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II. LA MONDIALISATION ET SON IMPACT

Une MONDIALISATION juste: cr er des opportunit s pour tous II. LA MONDIALISATIONET SON IMPACT Points de vue et perceptions Points de convergenceAfriqueMonde arabeAsieAm rique latine et Cara besPays en transition d Europe et d Asie centraleEurope occidentale et Am rique du NordMonde des affaires, monde du travail et soci t civile La MONDIALISATION : nature et IMPACT IntroductionCaract ristiques principales de la mondialisationLe contexte institutionnelL IMPACT de la MONDIALISATION PartieII Page 13 Thursday, February 12, 2004 10:24 AM 14 Une MONDIALISATION juste: cr er des opportunit s pour tous Points de vue et perceptions Points de convergenceAfriqueMonde arabeAsieAm rique latine et Cara besPays en transition d Europe et d Asie centraleEurope occidentale et Am rique du NordMonde des affaires, monde du travail et soci t civile Un large ventailde points de vue 62.

et négligent l’impact social des politiques économiques. Les effets négatifs sont par-fois étonnamment semblables dans différentes parties du monde. Par exemple, les dommages résultant des subventions agricoles ont été dénoncés de la même ma-nière au cours des dialogues organisés au Brésil et en République-Unie de Tanzanie:

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  Politique, Agricole

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1 Une MONDIALISATION juste: cr er des opportunit s pour tous II. LA MONDIALISATIONET SON IMPACT Points de vue et perceptions Points de convergenceAfriqueMonde arabeAsieAm rique latine et Cara besPays en transition d Europe et d Asie centraleEurope occidentale et Am rique du NordMonde des affaires, monde du travail et soci t civile La MONDIALISATION : nature et IMPACT IntroductionCaract ristiques principales de la mondialisationLe contexte institutionnelL IMPACT de la MONDIALISATION PartieII Page 13 Thursday, February 12, 2004 10:24 AM 14 Une MONDIALISATION juste: cr er des opportunit s pour tous Points de vue et perceptions Points de convergenceAfriqueMonde arabeAsieAm rique latine et Cara besPays en transition d Europe et d Asie centraleEurope occidentale et Am rique du NordMonde des affaires, monde du travail et soci t civile Un large ventailde points de vue 62.

2 L une des principales priorit s de la commission a t d appr hender la mon-dialisation partir d un large ventail de points de vue provenant des diff rentesr gions du monde. Plusieurs questions ont t pos es: comment la mondialisationa-t-elle affect la vie des gens? Quels espoirs, craintes et pr occupations a-t-elle sou-lev s chez ces derniers? Quel type d action faudrait-il entreprendre pour largir leschances qu elle offre et r duire les risques? Points de vue et perceptions 63. Nous avons lanc un vaste programme de dialogues et consultations aux ni-veaux national, r gional et mondial. Plus de 2 000 d cideurs et acteurs sociaux yont particip : ministres et hauts fonctionnaires, parlementaires et repr sentantspolitiques locaux, dirigeants nationaux d associations de travailleurs et d associa-tions d employeurs, repr sentants de la soci t civile, des glises et des organisa-tions de femmes ou de peuples indig nes, universitaires, journalistes 2.

3 Lesdialogues taient con us pour tre interactifs et les participants ont chang desid es entre eux ainsi qu avec les membres de la Les participants n taient certes pas cens s repr senter l opinion publiquedans sa totalit , mais ces dialogues nous ont aid s voir la MONDIALISATION traversle regard des citoyens 3 . M me si les avantages de MONDIALISATION ont t assez lar-gement reconnus, une position nettement critique s est d gag e travers ces dia-logues. Si nous pr sentons cette synth se sommaire, ce n est pas que nousapprouvions tout ce qui a t dit de toute fa on, les participants ont souvent ex-prim des vues divergentes ou contradictoires , mais pour aider comprendre les 2 Au total, 26 dialogues nationaux ou r gionaux ont t organis s. Outre les consultations r gionalesorganis es pour l Afrique, les Etats arabes, l Asie, l Europe, l Am rique latine et les Cara bes, des con-sultations et dialogues nationaux ont eu lieu dans les pays suivants: Afrique du Sud, Allemagne, Ar-gentine, Br sil, Chili, Chine, Costa Rica, Egypte, Etats-Unis, Finlande, Inde, Mexique, Ouganda,Philippines, Pologne, Russie, S n gal, R publique-Unie de Tanzanie, Tha lande et Uruguay.

4 Neuf con-sultations sp ciales ont t organis es pour recueillir les opinions d entreprises internationales, dumonde du travail et de la soci t civile. On se reportera l annexe pour plus de d tails. Pourcompl ter nos sources d information, nous avons galement tudi les r sultats d enqu tes d opinionmen es par d autres organisations. 3 Le compte rendu des dialogues est disponible l adresse PartieII Page 14 Thursday, February 12, 2004 10:24 AM Points de vue et perceptions 15 questions qui se posent, les inqui tudes qui s expriment, les int r ts en jeu et lesvaleurs et objectifs auxquels les gens souscrivent. Par-dessus tout, l exercice a faitressortir l importance d un dialogue de meilleure qualit entre les diff rents ac-teurs sociaux si une MONDIALISATION plus quitable doit voir le jour. Points de convergence Un kal idoscope d opinions mais aussi beaucoup de convergences 65.

5 Les points de vue et les perceptions des individus d pendent de qui ils sont,de l endroit o ils vivent et de ce qu ils poss dent. Cependant, dans le kal ido-scope d opinions qui ressort de ces dialogues, nous avons pu discerner uneconvergence de fond Pratiquement tout le monde ressent la puissance de la MONDIALISATION , qu ellesoit le r sultat de la technologie ou des forces politiques ou conomiques. Nousdormions sur la berge lorsqu une grande vague est arriv e , a d clar un participantau dialogue qui s est d roul en Egypte. La MONDIALISATION peut tre effrayante, sti-mulante, crasante, destructrice ou cr atrice, selon le point de vue de Le sentiment d instabilit et d ins curit est tr s r pandu. Au cours du dialo-gue organis au Costa Rica, un participant a d clar : Nous avons de plus en plusle sentiment de vivre dans un monde hautement vuln rable des changementsdont nous ne sommes pas ma tres.

6 Un sentiment de fragilit de plus en plus fortr gne parmi les gens ordinaires, dans diff rents pays, dans des r gions enti res. L instabilit des syst mes financiers mondiaux a eu des effets d vastateurs. Danstoutes les parties du monde, des voix s l vent pour demander des syst mes deprotection sociale plus forts et une plus grande s curit des revenus. L IMPACT de la MONDIALISATION sur la cultureet l identit 68. Une autre pr occupation commune concerne les effets de la mondialisationsur la culture et l identit . Pour certains, elle menace les institutions traditionnel-les telles que la famille et l cole , ou le mode de vie de communaut s enti autres personnes interrog es trouvent des avantages ce bouleversement destraditions et au d veloppement des comportements modernes. Les implications enmati re d galit entre les sexes, qu elles soient positives ou n gatives, ont t fr -quemment cit es.

7 Emploi et moyens de subsistance 69. Le probl me qui est sans cesse revenu au premier plan est celui de l emploi etdes moyens d existence. Les gens sont g n ralement favorables l ouverture dessoci t s et une plus grande interaction entre elles, mais ils sont beaucoup moinspositifs lorsqu on les interroge sur les effets de cette volution sur leur emploi etleur revenu 4 . Un participant au dialogue philippin a d clar : A quoi bon une mon-dialisation qui diminue le prix des chaussures d un enfant mais co te son p reson emploi? . Il a souvent t fait r f rence aux difficult s rencontr es par les pe-tites entreprises: elles ont du mal tirer avantage de la MONDIALISATION alors que ce 4 Des enqu tes d opinion men es dans plusieurs pays aboutissent des conclusions similaires. Parexemple, 48 pour cent en moyenne des personnes interrog es par Environics International dans septpays pensaient que la MONDIALISATION tait une bonne chose pour la qualit de vie et led veloppement conomique, mais 38 pour cent seulement taient du m me avis pour ce qui est desemplois et des droits des travailleurs (les r sultats complets ont t publi s Toronto, en mai 2002,par Environics International, sous le titre Global issues monitor 2002 ).

8 Une autre enqu te r alis edans plusieurs pays a montr que les gens consid rent g n ralement de mani re positive, pour euxet leurs familles, la croissance du commerce ext rieur, la communication mondiale et la culture po-pulaire internationale , mais ils voient s aggraver en m me temps de nombreux aspects de leur vie,dans certains cas cause de la MONDIALISATION ; ils citent notamment le manque d emplois bienpay s . Voir Views of a changing world (Washington, DC, The Pew Research Center for the Peopleand the Press, juin 2003), p. 10. PartieII Page 15 Thursday, February 12, 2004 10:24 AM 16 Une MONDIALISATION juste: cr er des opportunit s pour tous sont celles qui cr ent le plus d emplois. L conomie rurale et l conomie infor-melle demeurent la marge, d o une pauvret persistante. D autres sont pr occu-p s par les pertes d emplois r sultant des restructurations industrielles quis op rent cause de la concurrence internationale et par les pressions la baisseauxquelles sont soumis les conditions de travail et les droits des travailleurs (en Eu-rope et en Am rique du Nord comme dans les pays revenu interm diaire et lespays en transition).

9 March s et r glesmondiales 70. La MONDIALISATION n tant que l un des nombreux facteurs qui affectent la vie desindividus, les dialogues ont t l occasion d un d bat plus large sur le r le du march dans la soci t et sur la mani re dont les besoins et aspirations des personnespeuvent tre exprim s et satisfaits au sein de leurs propres communaut s. Il a ga-lement t largement mentionn que les r gles in quitables de l conomie mondialeconstituent des obstacles au progr s. Ces r gles favorisent les riches et les puissantset n gligent l IMPACT social des politiques conomiques. Les effets n gatifs sont par-fois tonnamment semblables dans diff rentes parties du monde. Par exemple, lesdommages r sultant des subventions agricoles ont t d nonc s de la m me ma-ni re au cours des dialogues organis s au Br sil et en R publique-Unie de Tanzanie:l importation de lait en poudre europ en vince le lait produit localement tout enintroduisant un produit inf Toutefois, les r gles quitables ne donnent pas toujours un r sultat efforts sont n cessaires pour permettre ceux qui se trouvent dans la positionla plus faible de prendre le train du d veloppement en marche.

10 L ordre du jourfait aujourd hui trop de place au commerce et l investissement et pas assez auxdroits de l homme et l environnement, ce qui tient en partie un d ficit d -mocratique au niveau Les participants se sont g n ralement entendus sur la n cessit de renouvelerle r le de l Etat, un r le fond sur la primaut du droit et les institutions d mocra-tiques et exerc en partenariat avec les autres acteurs sociaux. L Etat, m me sil id e qu il doit se m ler de tout est d sormais discr dit e, a t trop affaibli par lamondialisation. Face celle-ci, il doit tre capable de d velopper les capacit s na-tionales, de r guler l activit conomique, de promouvoir l quit et la justice, defournir les services publics essentiels et de prendre part efficacement aux n gocia-tions internationales. N cessit d investir dansl ducation etles comp tences 73.


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