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La prospective stratégique

M. GodetP. duranceM. GodetP. duranceLa prospective strat Giquea ProsPectiva estrat GicaPour les entreprises et les territoiresPara as empresas e os territ riosLa prospective strat giqueA prospectiva estrat gicaMichel GodetPhilippe DuranceMichel GodetPhilippe Durance Michel GodetPhilippe Durance LA prospective STRAT GIQUE POUR LES ENTREPRISESET LES TERRITOIRES Michel G ODET : Titulaire de la chaire de prospective strat gique du Conserva-toire national des Arts & M tiers, fondateur et animateur duCercle des Entrepreneurs du Futur. Philippe D URANCE : Professeur associ au Conservatoire national des Arts & M tiers( cole Management & Soci t ), membre actif du Cercle desEntrepreneurs du Futur. Dunod, Paris, 2011 Cet ouvrage est disponible dans les librairies de l UNESCO Toute repr sentation ou reproduction int grale ou partielle faite sans le consentement de l auteurou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite selon le Code de la propri t intellectuelle(Art L 122-4) et constitue une contrefa on r prim e par le Code p nal.

Michel G ODET: Titulaire de la chaire de prospective stratégique du Conserva-toire national des Arts & Métiers, fondateur et animateur du Cercle des Entrepreneurs du Futur.

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1 M. GodetP. duranceM. GodetP. duranceLa prospective strat Giquea ProsPectiva estrat GicaPour les entreprises et les territoiresPara as empresas e os territ riosLa prospective strat giqueA prospectiva estrat gicaMichel GodetPhilippe DuranceMichel GodetPhilippe Durance Michel GodetPhilippe Durance LA prospective STRAT GIQUE POUR LES ENTREPRISESET LES TERRITOIRES Michel G ODET : Titulaire de la chaire de prospective strat gique du Conserva-toire national des Arts & M tiers, fondateur et animateur duCercle des Entrepreneurs du Futur. Philippe D URANCE : Professeur associ au Conservatoire national des Arts & M tiers( cole Management & Soci t ), membre actif du Cercle desEntrepreneurs du Futur. Dunod, Paris, 2011 Cet ouvrage est disponible dans les librairies de l UNESCO Toute repr sentation ou reproduction int grale ou partielle faite sans le consentement de l auteurou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite selon le Code de la propri t intellectuelle(Art L 122-4) et constitue une contrefa on r prim e par le Code p nal.

2 Seules sont autoris es(Art L 122-5) les copies ou reproductions strictement r serv es l usage priv du copiste etnon destin es une utilisation collective, ainsi que les analyses et courtes citations justifi es par lecaract re critique, p dagogique ou d information de l uvre laquelle elles sont incorpor es,sous r serve, toutefois, du respect des dispositions des articles L 122-10 L 122-12 du m meCode, relative la reproduction par reprographie. Danger, le photocopillage tue le livre ! Nous rappelons que toute reproduction, partielle outotale, de la pr sente publication est interdite sans autorisation du Centre fran ais d exploitationdu droit de copie (CFC, 20 rue des Grands-Augustins, 75006 Paris). La publication de cet ouvrage a t rendue possible gr ce une coop -ration entre la Section prospective du Bureau de la planification strat -gique de l UNESCO et le Cercle des Entrepreneurs du Futur.

3 Le Cercledes Entrepreneurs du Futur est un programme commun du CentreNational de l Entrepreneuriat (CNE-CNAM) et de la Fondation Pros-pective & Innovation. P r face Hans d OrvilleSous-directeur g n ral de l Unescopour la Planification strat gique Savoir c est pr voir et pr voir c est pouvoir . Cette maximed Auguste Comte exprime avec pr cision la vis e et l horizon de laprospective en g n ral et l Unesco en particulier. travers sesactions dans les domaines de l ducation, des sciences, de la cultureet de la communication, l Unesco promeut la cr ation, la diffusion,l usage et la pr servation des savoirs en tant qu instruments d unestrat gie globale visant tablir la paix et une culture de la paix, enfaisant fond sur la force du dialogue et des soci t s du savoir r elle-ment 1945, l Acte constitutif de l Unesco nonce dans sonpr ambule un objectif aussi simple qu ambitieux, inspir parplusieurs traditions politiques et philosophiques, humanistes aupremier chef, qui tient dans une exhortation la coop ration inter-nationale embrassant un principe et une vision essentiels.

4 Lesguerres naissant dans l esprit des hommes, c est dans l esprit deshommes que doivent tre lev es les d fenses de la paix . Telle est lavision, prospective s il en fut, de l Unesco, par laquelle nous sommesrequis de catalyser les efforts de tous les acteurs concern s tatsmembres, soci t civile et, de plus en plus, les entreprises ou les indi-vidus soucieux de responsabilit citoyenne. Fondateur de la prospec-tive, Gaston Berger pousa le premier cette vision, lui qui fut, en1946, membre de la d l gation fran aise de la premi re Conf renceg n rale, aux c t s de L on Blum, Ren Cassin, Fr d ric Joliot-Curie, Lucien Febvre ou encore Fran ois hui, apr s plus de soixante-cinq ans, notre mandat s est tendu par le nombre des domaines qu il couvre et a gagn en ambi-tion, tout en pers v rant dans la promotion des id aux d universalit et de diversit.

5 Aujourd hui, nous avons tous une obligation imp - LA prospective STRAT GIQUE VI rieuse envers le futur le n tre et celui des g n rations ult rieures,qui para t confront une multiplicit de crises. En attestent lesdiff rentes crises globales qui imposent un d fi majeur notre civili-sation, notre prosp rit et notre bien- tre crise climatique et colo-gique, crises financi res, conomiques et sociales, crise de la pauvret end mique, crise agricole, crise nerg tique. Interconnect es, cescrises sont grosses de menaces pour la paix, obligeant un devoir desolidarit et un partage des valeurs thiques entre les individus et de la coop ration multilat rale, l Unesco se doit d tre l coute du pr sent pour y puiser et pour y insuffler aussi les id es,les valeurs et les normes propres faciliter l mergence d unedurable infrastructure morale et intellectuelle de la mondialisation venir.

6 Mais comment passer de la vision l action ?Un pont est n cessaire pour passer de la notion d un futur souhai-table la concr tisation d un futur durable r alisable. l Unesco,c est la prospective strat gique qu il revient d aider traduire lavision directrice, notamment via ses documents de strat gie moyenterme 1 et de Programme et Budget bisannuels, en activit s etprogrammes concrets d cid s par les tats membres pour tre mis en uvre par son Secr tariat en accord avec les cinq fonctions cl s del Unesco remplit en effet divers r les et fonctions : ceux de labora-toire d id es ; ceux d organisme normatif dont les instruments sontsouvent int gr s aux l gislations nationales ; ceux de centred change d information, en r unissant, par exemple, des expertsdans de nouveaux domaines de l thique scientifique, notamment enbio thique.

7 Ceux d organisme de d veloppement des capacit s ausein des tats membres en d veloppant les comp tences et les insti-tutions pertinentes ; ceux, enfin, de catalyseur de la coop rationinternationale, par laquelle l Unesco encourage les tats membres uvrer de concert et favoriser le dialogue entre les mener bien ces missions dans leur complexit et leur multipli-cit , la prospective strat gique est un instrument essentiel en particu-lier pour int grer et exprimer nos attentes et nos ambitions danstoute leur recours des outils, m canismes et m thodologies prospectivesest encore accru dans un contexte o l action de l Unesco s inscrit de 1. Voir La Strat gie Moyen terme 2008-2013 (document 34 C/4). PR FACE VII Dunod - La photocopie non autoris e est un d lit.

8 Plus en plus dans le cadre largi des Nations unies, tant au niveauglobal qu celui des de ces dimensions sont organiquement li es au travail de laprospective strat gique. D une part, la gestion ax e sur les r sultatsnous incite accro tre la coh rence, la pertinence et l impact denotre action. Il s agit d une obligation prospective d anticiper pouratteindre et am liorer les r sultats. D autre part, la gestion du risqueconcentre notre attention sur les menaces et les opportunit s quipeuvent affecter notre environnement interne et externe de mani reinattendue. Il s agit alors d une obligation prospective d appr -hender l incertitude qui est la marque m me de l rer en vue d un meilleur r sultat en sachant quels risques prendreou viter sont donc devenus des principes d organisation en termesde strat gie, de budget ou de personnel.

9 Ces dimensions sont inter-d pendantes et il faut les ma triser si l on veut, plut t que subir lechangement, devenir une force de proposition. Aussi, nous nous f li-citons, avec la publication de ce manuel de prospective strat les entreprises et les territoires , de voir renouer avec un partena-riat fructueux et stimulant qui avait d j donn lieu une tr s richepublication, From Anticipation To Action 1 dans les ann es anticipation et la prospective n ont de sens en effet que si ontravaille en diffuser les concepts et les m thodes car destin es auxorganisations, qu elles soient publiques, priv es ou publication de ce nouveau manuel est donc la bienvenue, dans lamesure o il montre comment une organisation peut, l chellelocale, sur le terrain, laborer et diffuser en son sein une vision.

10 Unlangage et des r f rences communs qui soient adopt s parl ensemble des acteurs concern s direction, personnels, donateurs,actionnaires ou gouvernements nationaux ou locaux. Prospectivistes,nous aurons r ussi si nous parvenions faire progresser une cultured anticipation, de r silience, de curiosit et d inventivit qui contri-buera faire advenir un monde plus durable et 2011 1. Voir Michel Godet, From Anticipation To Action. A Handbook of StrategicProspective , Unesco Publishing, 1994, publi dans la collection Future-orien-ted Studies. S ommaire Pr face V Avant-propos : Pr voir l avenir, ou le construire ? XIII Introduction : Les fondements de la prospective strat gique 1 C hapitre 1 De la rigueur pour une indiscipline intellectuelle I. Planification, prospective et strat gie : quelle diff rence ?


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