Transcription of LA BRONCHOPNEUMOPATHIE CHRONIQUE OBSTRUCTIVE
1 D partement de m decine communautaire, de Premier recours et des urgences Service de m decine de premier recours LA BRONCHOPNEUM OPATHIE CHRONIQUE OBSTRUCTIVE . Auteur : Dr N. Junod Perron, service de m decine de premier recours, HUG. Expert : Dr F. Lador, service de pneumologie, HUG. Relecteurs : Dr Tran, service de m decine p nitentiaire, HUG. Dr H. Spechbach, service de m decine de premier recours, HUG. Algorit h m e , relect u re : M. Le Braz Mise en page: J. Caliri 2017. LES POINTS RETENIR. La BPCO est sous-diagnostiqu e : y penser en pr sence d'une dyspn e, de toux CHRONIQUE , d'exposition environnementale ou tabagique. La spirom trie est requise pour un diagnostic de BPCO, qui se caract rise par une obstruction persistante apr s administration de bronchodilatateurs.
2 Le degr de s v rit de la maladie est d termin par la valeur du VEMS, la s v rit des sympt mes et la fr quence des exacerbations. Il permet de proposer un traitement m dicamenteux individualis . L'arr t du tabac reste la mesure th rapeutique la plus efficace. La r habilitation pulmonaire am liore les sympt mes et la qualit de vie, augmente l'autonomie des patients, sans toutefois r duire la mortalit . Le traitement m dicamenteux am liore les sympt mes, les fonctions pulmonaires, la qualit de vie et diminue le risque d'hospitalisation et d'exacerbations mais ne permet pas non plus de r duire la mortalit . L'int gration du contexte social et l' ducation th rapeutique du patient font partie de la prise en charge de la BPCO. BPCO Service de m decine de premier recours DMCPRU HUG 2017.
3 1. D partement de m decine communautaire, de Premier recours et des urgences Service de m decine de premier recours ALGORITHME DE PRISE EN CHARGE D'UNE BPCO. Suspicion de BPCO. (dyspn e, toux, expectorations, exposition au tabac ou autres facteurs de risque). SPIROMETRIE. Pr sence d'un syndrome obstructif Absence de syndrome obstructif apr s bronchodilatation apr s bronchodilatation : pas de BPCO. Si autre diagnostic envisag , EVALUATION. ad investigations %VEMS du pr dit Evaluation des sympt mes Nb d'exacerbations/an Stade A Stade B Stade C Stade D. VEMS 50% VEMS 50% VEMS <50% VEMS <50%. mMRC 0-1 mMRC 2 mMRC 0-1 mMRC 2. CAT <10 CAT 10 CAT <10 CAT 10. Exacerbations <2/an Exacerbations <2/an Exacerbations n/an: Exacerbations n/an: <2 2 <2 2.
4 Traitement : 1er choix SABA ou SAMA LABA ou LAMA LAMA LAMA + ICs LAMA LAMA + ICs ou LABA + ICs + LAMA. 2nd choix LABA ou LAMA. ou LAMA + LABA LAMA + LABA LAMA + LABA LAMA + LABA + ICs SABA + SAMA. SABA : B ta-agonistes courte dur e d'action LABA : B ta-agonistes longue dur e d'action ICs : cortico des inhal s SAMA : Anti-cholinergiques courte dur e d'action LAMA : Anti-cholinergiques longue dur e d'action Cat gorie C ou D : patients avec VEMS <50% ou avec VEMS 50% et 2 exacerbations/an Autres mesures : Arr t du tabac Promotion de l'activit physique Vaccination contre le pneumocoque si VEMS <50% ou aggravation et vaccination saisonni re anti-grippale pour tous Programme de r habilitation pour tous les patients symptomatiques Version BPCO Service de m decine de premier recours DMCPRU HUG 2017.
5 2. D partement de m decine communautaire, de Premier recours et des urgences Service de m decine de premier recours ALGORITHME DE PRISE EN CHARGE D'UNE EXACERBATION DE BPCO. Penser aux diagnostics diff rentiels : Aggravation d'une dyspn e, toux Non compliance, pneumonie, embolie +/- expectorations pulmonaire, insuffisance cardiaque, pneumothorax - Anamn se - Examen clinique : signes de d tresse respiratoire - Investigations : oxym trie, Rx thorax, ECG, FSC, ionogramme, fonction r nale +/- culture expectos, gaz du sang, BNP. Drapeaux rouges pour SI : Drapeaux rouges pour hospitalisation : drapeaux rouges : Dyspn e s v re BPCO s v re sous jacente Majoration SABA*. Etat confusionnel Oed mes p riph riques Adjonction SAMA**. Echec prise en charge ambulatoire AB** empirique si expectos Hypoxie Comorbidit s majeures, arythmies connues purulentes Hypercapnie ou acidose ge avanc CS** syst mique si programme de Instabilit h modynamique Isolement social r habilitation Augmentation de la fr quence des exacerbations (>4/an).
6 Soins intensifs (SI) Hospitalisation Si chec Hospitalisation * SABA : B ta-agonistes courte dur e d'action ; ** SAMA : Anti-cholinergiques courte dur e d'action ; ** AB : antibiotiques ;. ** : Cortico-st ro des Version BPCO Service de m decine de premier recours DMCPRU HUG 2017. 3. D partement de m decine communautaire, de Premier recours et des urgences Service de m decine de premier recours BRONCHOPNEUMOPATHIE CHRONIQUE OBSTRUCTIVE . Cette strat gie est largement inspir e des recommandations GOLD. 1. 1. INTRODUCTION. La BRONCHOPNEUMOPATHIE CHRONIQUE OBSTRUCTIVE (BPCO) est une pathologie caract ris e par une atteinte des petites voies a riennes et une destruction du parenchyme pulmonaire (emphys me). C'est une des causes principales de morbidit et mortalit dans le monde et repr sente un poids social et conomique grandissant.
7 La pr valence de la BPCO augmente avec l' ge et le tabagisme et est plus fr quente chez les hommes. En Suisse, 8% des personnes >70 ans ont une obstruction aux fonctions pulmonaires (15% des hommes et 3% des femmes). 2. La BPCO est sous-diagnostiqu e. Sa pr valence, estim e par les m decins de premier recours est de alors qu'elle est de dans les tudes pid miologiques. 3,4 Elle se situe la 6 me place des causes de mortalit et est responsable de 3% des co ts li s aux d penses de la sant . Les manifestations extra-pulmonaires de la BPCO incluent les maladies cardiovasculaires, la sarcop nie, l'ost oporose, le diab te, l'insuffisance cardiaque droite et les troubles anxio-d pressifs. La BPCO est d'origine multifactorielle : g nes, ge, sexe, d veloppement et maturation pulmonaire, exposition aux particules, en particulier au tabac, statut socio conomique, asthme/hyperactivit bronchique, bronchite CHRONIQUE et infections sont autant d' l ments impliqu s dans la survenue de la 2.
8 DEFINITION/CLASSIFICATION. La BPCO se d finit par une obstruction irr versible des voies a riennes, le plus souvent progressive. La BPCO n'est pas synonyme de l'emphys me (entit pathologique ou radiologique d crivant une destruction du parenchyme pulmonaire), ni de la bronchite CHRONIQUE (entit clinique d finie par une anamn se de toux et d'expectorations durant au moins 3 mois et sur 2 ann es cons cutives). Les stades de la BPCO sont d crits sous la rubrique diagnostic . 3. MANIFESTATIONS CLINIQUES. ANAMN SE. Les sympt mes cardinaux de la BPCO sont la dyspn e, la toux CHRONIQUE et les expectorations. Ils sont souvent accompagn s de sympt mes g n raux (asth nie, perte pond rale). Une suspicion de BPCO doit tre voqu e face : Une dyspn e (progressive, persistante, aggrav e l'effort).
9 Une toux CHRONIQUE persistante ou intermittente, productive ou non Des expectorations chroniques de toute nature Une anamn se d'exposition : tabac, pollution atmosph rique, poussi res organiques, professions risque (agriculture, textiles). Une histoire familiale de BPCO. En pr sence de (suspicion de) BPCO, des l ments suppl mentaires sont documenter : La fr quence des exacerbations L'impact sur la vie du patient : l'utilisation des questionnaires standardis s est recommand e Les comorbidit s (en particulier cardio-pulmonaires, m taboliques, n oplasiques, musculo- squelettiques, ost oporotiques et psychiatriques). La perte de poids Le soutien social et familial La possibilit de diminuer les expositions environnementales ou tabagique.
10 EXAMEN CLINIQUE. L'examen clinique apporte peu d' l ments permettant de diagnostiquer une BPCO dans les stades 1 et 2. On peut retrouver une d formation du thorax en tonneau, t moin d'une distension thoracique, ainsi que des signes de tirage associ s une utilisation de la musculature respiratoire accessoire. Une respiration l vres pinc es peut tre pr sente chez les patients pr sentant des pressions thoraciques importantes li es la distension. La percussion peut ventuellement tre plus tympanique alors que l'auscultation peut r v ler des bruits adventices (r les, ronchis, sibiliances) et une diminution du murmure v siculaire. BPCO Service de m decine de premier recours DMCPRU HUG 2017. 4. D partement de m decine communautaire, de Premier recours et des urgences Service de m decine de premier recours 4.