Transcription of LA CONSTRUCTION D’UN TEXTE ARGUMENTATIF
1 LA CONSTRUCTION D UN TEXTE ARGUMENTATIFTEXTE N O 1 L espoir pour demain ? Le gigantisme des cit s apporte son cort ge de troubles, d'insatisfactions, decontraintes temps perdu d'abord. Dans les files de voitures immobilis es touche - touche,que faire d'int ressant ? C'est un v ritable esclavage, sauf pour les puissants quit l phonent de leur voiture, dictent des lettres, presque comme au monotonie et l'ennui ensuite, dus la r p tition des formes dans la constructiondes immeubles : d'o une banalisation qui est une forme d' des fruits amers du gigantisme, c'est la solitude, le rejet. On est beaucoup plusseul dans une grande cit que dans un de nos villages. On se croise dans les rues,par milliers parfois, sans se rencontrer une seule fois. On peut, si l on vit sansfamille, ce qui est le cas de beaucoup, tre malade, mourir chez soi, sans quepersonne le sache.
2 D'o un terrible anonymat dans la vie, dans la souffrance, dansla connais deux femmes seules, g es, l'une Paris, l'autre en Bourgogne, lacampagne. Cette derni re vit dans sa petite maison. Son mari est d c d . Sesenfants sont loin et ne viennent parfois qu l occasion des vacances. Elle marchetr s difficilement, reste toujours chez elle (elle a heureusement la t l vision).Pourtant, elle ne se plaint pas, ses voisins passent chaque jour sur la route devantsa porte, ils entrent. Cette chaleur amicale la r parisienne, dans son petit " deux pi ces " du quartier des Archives, estd sesp r ment solitaire. Pratiquement pas de visites. Comme elle perd un peu lat te, ses voisins redoutent qu elle n ouvre par m garde le robinet du gaz ou nemette le feu. Ils souhaitent presque sa , on cherche parquer les vieillards. Ils passent entre eux la fin de leurexistence, sans participation l animation quotidienne, tandis qu au village le vieuxreste int gr la ferme.
3 On ne les parquait pas, on tait habitu leur pr gigantisme inhumain rejette les devons tout prix viter ce cloisonnement, cette forme de " s gr gation "indigne des civilis s. D j des groupements se constituent pour la r insertion du3 me et du 4 me ge. Mais la structure de nos grandes villes ne s y pr te gu re. Louis LEPRINCE-RINGUET, L espoir pour demain ?1 Quel est le th me de ce TEXTE ? Quel est la th se ( point de vue) del auteur sur ce th me ?2 Relevez les arguments utilis s par l auteur. 3 Quels exemples illustrent ses arguments ?4 Par quels moyens grammaticaux les id es sont - elles encha n es ?Surlignez ARGUMENTS DANS LE TEXTE ARGUMENTATIFTEXTE N O 2 Jeunes et Jeunes Une habitude perverse s est install e dans le langage parl et imprim ,en France etailleurs, pour relater la violence d une partie de la jeunesse : celle de ne pasqualifier les d linquants et les criminels, et de les d signer par l un des mots les pluscharg s de promesses du vocabulaire, les jeunes.
4 Or ce ne sont pas n importe quels jeunes qui insultent et crachent au visage deschauffeurs de bus, ce sont de jeunes voyous .Ce ne sont pas des jeunes , quiextorquent des blousons et de l argent des lyc ens, ce sont de jeunes voleurs .Cene sont pas n importe quels jeunes qui lancent des pav s dans les vitrines, maisde jeunes casseurs .Ce ne sont pas tous les jeunes qui incendient les voitures, maisde jeunes incendiaires .Enfin, ce n est pas toute la jeunesse qui tue coups decouteau, de massue et de fusil, mais quelques jeunes est donc injuste d amalgamer par le m me vocabulaire une minorit de diversescat gories d asociaux et une majorit de jeunes citoyens normaux et loyaux. C estnon seulement un abus de langage, mais une atteinte la dignit et aux droits desplus nombreux. C est, leur gard, diffamatoire. C est une injustice consistant innocenter de jeunes coupables et culpabiliser dejeunes innocents, impliquer l immense majorit de la population jeune dans unepr somption de culpabilit collective qui les stigmatise.
5 Il y aurait, certes, lieu destigmatiser des voyous , des voleurs, des incendiaires, des assassins, qualificationsqu au fond m me les auteurs de ces d lits et de ces crimes n arboreraient pas tousfi rement. Au lieu de quoi, on l ve ces jeunes d voy s sur le pavois del impunit en bagatellisant leurs m faits ;comme s il tait normal et in luctable decasser , de br ler, de tuer avant de se ranger ..Mais l immense majorit des fran ais ne sont ni des d linquants ni des immense majorit des jeunes non penseraient, que diraient, que feraient d autres cat gories d humains si l onusait leur gard tant de d sinvolture, si l on amalgamait les fran ais d linquants etcriminels avec tous les fran ais, pour stigmatiser les fran ais et engendrer l id ed une quivalence entre Fran ais d linquants et criminalit ?Il ne s agit pas seulement d un emploi impropre de mots. On a boulevers la terreavec les mots , a crit Alfred De Musset, dans A quoi r vent les jeunes filles ?
6 Avecles mots d tourn s de leur sens, on est en train de bouleverser le monde civilis .La v rit ,disait Marguerite Yourcenar, est une exactitude .Il faut dire l exacte v rit :des voyous, des casseurs, des incendiaires, des assassins sont l uvre parmi lajeunesse. Il faut stigmatiser, punir les coupables. Les jeunes sont Giniewski Le Figaro Janvier 19991 Quel est le th me de ce TEXTE ?2 Quelle est la th se ( point de vue) de l auteur ? Formulez la sous la formed une Comment expliquez vous le titre Jeunes et jeunes ?4 Comment la ponctuation appuie t elle son argumentation ?5 Quels arguments avance t il pour d fendre son point de vue ?LES PROCEDES DE L ARGUMENTATIONTEXTE N O 3 L cole doit elle fabriquer des internautes ?Internet a t il des int r ts l cole ? Nul n est capable de r pondre s rieusement cette question, parce qu Internet en milieu scolaire ne rev t aucun Internet tantqu on s en tient fermement la conception r publicaine et humaniste de l cole.
7 Al cole, il vaut mieux tudier Shakespeare et Descartes que d apprendre se servirce dont on aura toujours le temps des outils informatiques, que de s exercer naviguer sur le Web. Pauvret d Internet, lorsqu il est compar la haute culturelivresque : sur le Web, on ne communique pas, on change, essentiellement desinformations et des banalit s, on ne se place pas des carrefours, on circule, on suitdes autoroutes et on emprunte des illusion d Internet : tr s performant dans des domaines professionnelshypersp cialis s, cet outil devient aussi indigent que la t l vision d s que, touchantle grand public, il se transforme en objet de consommation. Si la t l vision est lechewing gum de l il, Internet est celui de l esprit. Tout se passe comme si, l image des supermarch s, des halls d a roport, des fast foods, des voies rapides,rocades et autres p riph riques, Internet tait un de ces endroits de transitmaximum et de lien social l cole, l l ve doit r server son temps ( cole vient de schol qui signifie loisir)pour entrer en contact avec ce monde de l esprit, dont il ne sera plus jamaisquestion dans sa vie d adulte, pas plus au bureau qu l usine, sur le lieu de travailqu autour du stade ou devant l cran de t l vision : la pens e, ma po sie, leth tre, bref la gratuit de l exercice de l l on accorde l enfant et l adolescent le droit d ignorer l usage de ce quiasservira sa vie !
8 Son existence enti re sera envahie par l Internet. Qu on l enpr serve au moins le temps d tudier les humanit s !Par d finition, le temps scolaire s identifie au temps de loisir : il ne convient pas dele saturer avec ce qui accompagnera tout le reste des jours de la personne. Il estpr f rable de l occuper avec ce qui ne sert rien, qui est cependant la nourriture laplus propre fa onner un homme. R Redeker dans Le monde 12 Septembre 19971 Quelle est la th se soutenue par l auteur ? 2 A quoi compare t il l utilisation d Internet ? Pourquoi ?3 Quels sont ses arguments pour appuyer son point de vue ? Relevez Relevez deux formes impersonnelles dans ce TEXTE . Pourquoi l auteurchoisit il d employer ce type de phrase ?5 Etes vous d accord avec sa th se ?COMMENT REDIGER UN TEXTE ARGUMENTATIF ?
9 Introduction :3 l ments :-Une phrase g n rale qui annonce le th me,, le sujet dont on question pos e ; le probl me auquel on doit r pondre-L annonce de son veloppement :Paragraphe 1 Tout d abord,..Un argument + un exempleParagraphe 2 Ensuite,..Un argument + un exempleParagraphe 3 Enfin,..Un argument + un exempleConclusionConclure son devoir en largissant son point de vue ou en le nuan mots de liaisons utiliser :Tout d abord, premi rement, ensuite, d autre part, par ailleurs, enfin, en second lieu,pour finir, pour UN SUJET D ARGUMENTATIONLa publicit est un ph nom ne tr s r pandu. Elle est utilis e sous toutes ses formes ( affiches, spots publicitaires, ) .Que pensez vous de ce ph nom ne ? Ne pr sente t il que des inconv nients ?Vous tenterez de r pondre cette question en utilisant les arguments ci dessous. Vous appliquerez la m thodologie du devoir argument ( introduction / 3 arguments + 3 exemples + conclusion).
10 Vous serez attentifs l orthographe et la constructiondes LE ces arguments en pla ant d un cot les aspects n gatifs et de l autre les aspects posiitifs. lectionner trois arguments ( trois pour ou trois contre) et associez pour chaqueargument un publicit g ne les films et les t l publicit informe le consommateur sur les nouveaux produits et leurs caract publicit est un secteur conomique qui cr e des publicit cr e des besoins publicit gaye les murs trop tristes de nos publicit dupe le consommateur car elle vante de fa on exag r e les qualit s d un publicit d forme le publicit repr sente un moyen d expression part enti publicit fait r publicit contraint le consommateur trop acheter et s positifs + exemplesAspects n gatifs + exemplesGRILLE D ANALYSE D UN SPOT PUBLICITAIRENOM :..CLASSE : ..PUBLICITE :.. est le produit ou le service vant ?