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1 Baccalaur at 2021 rapport remis par Pierre MathiotProfesseur des universit sMercredi 24 janvier 2018 1 UN NOUVEAU BACCALAUR AT pour CONSTRUIRE LE LYC E DES POSSIBLES UN ENJEU MAJEUR pour NOTRE JEUNESSE UN D FI ESSENTIEL pour PR PARER LA SOCI T DE DEMAIN rapport remis Jean-Michel BLANQUER, Ministre de l' ducation nationale Mission anim e par Pierre mathiot , professeur des universit s 24 janvier 2018 2 Composition : Pierre mathiot , responsable de la mission, professeur des universit s Avec le soutien de.
2 Sou d Ayada, IGEN, pr sidente du Conseil sup rieur des programmes St phane Kesler, IGAENR Christine Szymankiewicz, IGAENR Johan Yebbou, IGEN et de la direction g n rale de l enseignement scolaire 3 Sommaire INTRODUCTION M THODE Un baccalaur at transform pour mieux pr parer l'orientation dans l'enseignement sup rieur De quelques principes g n raux d'organisation pour le nouveau baccalaur at Les preuves terminales et anticip es du baccalaur at La prise en compte de r sultats obtenus durant le cycle terminal l ments pour clairer la d cision prendre Un nouveau baccalaur at pour construire le lyc e des possibles Architecture g n rale et organisation L'organisation du nouveau lyc e.
3 Cadre g n ral La place particuli re de la classe de seconde : accueillir et stimuler L'organisation du cycle terminal - L'Unit G n rale ou Unit 1 - L'Unit 2 d'Approfondissement et de Compl ment - L'Unit 3 d'Accompagnement (orientation, projets, m thodes) De quelques recommandations compl mentaires et n anmoins essentielles CONCLUSION Annexes Annexe 1 : Lettre de mission Annexe 2 : Organisation de la mission Annexe 3 : Quelques l ments chiffr s sur le baccalaur at Annexe 4 : La part de contr le continu dans l acquisition du certificat d tudes secondaires, l ments de comparaison internationale 4 INTRODUCTION Il convient, en tout premier lieu, de pr ciser les contours de la mission qui nous a t confi e.
4 Le pr sent rapport trouve son origine dans les engagements du pr sident de la R publique pris durant la campagne pr sidentielle et rappel s par le Premier ministre dans sa d claration de politique g n rale du 4 juillet 2017. Ainsi que le souligne la lettre de mission du ministre de l' ducation nationale : le pr sident de la R publique a indiqu sa volont de r former et de revaloriser le baccalaur at. L ambition est la fois de simplifier son organisation, d affirmer sa fonction d acc s l enseignement sup rieur en lien avec la question essentielle de l'orientation et de restaurer sa cr dibilit en en faisant une tape d terminante de la r ussite future de nos l ves.
5 Dans ce cadre, nous avons t invit s r fl chir : sur l avenir du baccalaur at, en articulation avec la mise en uvre du Plan tudiants et avec la concertation men e sur l apprentissage et la formation professionnelle . Il nous tait notamment demand de garantir la coh rence des parcours propos s aux lyc ens, de bien pr parer la r ussite dans l enseignement sup rieur et de favoriser, le cas ch ant, les passerelles entre les diff rentes voies de formation, notamment entre les voies g n rale, technologique et professionnelle , ce dans la perspective d'un baccalaur at profond ment renouvel dont la premi re dition aura lieu l horizon 2021.
6 Le point d'entr e de notre travail concerne donc la r forme du baccalaur at g n ral et du baccalaur at technologique. Ils sont aujourd'hui pass s par environ 380 000 candidats pour la voie g n rale et 140 000 pour la voie technologique et r ussis par environ 91 % d'entre eux. Plus de 90 % des laur ats poursuivent leurs tudes dans l'enseignement sup rieur. La question de la voie professionnelle fait l'objet d'une autre mission avec laquelle nous avons partag nos constats et id es. Nous proposerons quelques l ments concernant les liens entre les voies g n rale et technologique et la voie professionnelle.
7 En partant de l'objectif central qui tait fix dans notre lettre de mission de repenser le baccalaur at et la mani re dont il est organis , nous avons t conduits nous poser la question de l'organisation du lyc e tant il est acquis, en France, que le lyc e proc de largement de son moment terminal qu'est le baccalaur at. En effet, s'il est un constat g n ralement partag c'est que c'est autour du baccalaur at, du fait de s'y pr parer, de le passer que s'organisent largement les trois ann es du lyc e.
8 5 Et c'est largement partir du type d'exercices auxquels il convient de pr parer les candidats afin qu'ils r ussissent le baccalaur at que se structure le travail des enseignants. Il est patent que les mani res d' valuer, le rythme de l' valuation, le poids respectif des formes diverses d' valuation concourent tr s directement organiser les mani res d'enseigner, de transmettre des connaissances et des comp tences, de s'assurer qu'elles sont acquises et dans quelles conditions. L'administration des tablissements, des rectorats, l'administration centrale sont galement tr s fortement concern es par le baccalaur at, son organisation, sa pr paration et sa gestion.
9 Ses fragilit s actuelles Le baccalaur at est devenu au fur et mesure des ann es un ensemble complexe, lourd, peu lisible, fragilis par des d faillances ponctuelles, sans parler de ses co ts divers et des effets de focalisation qu'il produit sur l'ensemble des acteurs (professeurs, encadrement, l ves, parents). L'empilement de changements divers, par exemple dans l'attribution de coefficients et/ou de points au-dessus de 10/20, a eu pour cons quence un accroissement rapide du nombre des mentions obtenues (pr s de 50 % dans les s ries g n rales) et l'apparition de laur ats obtenant une moyenne g n rale sup rieure 20/20 au risque d'interrogations nombreuses et l gitimes sur sa valeur certificative et donc, d'une perte de sens.
10 Enfin, s'il fallait retenir un l ment d cisif pour justifier la n cessit d'une r forme, on ne peut que constater que le baccalaur at, dans les enseignements qui y m nent et dans ses r sultats, n'entre pas suffisamment en ligne de compte pour ce qui concerne la pr paration et l'orientation pour l'enseignement sup rieur. Cela doit d'autant plus tre soulign que le bac g n ral et le bac technologique sont de facto des bacs de la poursuite d' tudes. Or, il va de soi que la transformation du baccalaur at renvoie la question de la r ussite des l ves dans l'enseignement sup rieur.