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ANALYSE SECTORIELLE DES RISQUES DE BLANCHIMENT DE …

1 D cembre 2019 ANALYSE SECTORIELLE DES RISQUES DE BLANCHIMENT DE CAPITAUX ET DE FINANCEMENT DU TERRORISME EN FRANCE 2 Sommaire 1. Introduction .. 3 2. M thodologie .. 4 3. Aspects transversaux applicables tous les secteurs .. 5 Les menaces auxquelles sont expos s les secteurs de la banque et de l assurance .. 5 Vuln rabilit s transversales et mesures r glementaires d att nuation .. 6 R le de l ACPR dans l att nuation des RISQUES de BC-FT .. 9 4. RISQUES associ s au secteur bancaire .. 9 Vue d ensemble du secteur bancaire fran ais .. 10 RISQUES associ s au secteur de la banque .. 11 Banque de d tail .. 11 Cr dits aux entreprises.

de porter préjudice au système bancaire et financier. De manière générale, cette notion inclut les organisations criminelles, les réseaux d’escrocs ou de fraudeurs, les réseaux de corruption, les groupes terroristes et leurs facilitateurs, leurs fonds ainsi …

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1 1 D cembre 2019 ANALYSE SECTORIELLE DES RISQUES DE BLANCHIMENT DE CAPITAUX ET DE FINANCEMENT DU TERRORISME EN FRANCE 2 Sommaire 1. Introduction .. 3 2. M thodologie .. 4 3. Aspects transversaux applicables tous les secteurs .. 5 Les menaces auxquelles sont expos s les secteurs de la banque et de l assurance .. 5 Vuln rabilit s transversales et mesures r glementaires d att nuation .. 6 R le de l ACPR dans l att nuation des RISQUES de BC-FT .. 9 4. RISQUES associ s au secteur bancaire .. 9 Vue d ensemble du secteur bancaire fran ais .. 10 RISQUES associ s au secteur de la banque .. 11 Banque de d tail .. 11 Cr dits aux entreprises.

2 15 Gestion de fortune .. 17 Banque de financement et d investissement .. 20 Financement du commerce international (trade finance) .. 23 Correspondance bancaire .. 26 Cr dits la consommation .. 29 Cautions et nantissements .. 32 Activit s de leasing (cr dit-bail, location avec option d achat et location financi re) .. 33 Affacturage .. 36 Financement de l immobilier .. 38 RISQUES associ s la monnaie lectronique et aux services de paiement .. 40 Monnaie lectronique .. 40 tablissements de paiement .. 44 Transmission de fonds .. 47 RISQUES associ s aux services d investissement .. 50 RISQUES associ s au change manuel .. 53 5. RISQUES associ s aux autres prestataires .. 55 Interm diation en financement 55 Actifs num riques.

3 57 6. RISQUES associ s au secteur de l assurance .. 60 Vue d ensemble du secteur de l assurance fran ais .. 61 Produits d assurance-vie et contrats de capitalisation .. 62 Produits d assurance non-vie .. 65 7. RISQUES associ s l interm diation financi re .. 67 Annexes .. 72 R le de l ACPR dans l att nuation des RISQUES de BC-FT .. 72 1. Action de contr le .. 72 2. Action de 74 3. Coop ration internationale entre superviseurs .. 75 Tableau synth tisant les seuils d interdiction du paiement en esp ces de certaines cr ances .. 76 Lignes directrices et principes d application sectoriels de l ACPR .. 77 Tableau des cotations de risque global .. 78 3 1. Introduction la suite du rapport de la Commission europ enne sur l valuation des RISQUES de BLANCHIMENT de capitaux et de financement du terrorisme ( LCB-FT ) pesant sur le march int rieur et li s aux activit s transfronti res1 et de l avis conjoint des autorit s europ ennes de supervision ( AES )2, la pr sente ANALYSE d crit les RISQUES de BLANCHIMENT de capitaux ( BC ) et de financement du terrorisme ( FT ) auxquels sont expos s les organismes relevant de la comp tence de l Autorit de contr le prudentiel et de r solution ( ACPR ) (ci-apr s organismes assujettis ).

4 Ce document compl te l ANALYSE nationale des RISQUES ( ANR ) r alis e sous l gide du Conseil d Orientation de la Lutte contre le BLANCHIMENT de capitaux et le financement du terrorisme ( COLB )3 et publi e le 20 septembre 2019. L ANR d cline et adapte au niveau national l valuation des RISQUES de la Commission europ enne. L ANALYSE SECTORIELLE des RISQUES ( ASR ) de l ACPR a pour objectif de contribuer orienter les activit s de contr le de l ACPR en mati re de LCB-FT. Elle participe l appr ciation que l ACPR porte sur le niveau de risque individuel des institutions soumises son contr le. L exposition d une institution au risque de BC-FT d pend en effet du risque associ aux activit s qu elle exerce, ainsi que d autres facteurs tels que les caract ristiques de la client le, les pays et zones g ographiques concern s et les canaux de distribution utilis s.

5 Ce risque inh rent est ensuite combin une appr ciation de l efficacit du dispositif LCB-FT mis en place par les organismes. Il en r sulte, pour les tablissements soumis au contr le permanent de l ACPR, une appr ciation globale correspondant au risque net BC-FT de chaque organisme, autrement dit son profil de risque BC-FT. Cette d marche permet ainsi l ACPR d adapter l intensit du contr le de chaque institution au niveau de risque de cette institution. L ASR a galement pour objectif de permettre aux organismes assujettis de r aliser plus facilement leurs propres valuations des RISQUES de BLANCHIMENT des capitaux et de financement du terrorisme, conform ment l article L. 561-4-1 du code mon taire et financier ( CMF ), qui pr voit que les personnes assujetties aux obligations de LCB-FT doivent tenir compte de l ANR.

6 L ANR pr cise que les personnes assujetties int grent en cons quence l ANR et ses d clinaisons sectorielles labor es par les autorit s comp tentes dans leurs proc dures et dispositifs de contr le interne afin de mieux identifier leurs RISQUES . Cela contribuera d une part contenir les RISQUES de BC et de FT propres leurs secteurs et d autre part, de d finir des vigilances adapt es aux RISQUES lev s, afin de pr venir l adoption de strat gies d vitement, lesquelles peuvent conduire un refoulement des RISQUES dans le secteur informel. N anmoins, l ANR pr cise aussi qu elle constitue un guide, mais ne remplace pas les analyses plus fines que les professionnels assujettis la LCB-FT conduisent. Les appr ciations globales port es sur un secteur entier n emp chent pas la distinction de diff rents niveaux de RISQUES quand les analyses sont conduites un niveau plus d taill (par exemple, au niveau d un op rateur ou d un produit) 1 La premi re ANALYSE supranationale des RISQUES de la Commission europ enne a t publi e le 26 juin 2017, la seconde le 24 juillet 2019.

7 2 Le premier avis conjoint des autorit s europ ennes de supervision sur les RISQUES de BLANCHIMENT de capitaux et de financement du terrorisme a t publi le 20 f vrier 2017, le second avis a t publi le 4 octobre 2019. 3 Article D. 561-51 du CMF. 4 conform ment l approche par les RISQUES . L ANALYSE nationale comme la pr sente ANALYSE SECTORIELLE s efforcent d inclure les facteurs consid rer cette fin. L intention n est donc pas que les organismes adoptent telles quelles les analyses nationales et sectorielles, mais que ces analyses nourrissent leur classification des RISQUES . Il est ainsi possible qu un organisme consid re qu une activit qu il conduit pr sente un niveau de risque inh rent diff rent de celui retenu dans l ANR, en raison par exemple de caract ristiques sp cifiques des produits qu il offre ou de sa client le, conform ment l approche par les RISQUES .

8 En cons quence, l exception des cas o la r glementation impose de reconna tre un niveau lev de risque, un organisme peut, sous r serve de le justifier par sa propre ANALYSE , retenir un niveau de risque plus faible que l ANR ou l ASR. Sym triquement, l ANALYSE des RISQUES propre chaque organisme peut aussi conduire un niveau de risque plus lev que celui retenu dans l ANR ou l ASR. Cette ANALYSE SECTORIELLE pr sente les principales menaces auxquelles est expos le secteur financier assujetti au contr le de l ACPR en mati re de BC-FT (y compris le secteur bancaire, le secteur des assurances et les services d investissement)4 ainsi que les vuln rabilit s qui peuvent l affecter (cf. d finitions infra). Sur cette base, l ANALYSE pr sente les mesures d att nuation mises en place ainsi qu une cotation du risque global de chaque activit.

9 2. M thodologie La pr sente ANALYSE a t labor e selon la m me m thodologie que celle retenue pour l ANR5, dont elle constitue une d clinaison SECTORIELLE . La m thodologie de l ANR labor e de mani re collaborative au sein du COLB suit les principes d finis par le Groupe d action financi re ( GAFI ), en particulier la n cessit de croiser menaces et vuln rabilit s, afin de d finir un niveau de risque global. Selon la terminologie du GAFI : - Une menace est une personne, un groupe de personnes, un objet ou une activit susceptible de porter pr judice au syst me bancaire et financier. De mani re g n rale, cette notion inclut les organisations criminelles, les r seaux d escrocs ou de fraudeurs, les r seaux de corruption, les groupes terroristes et leurs facilitateurs, leurs fonds ainsi que leurs activit s pass es, pr sentes ou futures.

10 - Les vuln rabilit s comprennent les facteurs qui rendent attractives la r alisation d une infraction et l op ration de BLANCHIMENT de capitaux ou de financement du terrorisme qui lui est li e. Elles sont inh rentes aux caract ristiques structurelles d un pays donn et de sa place financi re. Elles sont galement li es aux pratiques et aux caract ristiques des produits utilis s dans un secteur d activit donn . Les menaces et les vuln rabilit s affectant les activit s exerc es par les organismes assujettis au contr le de l ACPR figurant dans la pr sente ANALYSE SECTORIELLE , tiennent galement compte du retour d exp rience de l Autorit en mati re de contr le. Elles tiennent aussi compte de l approche d velopp e par l ACPR en mati re de supervision par les RISQUES .


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