Transcription of Mars 2016 - Banque de la République d'Haïti
1 2016 Note sur la politique mon taireBanque de la R publique d Ha tiMarsNote sur la Politique Mon taire Deuxi me trimestre 2016 | 1 Avant-propos La Note sur la Politique Mon taire analyse les d veloppements r cents observ s dans l conomie ha tienne en mettant l accent sur l une des principales composantes de la politique conomique : la politique mon taire. Elle pr sente le cadre de la politique mon taire, qui permet de faire le lien entre les diff rents secteurs de l conomie et la sph re mon taire. Son objectif est de renseigner le public sur l orientation de la politique mon taire, de rendre compte des derni res d cisions prises par les autorit s et de d gager les perspectives court terme pour l conomie nationale.
2 Note sur la Politique Mon taire Deuxi me trimestre 2016 | 2 Sommaire I. VUE D ENSEMBLE ..3 II. L ENVIRONNEMENT CONOMIQUE SOUS-JACENT A LA POLITIQUE MON III. LES D CISIONS DE POLITIQUE MON TAIRE AU DEUXIEME TRIMESTRE IV..12 Note sur la Politique Mon taire Deuxi me trimestre 2016 | 3 I. VUE D ENSEMBLE Au cours du deuxi me trimestre 2016 , la Banque de la R publique d'Ha ti (BRH) a gard inchang e l orientation de la politique mon taire dans un contexte marqu par la d pr ciation continue de la gourde par rapport au dollar U et l'accentuation des pressions inflationnistes dans l conomie.
3 Cette d cision a t prise dans un environnement international caract ris par l volution mitig e de l activit conomique mondiale, la progression contenue de l inflation chez nos principaux partenaires commerciaux et la baisse continue des prix des produits de base sur le march international. Sur le plan interne, les estimations des principaux indicateurs de conjoncture pour le trimestre sous tude, ont montr une relative contraction de l activit conomique en particulier dans l industrie et le commerce. Cette volution refl te la r duction de l offre alimentaire, d coulant de la s cheresse qui a affect les principales r gions de production agricole du pays, et la diminution des importations de biens.
4 Les prix ont poursuivi leur tendance la hausse tant en glissement annuel qu en variation mensuelle. La conjoncture sociopolitique a eu des effets importants sur les finances publiques, notamment travers le ralentissement du rythme d ex cution des d penses publiques d des mesures administratives. La croissance mod r e des d penses, jointe l augmentation des recettes, a favoris une am lioration du solde courant et une r duction du financement mon taire. Suite aux pressions sur la demande de devises li es, en partie, aux anticipations n gatives des agents, la d pr ciation de la gourde par rapport au dollar s est poursuivie au cours du trimestre sous revue.
5 Face cette situation, la BRH a proc d des interventions sur le march des changes, lesquelles ont entrain une l g re baisse des r serves nettes de change du 31 d cembre 2015 au 30 mars 2016 . L analyse de la situation mon taire partir des donn es pr liminaires du mois de mars 2016 permet d'observer un repli de la base mon taire au sens du programme (FEC1) et une faible progression de la base au sens large par rapport au trimestre pr c dent. Cette volution contenue de la monnaie centrale est associ e au ralentissement du rythme de progression de la liquidit exc dentaire du syst me bancaire ainsi qu la situation des finances publiques. De m me, en d pit de la conjoncture macro conomique, le syst me financier demeure solide, performant et solvable en consid rant les indicateurs d octobre 2015 janvier 2016 .
6 1 Facilit Elargie de Cr dit Note sur la Politique Mon taire Deuxi me trimestre 2016 | 4 II. L ENVIRONNEMENT CONOMIQUE SOUS-JACENT LA POLITIQUE MON TAIRE L environnement conomique, sous-jacent la mise en uvre de la politique mon taire au cours du deuxi me trimestre 2016 , a t conduite dans un contexte marqu , au niveau international, par un ralentissement de la croissance et l volution contenue de l inflation chez nos principaux partenaires ainsi que le maintien de la tendance la baisse des prix des produits de base sur les deux premiers mois du trimestre sous revue.
7 Au niveau domestique, la contraction de l offre locale et la d pr ciation continue de la gourde ont favoris la poursuite des pressions inflationnistes dans l conomie ha tienne. Apr s une contraction conomique observ e aux tats-Unis (0,7 %) sur la p riode d octobre d cembre 2015, les statistiques r centes font tat d un ralentissement des activit s conomiques pour le deuxi me trimestre 2016 . Pour l industrie et le secteur des services, l'indice PMI composite, calcul par le cabinet Markit, s'est tabli 53,2 en janvier apr s avoir atteint 54,0 en d cembre 20152. Dans un contexte d am lioration de la situation du march du travail (taux de ch mage 5 % en d cembre 2015 contre une moyenne de 4,9 % entre janvier et mars 2016 ) et de faible niveau d inflation (-0,2 % en rythme mensuel et 1,02 % en glissement annuel en f vrier 2016 ), les autorit s mon taires am ricaines ont d cid de maintenir le taux directeur un niveau proche de z ro.
8 Au niveau de la Zone Euro, les projections de l Insee tablent sur une croissance du PIB de 0,4 % au deuxi me trimestre 2016 apr s une croissance de 0,3 % au trimestre pr c dent. Cette croissance devrait tre tir e par la demande int rieure notamment par la consommation des m nages et l volution positive des changes ext rieurs, en raison d une baisse plus importante des importations. Parall lement, le taux d'inflation annuel pour le mois de f vrier s est tabli - 0,2 % contre 0,3 % en janvier 2016 . Le taux de ch mage a atteint 10,3 % en janvier, en baisse de 0,1 point de pourcentage par rapport au mois ant rieur. Ainsi, pour tenter de relancer l'inflation et maintenir sa cr dibilit , la Banque Centrale Europ enne a revu la baisse son taux directeur 0 % contre 0,05 % depuis septembre 2014.
9 Parall lement, la bonne performance de l'activit conomique en R publique Dominicaine enregistr e au premier trimestre 2016 devrait se poursuivre au deuxi me trimestre compte tenu de la solidit des fondamentaux macro conomiques. Selon les autorit s, une augmentation de 12 % du cr dit priv en monnaie locale a t observ e. Le d ficit du compte courant et celui du Tr sor public demeurent faibles, consid rant leur poids en pourcentage du PIB en 2016 , soit 2 % et 2,3 % respectivement. La d c l ration de l inflation mensuelle entam e au d but de l exercice fiscal en cours s est poursuivie en janvier et f vrier 2016 .
10 Tablie 0,09 % en d cembre 2015, l inflation est pass e -0,01 % en janvier et -0,56 % en f vrier 2016 . En glissement annuel, l inflation a atteint 2,53 % et 1,74 % respectivement sur les deux premiers mois du deuxi me trimestre. 2 L'indice PMI (Purchasing Manager's Index) est fond sur une enqu te mensuelle r alis e aupr s des directeurs d'achat de l'industrie am ricaine. Il est compos de cinq grands indicateurs: nouvelles commandes, niveau des stocks, production, livraison des fournisseurs et situation de l'emploi. C'est l'indice le plus suivi pour la pr vision de la croissance du PIB r el court terme des tats-Unis, de la Zone Euro, de la Chine, du Japon, du Royaume-Uni et de l' conomie mondiale.