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1 PREVENTION DU RISQUE INFECTIEUX ET MEDIATION/PRESENCE ANIMALE EN ETABLISSEMENTS MEDICO-SOCIAUX ET ETABLISSEMENTS DE SANTE NOVEMBRE 2016 CClin Sud-Est / Novembre 2016 / Pr vention du RISQUE INFECTIEUX et m diation/pr sence animal 1 Sommaire A. OBJECTIF .. 2 B. JUSTIFICATION DE LA MEDIATION ANIMALE .. 2 C. LEGISLATION .. 2 Accueil des animaux en secteur sanitaire .. 2 Accueil des animaux en secteur social et m dico-social .. 3 D. LES STRUCTURES DE SOINS CONCERNEES .. 3 E. BENEFICES ET OBJECTIFS DE LA PRESENCE ANIMALE .. 3 F. RISQUES LIES A LA PRESENCE ANIMALE .. 4 1. Risques li s l tre humain .. 4 2. Risques li s au chien .. 4 3. Risques li s au chat .. 4 4. Risques li s aux chevaux, nes .. 5 5.
2 Risques li s aux lapins, rongeurs .. 5 6. Risques li s aux NAC .. 5 7. Risques li s aux poules et aux oiseaux .. 5 8. Risques li s aux poissons .. 5 G. ELABORATION D UN PROJET DE MEDIATION ANIMALE .. 5 1. Mesures pour l animal .. 6 2. Mesures pour les b n ficiaires de la m diation animale .. 7 3. Mesures pour le personnel et les intervenants en m diation animale .. 7 4. Mesures pour l tablissement .. 7 5. Mesures pour l admission de l animal de compagnie du r sident .. 8 H. REFERENCES .. 9 I. POUR EN SAVOIR PLUS .. 10 CClin Sud-Est / Novembre 2016 / Pr vention du RISQUE INFECTIEUX et m diation/pr sence animal 2 A. OBJECTIF Outil d aide la r daction d un protocole de ma trise du RISQUE INFECTIEUX dans l laboration d un projet de m diation animale. B. JUSTIFICATION DE LA MEDIATION ANIMALE L Organisation Mondiale de la Sant (OMS) a d fini la notion de sant comme un tat complet de bien- tre physique, mental et social [1].
3 L animal a toujours fait partie de l environnement humain, des liens existent entre les animaux et les humains. La France comptait 63 millions d animaux de compagnie en 2012. Ces animaux jouent donc un r le important et contribuent au mieux- tre, l am lioration des conditions de vie [2]. Les enfants et adultes en tablissements m dico-sociaux (EMS) et tablissements de sant (ES) n ont plus acc s ce b n fice. On constate que la pr sence d animaux est de plus en plus souvent sollicit e dans les structures de soins. C. LEGISLATION Accueil des animaux en secteur sanitaire L article 47 du d cret n 74-27 du 14 janvier 1974 [3] relatif aux r gles de fonctionnement des centres hospitaliers interdisait la pr sence des animaux dans l enceinte des structures hospitali res.
4 Cet article a t abrog par le d cret n 2003-462 du 21 mai 2003 [4] relatif aux dispositions r glementaires des parties I, II et III du code de la sant publique. L article R1112-48 dit que les animaux domestiques, l exception des chiens-guides d aveugles, ne peuvent tre introduits dans l enceinte de l h pital . La circulaire n 40 du 16 juillet 1984 [5] dit que les chiens-guides d aveugles ont le droit de p n trer dans les centres hospitaliers (h pitaux, cliniques, maisons de retraites, etc), mais il leur est interdit d entrer dans les chambres des patients ainsi que dans les salles de soins. La loi n 2005-102 du 11 f vrier 2005 [6] concernant la citoyennet des personnes handicap es reconna t la pr sence de l animal duqu aupr s d elles et leur accessibilit dans les lieux publics en compagnie de leur animal d assistance.
5 En l tat actuel de la l gislation, la pr sence animale en tablissements de sant ne pourra tre autoris e qu apr s avis et accord de la direction, du responsable du service, du coordonnateur de la lutte contre les infections associ es aux soins et de l Equipe Op rationnelle d Hygi ne. La visite de l animal domestique du patient hospitalis n est pas autoris e dans l tablissement. CClin Sud-Est / Novembre 2016 / Pr vention du RISQUE INFECTIEUX et m diation/pr sence animal 3 Accueil des animaux en secteur social et m dico-social La circulaire Franceschi du 11 mars 1986 [7] indique que les personnes g es qui ont un animal familier doivent tre autoris es le garder avec elles, dans la mesure o il ne cr era pas une contrainte anormale pour le personnel et o il ne g nera pas la tranquillit des autres r sidents.
6 Une circulaire n a pas force de loi. La loi n 2002-2 du 2 janvier 2002 [8] d veloppe les droits des usagers du secteur social et m dico-social et tend promouvoir la protection des personnes. Article 30 (abrog par Arr t du 8 octobre 2013 [9]) de l Arr t du 29 septembre 1997 [10] fixant les conditions d hygi ne applicables dans les tablissements de restauration collective caract re social les salles de restaurant et locaux similaires .. la pr sence d animaux de compagnie y est interdite, l exception des chiens-guides d aveugles . Accepter les animaux de compagnie dans les EHPAD et autres tablissements m dico-sociaux est donc une d cision du directeur de l tablissement, apr s avis circonstanci (au cas par cas s il s agit de demandes concernant l admission des animaux de compagnie des r sidents) du correspondant pour la lutte contre les infections associ es aux soins et/ou de l Equipe Op rationnelle d Hygi ne.
7 D. LES STRUCTURES DE SOINS CONCERNEES - Les structures de soins concern es par l accueil des animaux dans leurs locaux ou par des activit s/sorties th rapeutiques dans des fermes ou parcs animaliers sont vari es : tablissements accueillant des personnes g es (EHPAD), des personnes pr sentant une maladie d Alzheimer, des tablissements m dico-sociaux accueillant des adultes ou des enfants handicap s, des tablissements psychiatriques ou g riatriques, des centres hospitaliers. - Les personnes g es demandent parfois garder leur animal de compagnie aupr s d elles lors de leur entr e en institution. E. BENEFICES ET OBJECTIFS DE LA PRESENCE ANIMALE Des tudes ont montr le b n fice apport par la pr sence animale aupr s de patients fragilis s : elle aide se lib rer des angoisses, s exprimer, sortir de l isolement, retrouver une motivation pour le suivi des soins, tre acteur, retrouver un r le social.
8 [11,12]. Les animaux de compagnie sont des animaux qui b n ficient de la protection de l Homme. En France, ce sont principalement les chats, et les chiens qui sont domestiqu s. Depuis les ann es 80, on d signe par NAC, nouveaux animaux de compagnie, domestiqu s ou non, des esp ces vari es telles que rongeurs, oiseaux, poissons, insectes, singes, tortues, reptiles .. CClin Sud-Est / Novembre 2016 / Pr vention du RISQUE INFECTIEUX et m diation/pr sence animal 4 F. RISQUES LIES A LA PRESENCE ANIMALE Les maladies infectieuses animales pouvant se transmettre l Homme sont appel es anthropozoonoses, 178 ont t recens es dans le monde. 1. Risques li s l tre humain Alt ration ou fragilit de la barri re cutan e (plaies, ecz ). Pr sence de dispositifs invasifs (perfusion, cath ter, trach otomie, ost osynth se avec fixateurs ).
9 D ficit immunitaire li des traitements ou maladie, au grand ge et aux nouveau-n s. tat respiratoire ; troubles cognitifs (troubles du comportement ventuellement dangereux pour l animal ou pouvant l effrayer) ; allergies ; phobies, refus. 2. Risques li s au chien Infections transmises par contact (pelage, pattes) : teigne (Microsporum canis, Trichophyton) ; gale (Sarcoptes scabiei var canis) ; pulicose (Ctenocephalis canis, puce) ; maladie de Lyme (Borrelia, tique). Infections transmises par les d jections canines : toxocarose (Toxocara canis) ; hydatidose (Echinococcus granulosus) ; cryptosporidose (Cryptococcus) ; fi vre Q (Coxiella burnetii) ; salmonellose (Salmonella enterica) ; campylobact riose (Campylobacter sp). Infections transmises par l chage, griffure ou morsure : pasteurellose (Pasteurella sp.)
10 ; t tanos (Clostridium tetani). Des tudes ont montr la pr sence de bact ries multi-r sistantes aux antibiotiques (BMR) chez des animaux de compagnie ou des chiens de th rapie assist e par l'animal (TAA) [13] telles que Enterococcus faecium/faecalis r sistant aux glycopeptides, ent robact ries (Escherichia coli) productrices de b ta-lactamases spectre tendu [14], Staphylococcus aureus r sistant la m ticilline. On retrouve galement des donn es sur le portage de norovirus ou de Clostridium difficile par des chiens contamin s lors de contacts humains rapproch s [13]. Les animaux b n ficiant davantage de soins en cliniques v t rinaires et d antibioth rapie peuvent repr senter un r servoir de bact ries multi-r sistantes aux antibiotiques (ent rocoques) [15]. 3.