Transcription of Les résultats économiques des exploitations …
1 1 Les r sultats conomiques des exploitations agricoles en 2016 - Donn es du R seau d'Information Comptable Agricole - Commission des Comptes de l Agriculture de la Nation 14 d cembre 2017 Service de la statistique et de la prospective Minist re de l Agriculture et de l'Alimentation MAA Commission des comptes de l'agriculture de la Nation - Session du 14 d cembre 2017 2 Rapport annuel RICA 2016 - M thodologie Le RICA et le champ couvert Le R seau d'information comptable agricole (RICA) est une op ration communautaire de recueil d'informations technico conomiques. En France m tropolitaine, le RICA couvre le champ des exploitations dont la production brute standard (PBS) est sup rieure 25 000 . Il repr sente ainsi les moyennes et grandes exploitations , soit, en 2010, 97 % de la PBS, 93 % de la surface agricole utile, 87 % du volume de travail agricole et 74 % des exploitations agricoles.
2 Sauf mention contraire, l ensemble des donn es pr sent es dans ce rapport sont sur le champ France m tropolitaine. Donn es 2016 : donn es provisoires Les donn es 2016 pr sent es dans ce rapport ont t tablies partir de l chantillon RICA provisoire, repr sentant 91 % de l chantillon d finitif du RICA 2016 sur la France m tropolitaine qui sera disponible fin janvier 2017. Les donn es sont ainsi tablies pour ce rapport sur un chantillon de 6 652 exploitations repr sentant 297 886 moyennes et grandes exploitations de France m tropolitaine. volutions 2015-2016 Les volutions 2015-2016 sont, sauf mention contraire, calcul es sur chantillon constant, c'est- -dire pour les m mes exploitations pr sentes deux ans de suite, et exprim es en valeurs r elles (ie.)
3 Corrig es de l inflation). Les donn es 2015 ont pour cela t exprim es en 2016 l aide de l indice du prix du Produit Int rieur Brut source INSEE. Les s ries longues pr sentent les valeurs sur l chantillon complet en euros 2016 (valeurs r elles). Pour en savoir plus sur le RICA, voir la rubrique propos du RICA sur fr : Sch ma de construction des indicateurs de r sultats Commission des comptes de l'agriculture de la Nation - Session du 14 d cembre 2017 3 1. Une ann e 2016 difficile pour l ensemble des exploitations agricoles En 2016, toutes orientations productives confondues, le chiffre d'affaires moyen des exploitations agricoles moyennes et grandes baisse de 6,9 % par rapport 2015. Les d penses en consommations interm diaires diminuent dans une moindre mesure (-1,8 % en moyenne), cons quence d'une baisse importante des charges en alimentation animale (-4 %) et des d penses en carburants (-12 %) et d un repli plus mod r du prix des engrais (-2 %) et des semences (-2 %).
4 De ce fait, la valeur ajout e moyenne des exploitations se r duit de 16,3 %. Les subventions d'exploitation, toutes productions confondues, diminuent de pr s de 4 %, tandis que la valeur des fermages baisse de 1,1 %. Seules les charges de personnel voluent l g rement la hausse (+1,1 %). Dans ce contexte, l'exc dent brut d'exploitation (EBE) des exploitations de dimension moyenne et grande s' tablit 60 198 en moyenne en 2016, en baisse de 16 % par rapport 2015 (Tableau 1). L'EBE traduit la capacit de l'entreprise g n rer des ressources du seul fait de son exploitation. Il est utilis pour r mun rer l'exploitant (pr l vements priv s), rembourser les annuit s d'emprunts moyen et long terme et pour constituer une r serve (autofinancement des investissements et marge de s curit ).
5 De variabilit proche de celle du r sultat courant avant imp ts (RCAI), il peut tre utilis comme indicateur de revenu brut . Tableau 1 - Indicateurs de synth se des r sultats 2016 et des volutions 2015-2016 par orientation 2016 Evo. 16/15*2016 Evo. 16/15*2016 Evo. 16/15*2016 Evo. 16/15*(en )(en %)(en )(en %)(en )(en %)(en )(en %)C r ales - ol oprot agineux26 783-51,330 195-4,8-5 298-124,9-4 400-125,2 Autres grandes cultures72 425-30,543 518-0,726 863-52,819 376-53,4 Mara chage86 6822,227 9771,857 3853,239 5730,7 Horticulture61 541-0,818 231-3,441 9692,029 2971,9 Viticulture83 112-6,124 5395,255 727-10,444 736-9,3 Fruits et autres cultures 43112,127 5323,350 89417,633 36710,1 Bovins lait64 182-10,636 797-0,923 671-20,114 515-19,7 Bovins viande50 245-4,523 327-0,324 837-7,419 264-7,3 Bovins mixtes63 740-16,737 5840,622 814-32,913 771-32,4 Ovins et caprins51 9452,521 0922,629 0573,621 7915,2 Porcins133 13555,148 604-1,873 985198,151 896199,1 Volailles74 352-10,737 662-2,330 586-18,022 790-18,6 Polyculture, poly levage53 313-26,037 230-3,412 410-57,78 257-57,5 Ensemble60 198-16,131 635-0,925 569-29,218 293-29.
6 0R sultat courant avant imp ts par unit de travail non salari OrientationExc dent brut d'exploitationDotations aux amortissementsR sultat courant avant imp ts *Evolutions exprim es chantillon d' exploitations 15-16 constant - en valeurs r elles Source : SSP RICA Le r sultat courant avant imp ts (RCAI) se d duit de l'EBE apr s prise en compte de l'amortissement des investissements (-1 % pour cette ann e 2016) et des charges d'int r t. Il constitue une forme de revenu mixte qui r mun re la fois le travail et le capital de l'exploitant non-salari . En 2016, le RCAI des exploitations agricoles de dimension moyenne et grande s l ve 25 600 en moyenne, en baisse de 29 % par rapport 2015 (Tableau 1). Les charges sociales de l exploitant, 9 300 en moyenne, ne sont pas comptabilis es en charges dans le calcul du RCAI.
7 Il en est de m me des plus ou moins-values sur cession d actifs (4 200 en moyenne) et des subventions d investissement affect es aux r sultats (1 300 en moyenne) car elles sont consid r es comme exceptionnelles d un point de vue comptable, m me si elles sont sources de r sultats pouvant tre r guliers . Le r sultat de l exercice, net des charges sociales de l exploitant, permet de tenir compte de ces trois agr gats. Celui-ci s tablit en moyenne 22 100 en 2016 (-26 % par rapport 2015). Commission des comptes de l'agriculture de la Nation - Session du 14 d cembre 2017 4 Les indicateurs de revenu (net ou brut) analys s plus en d tail dans ce rapport sont l'EBE et le RCAI rapport s aux unit s de travail non salari (Utans).
8 Avec un nombre d'Utans par exploitation de 1,43 en moyenne en 2016, l'EBE par Utans s l ve en moyenne 43 100 en 2016 (-16 % par rapport 2015). Il s' tablit un niveau sup rieur 2009, ann e pour laquelle l'EBE par Utans moyen s' tait abaiss 36 600 (Annexe), mais est l g rement inf rieur au niveau moyen observ sur la p riode 1995-2005 (-4 %), p riode ant rieure aux fortes fluctuations observ es entre 2005 et 2013 en lien notamment avec l volution du prix des c r ales. Le RCAI par Utans moyen s' tablit 18 300 (-29 % par rapport 2015). Il reste un niveau sup rieur 2009 o , toutes productions confondues, il s' tait abaiss 15 000 en moyenne (Figure 1) mais est inf rieur de pr s de 32 % la moyenne observ e sur la p riode 1995-2005.
9 Figure 1 - Evolution* du RCAI par Utans par orientation productive, en millier d 2016 -100102030405060708019881990199219941996 1998200020022004200620082010201220142016 (prov)Ensemble C r ales et ol oprot agineuxAutres grandes culturesPolyculture, poly levage -100102030405060708019881990199219941996 1998200020022004200620082010201220142016 (prov)Ma ra chageHorticultureViticultureFruits et a utres cultures perma nentesEnsemble -100102030405060708019881990199219941996 1998200020022004200620082010201220142016 (prov)PorcinsVolaillesEnsemble -100102030405060708019881990199219941996 1998200020022004200620082010201220142016 (prov)Bovins laitBovins viandeOvins et caprinsEnsemble *S ries calcul es sur chantillons complets d' exploitations par ann e - calcul es en valeurs r elles Source : SSP RICA L volution des r sultats moyens des exploitations moyennes et grandes masque toutefois des volutions contrast es selon les orientations productives.
10 Commission des comptes de l'agriculture de la Nation - Session du 14 d cembre 2017 5 Des r sultats historiquement bas pour les exploitations en c r ales et ol oprot agineux En 2016, l'EBE par actif non salari des exploitations sp cialis es en C r ales et ol oprot agineux s' tablit 22 200 en moyenne, en baisse de 51 % par rapport 2015. Cette volution s'inscrit dans un contexte de baisses importantes des rendements des principales cultures c r ali res conjugu es des prix de vente demeurant bas pour la plupart des cultures. En 2016, la succession des accidents climatologiques a p nalis aussi bien les cultures d'hiver et de printemps que les cultures d' t . La s cheresse de juillet - ao t s'est ainsi cumul e aux exc s d'eau et au manque d'ensoleillement de mai et juin.