Transcription of Rapport - Hydro-Québec
1 Institut de Recherche d Hydro-Qu bec 1800 boul. Lionel-Boulet, Varennes (Qu bec) Canada J3X 1S1 Rapport IREQ-2016-0059 Bilan de l int gration de l olien au syst me lectrique qu b cois la fin 2015 Niveau de confidentialit : Public Mai 2016 Historique des changements Version Date Commentaires 2015-12-04 Chapitre 1 avant commentaires 2016-01-21 Chapitre 2 avant commentaires 2016-03-09 Chapitre 3 avant commentaires 2016-03-18 Chapitre 4 avant commentaires 2016-03-31 Chapitre 5 avant commentaires 2016-04-07 Pour r vision finale 2016-04-13 Int gration finale 2016-05-31 Sommaire de direction Note d dition Quoiqu une consultation au format num rique soit privil gi e, ce document est mis en forme de fa on tre imprim recto-verso, au besoin.
2 [PAGE LAISS E INTENTIONNELLEMENT VIDE FIN DE CONTINUIT DE PAGINATION] Niveau de confidentialit : Public iii Sommaire de direction i. ( Il y a plus de quinze ans, le Qu bec a pris la voie de l int gration d une nouvelle fili re nerg tique renouvelable dans son syst me lectrique alors largement hydro lectrique. Ce virage se terminant, le contexte social, environnemental, conomique, nerg tique et politique ayant volu depuis son initiation, et reconnaissant que les r sultats de l exercice sont maintenant suffisants pour le faire, il est aujourd hui opportun de tirer un bilan objectif de ce choix, du point de vue de l int grateur de l nergie olienne au Qu bec, Hydro-Qu bec. l or e du d p t par le gouvernement qu b cois d une strat gie nerg tique renouvel e, et en parall le de la r daction par Hydro-Qu bec d un nouveau plan strat gique, le pr sent Rapport a pour objectif de faire ce bilan.)
3 Contexte ayant men l essor de la fili re olienne au Qu bec Le programme olien qu b cois se fonde sur plusieurs l ments technologiques, sociaux, conomiques et politiques. Ses premi res racines se retrouvent dans un long historique de d veloppement de la technologie de production lectrique l aide du vent, et en particulier sur l expertise scientifique qu b coise d velopp e au cours des ann es 1975-1995 l Institut de recherche d Hydro-Qu bec (IREQ) et chez ses collaborateurs. Une maturit technologique suffisante pour envisager un large d ploiement en r seaux lectriques tant atteinte au milieu des ann es 90, la table tait donc mise pour un examen de la fili re olienne comme potentielle source de production au Qu bec.
4 D s 1996, la politique nerg tique qu b coise ouvrait la porte celle-ci, et le gouvernement exprimait le souhait qu Hydro-Qu bec pr voit une quote-part d nergie olienne son plan de ressources. Au cours des ann es suivantes, Hydro-Qu bec Production acquerra d ailleurs 212 MW oliens aupr s de producteurs priv s. En parall le, les syst mes lectriques nord-am ricains faisaient face une restructuration majeure avec la d r glementation du commerce lectrique de gros et les principes de s paration fonctionnelle en d coulant afin d assurer l quit et la transparence des nouveaux processus mettre en place pour g rer le march ouvert naissant. la fin 1996, le gouvernement qu b cois mettait ces principes en application sur son territoire, la cr ation d Hydro-Qu bec Trans nergie (HQT ou le Transporteur) d coulant imm diatement de cette d cision.
5 Le gouvernement prenait galement acte du besoin d encadrer et r guler les processus de transport et de distribution d nergie de fa on rigoureuse, stricte, quitable et non discriminatoire pour toutes les parties prenantes et cr ait dans la foul e la R gie de l nergie du Qu bec, lui conf rant les pouvoirs n cessaires pour ce faire. En 2000, l tat qu b cois compl ta la restructuration d Hydro-Qu bec en s parant Hydro-Qu bec Distribution son tour, avec le mandat de servir la client le qu b coise, et en excluant alors les activit s d Hydro-Qu bec Production du processus r glementaire. En contrepartie, le concept d lectricit patrimoniale , pour un volume maximal de 165 TWh livr annuellement (178,9 TWh avec les pertes), tait ench ss dans la loi dans le but de garantir aux Qu b cois un retour sur l investissement national dans l hydro lectricit et une stabilit des co ts d approvisionnement.
6 Partir de la premi re ann e pendant laquelle la consommation qu b coise d passerait 165 TWh, tout volume suppl mentaire d nergie n cessaire sera dit iv Niveau de confidentialit : Public postpatrimonial , et l approvisionnement n cessaire devra faire l objet d une proc dure d appels d offres comp titifs, le gouvernement se gardant cependant la possibilit d imposer par d cret une fili re nerg tique particuli re. Apr s 20 ans d augmentation rapide de la consommation d lectricit au Qu bec, en l an 2000 celle-ci fut de 152,7 TWh et croissait de fa on relativement stable. Son prix de vente tait parmi les plus faibles en Am rique, s tant maintenu en dollars constant autour de 6 /kWh pour le secteur r sidentiel depuis 1980.
7 Il tait alors pr vu que les premiers approvisionnements postpatrimoniaux soient requis vers 2005 et il tait n cessaire de rapidement valuer les besoins pr vus afin de lancer les ventuels appels d offres requis. De plus, le gouvernement devait rapidement orienter ses choix quant la possibilit d imposer une fili re en particulier pour y r pondre, avec en filigrane un contexte socio- conomique difficile pour plusieurs r gions gravement affect es par l effondrement de domaines sur lesquels s assoyaient les conomies locales, particuli rement en Gasp sie Iles-de-la-Madeleine. Dans ce but, d s 1997, la R gie de l nergie du Qu bec avait re u le mandat de donner un avis quant la quote-part r server la fili re olienne dans le plan d approvisionnement d Hydro-Qu bec, et sur les modalit s de sa mise en uvre incluant sa taille et le prix d achat qui seraient socialement et conomiquement acceptables pour le Qu bec.
8 La fin 1998, 18 recommandations furent d pos es, encadrant le d marrage d un programme olien en trois phases de trois ans d marrant en 2002, devant soutenir l conomie locale un prix d achat plafonn , d termin par un processus d appels d offres comp titifs. Le besoin d lectricit augmenta constamment entre 2000 et 2003, avec une pr vision d approvisionnement postpatrimonial requis passant de 0,5 TWh en 2005 10,8 TWh en 2011, avec une pointe atteignant alors pr s de 35 680 MW pendant l hiver. Le Distributeur lan a donc un premier appel d offres postpatrimonial au d but 2002. Le gouvernement qu b cois d marra concr tement le programme olien qu b cois par le d p t, le 5 mars 2003, d un premier d cret portant sur l achat par le Distributeur de 1 000 MW d nergie olienne.
9 Dans la foul e de ce d marrage et de l annonce d un projet, par le Producteur, d une centrale gaz cycle combin , le gouvernement qu b cois demanda en 2004 un avis sur la s curit nerg tique des Qu b cois l gard des approvisionnements lectriques [..] la R gie de l nergie. Tout en privil giant l hydro lectricit , cette derni re recommanda entre autres que soit valu e la contribution attendue de 2 000 3 000 MW de production olienne au-del des 1 000 MW d j engag s, avec un objectif de d veloppement l horizon 2012. Le gouvernement r suma l ensemble de ses pr occupations li es la s curit nerg tique, au d veloppement conomique et r gional et au d veloppement durable dans un document encadrant l laboration de sa nouvelle strat gie nerg tique 2006-2015, qui ench ssera finalement la cible de 4 000 MW oliens en 2015 et le maintien ult rieur d un ratio de 10 % de la production qu b coise d origine olienne.
10 Le programme olien qu b cois Pour atteindre cet objectif, cinq groupes de d crets gouvernementaux se succ d rent de 2003 2013. Ceux-ci fix rent les principes sous-jacents du programme : fournir la demande qu b coise titre d approvisionnement postpatrimonial du Distributeur : (donc) proc der par appels d offres concurrentiels, mais fili re d termin e ; imposer un niveau minimal de contenu r gional et Niveau de confidentialit : Public v qu b cois ; favoriser la participation communautaire ; prendre le co t de l lectricit de source olienne en compte dans l tablissement du co t de service du distributeur d lectricit . En cons quence, le Distributeur lan a quatre appels d offres en 2003 (1 000 MW), 2005 (2 000 MW), 2009 (2 x 250 MW) et 2013 (450 MW).