique, des sc narios physiopathologiques diff rents. Ces syndromes diff rent galement par la distribution des s rotypes capsulaires et des lign es phylog n tiques. o Syndrome pr coce Les INP surviennent durant la premi re semaine et, pour la grande majorit des cas (93.)

10 %), durant les 48 premi res heures suivant la naissance. En l'absence d' antibioprophylaxie per-partum, 50 70 % des enfants n s de femmes colonis es seront leur tour colonis s et 2 % d'entre eux d clareront une infection invasive S. agalactiae . Les INP sont principalement la cons quence d'une transmission verticale par un mouvement ascendant de la bact rie partir de l'aire g nitale de la m re colonis e jusqu'au liquide amniotique pendant la grossesse in utero, ou principalement per partum par inhalation et ingestion du liquide amniotique ou des s cr tions vaginales contamin es. Ce m canisme physiopathologique entraine alors une colonisation pulmonaire du nouveau-n , suivi de manifestations cliniques dans 2 % des cas provoquant une pneumopathie pouvant voluer vers une bact ri mie voire un choc septique.


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