Transcription of Changement climatique
1 Le premier volume du 6e rapport d valuation du Groupe d experts intergouvernemental sur l volution du climat (GIEC) publi le 9 ao t 2021 porte sur les l ments scientifiques du Changement climatique . L une des principales conclusions : la hausse de la temp rature globale et de la concentration atmosph rique en CO2 s est encore accentu e, un rythme qui fera tr s probablement d passer le seuil de 1,5 C de r chauffement depuis l re pr industrielle au d but des ann es 2030 (meilleure estimation). 6E CYCLE DU GIECCr en 1988, le GIEC organise ses travaux selon des cycles. Ouvert en octobre 2015, le 6e cycle a d j t marqu par la publication de trois rapports sp ciaux et d un guide m thodologique : Rapport sp cial sur le r chauffement global de C en 2018 ; Rapport sp cial sur les terres en 2019 ; Rapport sp cial sur les oc ans et la cryosph re en 2019 ; Guide m thodologique sur la comptabilisation des gaz effet de serre (GES) en 6e cycle se conclura par la publication de son rapport d valuation (AR6) compos de 3 volumes (rapports des trois groupes de travail publi s) et d un rapport de synth se.
2 Il servira de base scientifique pour le premier bilan mondial de l Accord de SUR LE 1ER VOLUMECe rapport pr sente l tat actuel du climat ainsi que des nouvelles projections climatiques mondiales et r gionales. il est issu de la colla-boration de 234 auteurs scientifiques (dont 11 travaillent en france) issus de 65 pays ainsi que d un long processus transparent et inclusif d expertise collective, comprenant plusieurs phases it ratives de pr paration et revue impli-quant de multiples parties de 78 000 commentaires de gouverne-ments et experts ont t examin s par les auteurs.
3 Tous ont re u une r , les connaissances valu es dans ce rapport sont issues de 14 000 articles de la litt -rature scientifique publi s avant le 31 janvier climatique : les l ments scientifiques du GIEC14 000publications scientifiques cit esao t 2021f vrier 2022mars 2022septembre 2022 VOLUME 1 VOLUME 2 VOLUME 3 RAPPORT DE SYNTH SE Calendrier du 6e rapport du GIEC l ments physiques att nuationimpacts, adaptation et vuln rabilit L TAT ACTUEL DU CLIMAT Il est sans quivoque que l influence humaine a r chauff l atmosph re, les oc ans et les terres. Des changements rapides et g n ralis s se sont produits dans l atmosph re, les oc ans, la cryosph re et la biosph re.
4 L ampleur des changements r cents dans l ensemble du syst me climatique et l tat actuel de nombreux aspects de ce syst me sont sans pr c dent depuis plusieurs si cles plusieurs milliers d ann es. Le Changement climatique induit par l Homme affecte d j de nombreux ph nom nes m t orologiques et clima-tiques extr mes dans toutes les r gions du monde. Depuis le rapport d valuation pr c dent, les preuves des changements observ s dans les ph nom nes extr mes tels que les vagues de chaleur, les fortes pr cipitations, les s cheresses et les cyclones tropicaux, et en particulier leur attribution l influence humaine, se sont renforc es.
5 Depuis le rapport d valuation pr c dent (2013-2014) et gr ce l am lioration des connaissances sur les processus clima-tiques, sur les donn es pal oclimatiques et sur la r action d j observ e du syst me clima tique l augmentation du for age radiatif, l estimation de la sensibi-lit climatique l quilibre est meilleure. Cette variable, qui d signe la temp rature globale l quilibre pour un doublement de la concentration atmosph rique en CO2 (environ 540 ppm) est d sormais estim e 3 C avec une plage d incertitude plus troite que celle du rapport pr c de la temp rature annuelle moyenne la surface du globe en r action une varia-tion de la concentration de CO2 dans l atmosph re ou un autre facteur de for age radiatif(GIEC)C est une valeur th orique (d sormais 3 C), car elle correspond au climat global une fois quilibr si le CO2 (+ d autres GES exprim s en CO2eq)
6 Se stabilisait d finiti-vement 540 ppm age radiatifSensibilit climatique quilibre entre le rayonnement solaire entrant et les missions de rayonnements infrarouges sortant de l atmosph re.(GIEC) Changement de la temp rature de la surface globale (moyenne d cennale) telle que reconstitu e (1-2000) et observ e (1850-2020) Changement de la temp rature de la surface mondiale (moyenne annuelle) observ e et simul e en utilisant des facteurs humains et naturels et uniquement naturels (1850 2020) LES CLIMATS FUTURS POSSIBLES L VALUATION DES RISQUES ET L ADAPTATION R GIONALE Les facteurs naturels et la variabilit interne moduleront les changements caus s par l Homme, en particulier l chelle r gionale et court terme, avec peu d effet sur le r chauffement clima-tique de ce si cle.
7 Il est important de tenir compte de ces modulations dans la prise en compte de l ensemble des changements possibles pour la planification. Avec la poursuite du r chauffement climatique , chaque r gion devrait subir de plus en plus de changements simultan s et multiples dans les facteurs climatiques g n rateurs d impacts. Les changements de plusieurs facteurs climatiques g n rateurs d impacts seraient plus r pandus 2 C par rapport 1,5 C de r chauffement global et encore plus r pandus et/ou prononc s pour des niveaux de r chauffement plus lev s. Les ph nom nes forts impacts mais de faible probabilit , tels que l effondrement de la calotte glaciaire, les changements brusques de la circulation oc anique, certains v nements extr mes simultan s ou en cascade et un r chauffement nettement sup rieur la plage d incertitude tr s probable du r chauffement futur, ne peuvent tre exclus et font partie des risques valuer pour la planification.
8 La temp rature la surface du globe conti-nuera d augmenter au moins jusqu au milieu du si cle dans tous les sc narios d missions consid r s. Le r chauffement global de 1,5 C et 2 C sera d pass au cours du 21e si cle, moins qu une r duction importante des missions de CO2 et d autres gaz effet de serre n intervienne dans les prochaines d cennies. De nombreux changements dans le syst me climatique s amplifient en relation directe avec l augmentation du r chauffement global. Il s agit notamment de l augmenta-tion de la fr quence et de l intensit des extr mes de chaleur, des vagues de chaleur marine et des fortes pr cipitations, des s cheresses agricoles et cologiques dans certaines r gions et de la proportion de cyclones tropicaux intenses, ainsi que de la r duction de la glace de mer, de la couver-ture neigeuse et du perg lisol dans l Arctique.
9 La poursuite du r chauffement climatique devrait intensifier encore le cycle mondial de l eau, notamment sa variabilit , les pr cipita-tions de la mousson l chelle globale et la gravit des v nements humides et secs. Dans les sc narios d augmentation des missions de CO2, les puits de carbone oc aniques et terrestres devraient tre moins efficaces pour ralentir l accumulation de CO2 dans l atmosph re. De nombreux changements dus aux missions de gaz effet de serre pass es et futures sont irr versibles pendant des si cles, voire des mill naires, en particulier les changements dans les oc ans, les calottes glaciaires et le niveau global de la entre le r chauffement observ et celui simul par rapport la p riode 1850-1900R partition du Changement de temp rature moyenne annuelle pour diff rents niveaux de r chauffement global21144 DICOM / - Ao t laboration du volume 1 de l AR6 a t coordonn e par la climatologue fran aise Val rie Masson-Delmotte.
10 Copr sidente du groupe de travail 1 du GIEC depuis 2015, avec son homologue chinois Panmao nombreuses quipes de recherche fran aises, impliquant plusieurs centaines de scientifiques, contribuent galement diff -rentes phases d laboration des rapports du GIEC. Plus largement, la France montre un tr s grand int r t pour les travaux du GIEC qui, depuis plus de trente ans, clairent de fa on objective, transparente et rigoureuse la dimension scientifique du d bat soci tal et des n gociations internationales sur le Changement climatique . Sa contribution au budget g n ral du GIEC s l ve 1 million d euros par an et la France a financ la plus grande partie de l quipe technique en soutien Val rie France et le GIEC LIMITER LE Changement climatique FUTUR Du point de vue des sciences physiques, pour limiter le r chauffement climatique d origine humaine un niveau donn , il faut limiter les missions cumul es de CO2 en atteignant au moins le z ro missions nettes de CO2, et r duire fortement les missions d autres gaz effet de serre.