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1 ProgrammeNutrition, Pr vention et Sant des enfants et adolescents en AquitaineRecommandationsconcernant l'offre alimentaire l' cole primaire(hors restauration scolaire) labor es dans le cadre duR alisation : Septembre 2005La collection des guides nutrition du PNNS est disponible sur ou - th me "nutrition" des Recommandations Le Programme National Nutrition Sant (PNNS) Le Programme "Nutrition, Pr vention et Sant des enfants et adolescents en Aquitaine" labor es dans le cadre du Programme "Nutrition, Pr vention et Sant des enfants et adolescents en Aquitaine" Collation en maternelle Historique de la collation du matin l' cole Nature et horaire de la collation Des cons quences n gatives sur l' quilibre alimentaire des enfants Recommandations pour la collation du matin Recommandations pour la collation de l'apr s-midi ou "collation de 15h" Propositions de solutions pour les situations particuli res En-cas dans les cartables Recommandations pour les en-cas dans les cartables En-cas.
2 Collation et go ter de 16H30-17H des enfants restant la garderie du soir ou l' tude En-cas et activit s physiques et sportives Autres situations Anniversaires et v nements festifs Activit s p dagogiques caract re ponctuel Consommation des productions des "ateliers cuisine" Bonbons r compenses Acc s l'eau de boissonAnnexe 1 Le petit d jeuner Recommandations en termes de composition El ments de dialogue avec les enfants et les familles pour encourager le petit-d jeunerAnnexe 2 Le go ter Recommandations en termes de composition Un seul go ter !
3 Nutrition, Pr vention et Sant des enfants et adolescents en AquitaineRecommandations concernant l'offre alimentaire l' cole primaire2 Fondements des Recommandations Le Programme National Nutrition Sant (PNNS)L'enfance et l'adolescence sont des tapes d terminantes pour l'acquisition de comportements alimentaires favorables la sant et au d veloppement de l'activit physique. Ainsi, les habitudes alimentaires acquises dans l'enfance ont une influence majeure sur les comportements ult rieurs. Ces habitudes se construisent au niveau familial, l' cole venant en compl ment. Le PNNS** a t initi le 31 janvier 2001 par le Minist re de la Sant . Ce programme a comme objectif g n ral d'am liorer l' tat de sant de l'ensemble de la population en agissant sur l'un de ses d terminants majeurs qu'est la nutrition.
4 L'un des objectifs du PNNS concerne l'interruption de l'augmentation de la pr valence de l'ob sit de l' enfant . En effet, on observe depuis plusieurs d cennies, que la pr valence de l'ob sit infantile augmente rapidement. Le pourcentage d'enfants pr sentant un exc s pond ral (situ s au dessus du 97 me percentile des courbes de corpulence fran aises) est pass de 3 % en 1965 5 % en 1980, 12 % en 1996 puis 16 % en la consommation de fruits et l gumes, augmenter l'apport en calcium, r duire la consommation des graisses et produits sucr s tout en augmentant la consommation de fibres font galement partie des objectifs prioritaires du le cadre du PNNS, une r flexion a t men e sur le probl me des prises alimentaires hors repas l' cole et en particulier sur la collation matinale. "Les principes r gissant l'organisation g n rale des activit s l' cole primaire font l'objet d'un d veloppement important dans le cadre des programmes d'enseignement de l' cole primaire publi s au BOEN n 1 du 14 f vrier 2002*.
5 Il est notamment rappel que "l'accueil, les r cr ations, les temps de repos et de sieste, de go ter ou de restauration scolaire sont des temps d' ducation. Ils sont organis s et exploit s dans cette perspective par ceux qui en ont la responsabilit ".Les Recommandations d velopp es ci-dessous s'inscrivent dans une approche ducative globale contribuant un enjeu majeur de sant publique. C'est pourquoi, il est important que chacun dispose d'une information scientifiquement valide, compr hensible de tous et ind pendante afin que les l ves puissent b n ficier d'actions concr tes et visibles visant am liorer leur tat nutritionnel et les pr parer une meilleure qualit de vie l' ge adulte."(Extrait de la Note du Ministre de l'Education Nationale sur la collation - mars 2004)**Nutrition, Pr vention et Sant des enfants et adolescents en AquitaineRecommandations concernant l'offre alimentaire l' cole primaire* ** ** th me nutrition puis PNNS3 Nutrition, Pr vention et Sant des enfants et adolescents en AquitaineRecommandations labor es dans le cadre du Programme "Nutrition, Pr vention et Sant des enfants et adolescents en Aquitaine"Collation en maternelle Historique de la collation du matin l' coleLe principe de la collation de 10H avait t instaur l' cole maternelle, au lendemain de la seconde guerre mondiale (en 1954 par Pierre MENDES FRANCE)
6 , avec l'id e de pallier l'absence de petit d jeuner pour certains l ves et d'augmenter la consommation de calcium par la distribution de lait et de certains produits laitiers aux l ves. Ainsi, la circulaire de 2001 (MEN N 2001-118 du 25-6-2001)** relative la composition des repas servis en restauration scolaire et la s curit des aliments pr conisait que lorsque "..des l ves se pr sentent en classe sans avoir pris de petit d jeuner, il soit souhaitable qu'ils aient leur disposition du lait, du pain, des fruits ou des yaourts qui doivent tre propos s au plus tard deux heures avant le d jeuner". La circulaire pr cise que son objectif "..est de pallier des apports insuffisants (absence de petit d jeuner domicile, par exemple) et non pas d'augmenter l'ingestion calorique au-del des apports nutritionnels recommand s".
7 Nature et horaire de la collationEn r alit , on assiste de plus en plus fr quemment une d rive qui fait que les collations propos es aux enfants comportent plus souvent des viennoiseries ou biscuits que des produits laitiers et des fruits. Les collations sont compos es principalement d'aliments riches en sucres et en graisses (biscuits, viennoiseries, chips ou biscuits sal s, boissons sucr ).D'autre part, lorsque ces collations sont prises tardivement, elles p nalisent fortement la consommation, lors du d jeuner, des aliments qu'il est recommand de consommer tels que les l gumes, les f culents, les produits laitiers et les fruits.* document r dig par les membres de la commission d partementale consultative des restaurants scolaires de la Gironde, (01/09/2001) et bulletin d partemental des coles du Lot et Garonne du 01/09/2004** ** Programme "Nutrition, Pr vention et Sant des enfants et adolescents en Aquitaine" Au sein de l'acad mie de Bordeaux, certains d partements ont d j mis en place, sous l'impulsion des Inspections Acad miques et des personnels de sant de la "Mission de Promotion de la Sant en faveur des l ves", des actions visant supprimer ou am nager la collation l' cole*.
8 Cependant, la mise en uvre concr te de ces Recommandations est parfois Programme "Nutrition, pr vention et sant des enfants et adolescents en Aquitaine"** propos dans l'Acad mie de Bordeaux a comme objectif d'am liorer le comportement des enfants en termes d'alimentation et d'activit physique et stabiliser la pr valence de l'ob sit chez l' enfant en se basant sur les objectifs, les axes strat giques et les outils du PNNS. Ce programme comprend un volet sp cifique sur l'offre alimentaire en milieu scolaire et c'est dans ce cadre qu'ont t labor es les Recommandations list es ci-apr concernant l'offre alimentaire l' cole primaire4 Nutrition, Pr vention et Sant des enfants et adolescents en AquitaineRecommandations concernant l'offre alimentaire l' cole primaire Des cons quences n gatives sur l' quilibre alimentaire des enfantsSur un plan nutritionnel, cette collation matinale soul ve un certain nombre de r serves quant ses cons quences sur l' quilibre alimentaire de tous les enfants qui elle est propos e, et plus encore quant aux risques propres qu'elle pourrait comporter pour la population d'enfants pr sentant des probl mes de surpoids ou pr dispos s en avoir.
9 De plus, sur un plan p dagogique, proposer une collation, pour pallier un ventuel petit d jeuner insuffisant, va l'encontre des efforts faits pour inciter une meilleure prise du petit d jeuner et encourage ainsi l'installation de cette habitude de grignotage pour l' l mentaire, le coll ge et le lyc ailleurs, les donn es scientifiques* sur les besoins des enfants montrent que :1) les besoins en calcium sont couverts dans cette tranche d' ge, 2) plus de 90 % des enfants de maternelle prennent un petit d jeuner, 3) l'ob sit de l' enfant est en le cadre du PNNS, le Minist re de la Sant a donc interrog les experts de la nutrition de l' enfant puis l'AFSSA sur ce sujet. Ainsi, les deux comit s d'experts sollicit s (le Comit de Nutrition de la Soci t Fran aise de P diatrie* et l'Agence Fran aise de S curit Sanitaire des Aliments**) consid rent que : "La collation du matin l' cole, de part sa composition, son horaire, son caract re syst matique et indiff renci , n'est pas justifi e et ne constitue pas une r ponse adapt e une absence de petit d jeuner".
10 "Le souci de pallier l'insuffisance des apports matinaux observ s chez une minorit d'enfants aboutit un d s quilibre de l'alimentation et une modification des rythmes alimentaires de la totalit des coliers". "Cette prise alimentaire suppl mentaire, quivalente du grignotage, est l'origine d'un exc s calorique, qui ne peut que favoriser l'augmentation de la pr valence de l'ob sit , d j constat e depuis trente ans chez les enfants d' ge scolaire en France". "La distribution de lait n'est pas justifi e en primaire puisqu'il n'existe pas d'insuffisance d'apports calciques dans cette tranche d' ge et que les collations base de lait (notamment s'il est entier) repr sentent une part trop importante de la ration calorique et lipidique journali re".De la m me mani re, la note du Ministre de l'Education Nationale de mars 2004 sur la collation rejoint en partie ces constats** : "La collation matinale l' cole, telle qu'elle est organis e actuellement, n'est ni syst matique, ni obligatoire".